Adieu Hind Rostom, la Marilyne Monroe de l’orient

15-12-2011 09:07 AM


Lèvres charnues et regard de feu, Hind Rostom, une des plus grandes stars de l’âge d’or du cinéma égyptien, souvent comparée à Marilyn Monroe, vient de nous quitter.

La célèbre actrice Hind Rostom est décédée, lundi dernier  au Caire, à l’âge de 82 ans des suites d’une crise cardiaque. Née en novembre 1933 à Alexandrie, c’est par pur hasard que Hind Rostom entre dans le monde du cinéma. Accompagnant son amie à un casting, le réalisateur trouve en Hind sa muse. Sans plus tarder, elle tourne, à l’âge de 16 ans, dans ”Azhaar Wa Ashwak” (Fleurs Et Epines) en 1947. Hind Rostom a paru dans pas moins de 134 films.
En 1955, le succès était au rendez-vous pour elle. Le très célèbre Hassan Al Imam, réalisateur, lui offre un rôle dans son film “Banat Layl” (Filles de Joie). Parmi ses films figurent égalent “Ibn Hamidou” (1957) (Le fils de Hamidou), “Bab El Hadid”(La Portière en Fer) de Youssef Chahine (1958), “La Anam”(Insomnie) avec Faten Hamama, Omar Sharif et Rochdy Abada (1958), “Siraâ fi al-Nil”(Lutte sur le Nil) (1959) et “Chafika el Keptiya” (Chafika la Copte) (1963).

Passionnée par le cinéma
Intéressée par le monde du cinéma et des projecteurs depuis sa tendre enfance, elle a saisi alors toutes les occasions pour rencontrer des gens du métier qui pourront l’introduire dans le milieu du cinéma.
Elle avait participé en tant que doublure en 1946 avec Chadia et Ismail Yassine dans le film “Les femmes ne savent pas mentir”. Elle va par la suite enchaîner des toutes petites apparitions dans certains films, ou seulement en tant que doublure pendant au  moins 8 ans, jusqu’à sa rencontre avec le réalisateur Hassan Réda. Avec lui elle aura davantage de rôles plus consistants. Mais son ascension au rang de première de l’affiche ne se fera qu’avec sa collaboration avec le grand réalisateur Hassan El Imam.
Actrice exceptionnelle

Hind Rostom était une actrice comme on n’en fait plus. Avec sa beauté naturelle, son regard envoûtant, ses formes et ses rondeurs séductrices, son sourire glamour, sa démarche lovelace et son talent incontestable, elle fut nommée la reine de la séduction. Cependant si tout le monde s’accordait à lui attribuer charme, talent et beauté, elle était avant tout une femme de caractère, et cette force d’âme transparaîtra même dans ses multiples personnages qu’elle a interprétés. De la pin-up, à l’amante, à la mère en passant même par une religieuse, Hind Rostom a joué plusieurs rôles et vécu plusieurs vies, avec tout le style et la grâce qui lui étaient propres, ajoutant à chaque personnage un brin de sensualité. Elle refusait d’être rapprochée de l’icône américaine Marilyn Monroe expliquant que cette dernière a toujours incarné des rôles de séductrices, alors qu’elle a joué presque tous les rôles possibles.
Vie personnelle
Après un bref mariage avec Hassan Rida, un jeune réalisateur, avec qui elle aura une fille, elle s’unira au célèbre obstétricien Mohamed Fayyad. Elle vivra quarante ans de vie commune avec Dr Fayyad, couronnée par l’amour et la stabilité. En 1979, elle décide de mettre un terme à sa carrière d’actrice, afin de se consacrer à son rôle de mère et d’épouse, indiquant vouloir garder un souvenir d’elle dans toute sa gloire et sa beauté. Elle refusera toute proposition de tourner un film ou une série sur son parcours, indiquant que sa vie personnelle n’est pas un produit à vendre. Le décès de son mari en 2009 la noie dans un océan de chagrin, et elle s’éteint le 8 août 2011 au Caire, des suites d’une crise cardiaque. Son image de femme fatale et de grande séductrice de l’âge d’or du cinéma arabe en général et égyptien en particulier restera perpétuellement gravée dans l’histoire du septième art.                                M.V
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