Condamnation de l’esprit irresponsable du Qatar

08-07-2017 01:18 PM


Les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Bahreïn ont publié des déclarations suite à une réunion au Caire mercredi, après l’ultimatum pour le Qatar ayant expiré mardi soir.
Les quatre nations arabes, impliquées dans une crise diplomatique avec le Qatar, ont rejeté la réponse de Doha à leurs demandes comme non sérieuses et se sont engagées à continuer de maintenir l’État du Golfe sous des sanctions politiques et économiques jusqu’à ce qu’il modifie ses politiques. Ils ont également exprimé leur regret en ce qui concerne la réponse négative du Qatar, qui a montré le non-sérieux pour traiter la racine du problème et reconsidérer ses politiques et pratiques.
Parlant aux journalistes, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a déclaré que la réponse du Qatar à la liste des revendications des quatre États arabes, qui a été transmise par l’intermédiaire du Koweït lundi, était généralement négative et n’a pas jeté les bases du renversement des politiques du Qatar.
Il a ajouté que la réponse du Qatar manquait de contenu et qu’il n’était plus possible de tolérer ses actes. Choukri a également accusé le Qatar de ne pas comprendre la gravité de la situation.
Il a en outre indiqué que les ministres des Affaires étrangères d’Égypte, du Royaume d’Arabie Saoudite, des Émirats arabes unis et du Royaume de Bahreïn se sont réunis au Caire le mercredi 5 juillet 2017 pour se consulter sur les efforts en cours pour stopper le soutien de l’État de Qatar à l’extrémisme et au terrorisme, son ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes et les menaces contre la sécurité nationale arabe et la paix et la sécurité internationales en raison de ses politiques.
Il a été souligné que la position des quatre pays se base sur l’importance du respect des conventions internationales, des chartes et des résolutions ainsi que des principes énoncés dans les chartes des Nations unies, de la Ligue arabe et de l’Organisation de coopération islamique en plus des conventions sur la lutte contre le terrorisme international mettant l’accent sur les principes suivants:
Engagement à combattre l’extrémisme et le terrorisme sous toutes ses formes et à prévenir leur financement ou la fourniture de refuge.
Interdire tous les actes d’incitation et toutes les formes d’expression qui propagent, incitent, favorisent ou justifient la haine et la violence.
Engagement total pour l’accord de Riyad 2013 et l’accord complémentaire et son mécanisme exécutif pour 2014 dans le cadre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) pour les États arabes.
Engagement envers tous les résultats du sommet arabe-islamique-américain tenu à Riyad en mai 2017.
S’abstenir de s’ingérer dans les affaires intérieures des États et de soutenir les entités illégales.
La responsabilité de tous les États de la communauté internationale de faire face à toutes les formes d’extrémisme et de terrorisme comme une menace pour la paix et la sécurité internationales.
Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel ben Ahmed Al Jobeir, a affirmé que l’alliance va considérer plus de mesures contre le Qatar et se réserve le droit d’en prendre le cas échéant. Il a également précisé que ce n’est pas une réponse à la lettre du Koweït, il est possible que quelque chose de plus formel soit suivi car des consultations sont en cours. Il a également déclaré que le boycott continuera jusqu’à ce que le Qatar change de politique, ajoutant qu’il n’était pas surprenant que l’Iran tente de se rapprocher du Qatar, tout en exprimant l’espoir que la Turquie restera neutre.
Les 4 membres de l’alliance se reverront à Manama, Bahreïn pour discuter des prochaines étapes.
L’Egypte et ses alliés avaient engagé le 5 juin un bras de fer avec ce petit émirat riche en gaz qu’ils accusent de soutenir “le terrorisme” et d’entretenir des relations trop étroites avec l’Iran.
Outre la rupture des relations diplomatiques, ils ont imposé à Doha des sanctions économiques, lui interdisant leur espace aérien.
Pour mettre fin aux sanctions, l’Egypte et ses alliés avaient adressé à Doha une liste de demandes, lui intimant de s’y plier d’ici le 2 juillet puis étendant de deux jours cet ultimatum.
Ils réclamaient entre autres la fermeture d’une base militaire turque et de la télévision Al Jazeera, jugée trop subversive par Le Caire et ses alliés, ainsi que la réduction des relations de Doha avec l’Iran.
Le Qatar a répondu à ces exigences lundi dans un message au Koweït qui jouait le rôle de médiateur pour tenter de mettre fin à la crise.
“La liste est irréaliste et irrecevable”, avait déclaré le chef de la diplomatie à Doha lors d’une conférence de presse avec son homologue allemand Sigmar Gabriel. Mardi, l’émir du Koweït a transmis un message au Qatar.
“Nous sommes devant un tournant historique qui n’a rien à voir avec la question de souveraineté”, a rétorqué mardi le ministre d’Etat émirati, Anwar Gargash, sur Twitter. “Le Qatar doit choisir entre préserver ses liens avec ses voisins ou divorcer”, a-t-il lancé.
Le président américain Donald Trump, qui s’en est pris par le passé au Qatar, a répété l’importance de stopper le financement du terrorisme, un objectif qu’il juge primordial, et de discréditer l’idéologie extrémiste.
Les Etats-Unis comme d’autres pays occidentaux et le Conseil de sécurité de l’ONU ont toutefois appelé les rivaux du Golfe au dialogue pour résoudre cette crise dans un Moyen-Orient déjà agité par de nombreux conflits.
Dans le même contexte, lors d’une conférence de presse au Caire, le porte-parole de l’armée libyenne, Ahmed al-Mesmari, avait mardi accusé le Qatar, le Soudan et la Turquie de soutenir le terrorisme dans le pays arabe déchiré par le conflit.
Le porte-parole libyen a affirmé qu’il avait des documents attestant l’implication des trois pays et qu’il présentera ces documents à la communauté internationale.

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