Nouvelles pages dans le grand livre des relations égypto-africaines

17-08-2017 09:44 AM


Nouvelles pages dans le grand livre des relations égypto-africaines

Le président Abdel Fattah Al Sissi a entrepris de lundi à jeudi derniers une tournée africaine de quatre jours comprenant la Tanzanie, le Rwanda, le Gabon et le Tchad.
Dans ce contexte, le président égyptien s’est entretenu avec ses homologues tanzanien John Magufuli, rwandais Paul Kagamé, gabonais Ali Bongo Ondimba, et tchadien Idris Deby Itno.
La tournée s’inscrivait dans le cadre des visites du président al-Sissi pour développer, renforcer et soutenir les relations égypto-africaines, clarifier la situation de l’Égypte sur les questions en suspens, consolider les relations politiques et économiques, discuter de questions communes et examiner la vision de l’Egypte sur l’avenir du Continent et les moyens de gérer les crises et les défis auxquels l’Afrique est confrontée, en particulier les problèmes de lutte contre le terrorisme.
Ce déplacement présidentiel visait à renforcer les relations avec le continent africain et à bénéficier des opportunités d’investissement prometteuses. A noter que les entreprises et les experts égyptiens sont très bien accueillis dans les pays africains.
Le président Abdel Fattah al-Sissi a fait de l’Afrique l’une de ses priorités. Dans ce contexte, le raïs cherchait à accroître la coopération économique avec les pays qu’il visitait par le biais d’investisseurs égypto-arabes et de l’Agence égyptienne d’aide au développement. Dans ce cadre, l’Egypte est notamment intéressée par la Tanzanie et le Rwanda qui se trouvent aux sources du Nil Blanc. Des projets pour augmenter le débit de cette branche nilotique vers l’Egypte sont à l’étude.
En ce qui concerne le Tchad, c’est surtout la lutte antiterroriste qui dominait. Le Caire espère renforcer la capacité de Ndjamena à combattre la contrebande d’armes vers la Libye puis l’Egypte.
C’est une relation très spécifique qui relie l’Egypte au continent africain. L’Egypte est mère des civilisations et berceau de l’histoire et de l’Afrique et passé du monde et son avenir évident. Ce lien de l’Egypte était et continuera toujours à être étroit, émanant des liens profonds culturels, géographiques et historiques, alors que ces liens sont tissés avec un mélange homogène de la volonté commune, l’unification de la détermination, et un accord sur les objectifs généraux et fatidiques de tous les peuples africains. Ces objectifs sont constamment à la recherche d’assurer la sécurité, la paix, le progrès et la prospérité des pays africains.
L’Etat égyptien, avec toutes ses institutions, sous la direction du président Abdel Fattah al-Sissi, a réalisé que nul ne peut négliger l’identité égyptienne africaine. L’Egypte est un pays arabe, musulman, chrétien, africain, moyen-oriental, et elle devrait retrouver son rôle et son influence dans toutes ces instances, d’où la nouvelle donne de la forme et du contenu au cœur des relations égypto-africaines, marquées d’une nouvelle compréhension et une perspective fondée sur un motif solide, construisant des relations égypto-africaines sur des bases historiques, géographiques et démographiques réalistes en calculant l’ampleur et les possibilités de coopération possibles, ainsi que les aspirations des peuples africains, y compris le peuple égyptien.
L’Egypte est au nord du continent géographiquement, est son cœur impulsant et elle est au centre des mouvements du continent politiquement et économiquement, et l’amont du plus grand fleuve du continent. L’Etat égyptien a établi dans le nouveau texte de la Constitution en 2014 après les révolutions du 25 Janvier 2011 et du 30 Juin, 2013, l’identité africaine de l’Egypte, et son lien fort avec le continent africain.
Rappelons la participation du président Abdel Fattah al-Sissi depuis qu’il a pris ses fonctions en Juin 2014, aux sommets de l’Union africaine en Guinée équatoriale et à Addis-Abeba, et au sommet des pays du Bassin du Nil précédé par le sommet germano-africain cette année.
Outre la participation à des réunions au niveau ministériel de la CEN-SAD et la participation de l’Egypte activement à de nombreuses réunions ultérieures de l’Afrique et l’Union européenne à Bruxelles en Avril 2014, et le sommet de l’Afrique et des États-Unis à Washington en Août 2014, en plus de la participation constructive aux réunions des trois blocs: COMESA – SADC- rassemblement des pays d’Afrique de l’Est au Burundi en Octobre 2014, et enfin en accueillant le sommet de Charm el-Cheikh des trois blocs en Juin 2015.
A noter aussi que l’Union africaine avait reconsidéré en Juin 2014 sa position antagoniste à l’Egypte en gelant son statut de membre dans les activités de l’Union qui a été prise après le 30/6 et reconnaît que ce qui est arrivé en Juin 2013 fut une révolution populaire.
En outre, l’Egypte travaille en parallèle à l’appui des Nations unies et des organisations régionales dans les efforts pour assurer la réalisation de la paix dans un certain nombre des zones étendues de conflit sur le continent de l’Afrique, où l’Egypte est l’un des plus grands pays qui fournissent des contingents aux missions de maintien de la paix des Nations unies, contribuant actuellement avec environ 2585 personnes dans les missions des Nations unies.
Maintenant l’Etat égyptien est déterminé à aller de l’avant dans les dossiers de la coopération constructive et fructueuse pour une nouvelle Afrique, dont l’Egypte est sa lumière brillante, son cœur impulsant et son esprit clairvoyant.

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