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Les reliques de Saint Charbel et Sainte Rafqa en visite en Egypte

14 Mai 2015 2:24 pm

 
Les reliques de Saint Charbel moine maronite libanais, et Sainte Rafqa sont en une visite spéciale en Egypte, où elles ont été accueillies à la  cathédrale maronite Saint Joseph à Daher et ces reliques seront transférées demain lundi et mardi pour être accueillies par l’église Saint Maron des maronites à Héliopolis, et le jeudi 21 mai au couvent des Sœurs de la Mère de Dieu à Garden City, d’être sur de sorte que le samedi 23 mai ait lieu la célébration de la fin de la visite des reliques à la  cathédrale maronite Saint Joseph. Les reliques avaient été transférées la semaine dernière du diocèse de Minya des coptes catholiques, du diocèse de Guizeh des coptes catholiques, et de l’église maronite sainte Thérèse à Alexandrie avec l’afflux de milliers de fidèles pour obtenir leur bénédiction et que par l’intercession des saints Rafqa et Charbel le Seigneur garde et donne paix, gloire et prospérité à l’Egypte.  Ci-dessous un aperçu historique de la vie des deux saints:
 
Saint Charbel Makhlouf naquit au Liban, le 8 mai 1828, dans le village maronite de Bika’Kafra. Sa mère le nomma Youssef.
Berger à l’âge de sept ans, il se réfugiait dans une grotte afin de prier à l’heure du midi loin des regards indiscrets, tandis que son troupeau se reposait. Youssef suivit aussi les leçons du maître d’école qui se résumaient alors à lire, à écrire, à prier et à servir la messe.
Charbel reçoit une éducation très pieuse, qui lui donne un goût prononcé pour la prière. À la suite de ses deux oncles ermites il entre au monastère de Saint Antoine Kozhaya où sa vie se tourne de plus en plus vers l’érémitisme.
En 1851, Youssef ayant atteint sa vingt-troisième année, il résolut de quitter son village familial et se rend au monastère de Notre-Dame de Maïfouk, de l’Ordre libanais maronite. Huit jours après son entrée, il prend l’habit et choisit le nom de Charbel, illustre martyr de l’Église d’Antioche, en l’an 107, sous Trajan. Dès le début de sa vie religieuse, sa générosité dépasse toute obligation. Il se signale surtout par la simplicité et la sincérité de sa piété. Le 1er novembre 1853, saint Charbel prononce vœux au Monastère de Saint Maron à Annaya. Il complète ses études théologiques au monastère de Saint Kobrianous et Justine à Kfifan, Batroun.
Il est ordonné prêtre à Bkerké, au patriarcat maronite, le 23 juillet 1859. Il vit pendant 16 ans au monastère de Saint Maron à Annaya. Le 15 février 1875, il rejoint l’ermitage de St Paul et Pierre qui fait partie du monastère. Il était un ermite typique, consacrant son temps à la prière et l’adoration, quittant rarement son ermitage et évitant les contacts avec le monde extérieur. Il vécut ainsi durant 23 ans. Un jour, Le 16 décembre 1898, Charbel est atteint de paralysie alors qu’il célèbre la messe. avant la consécration du Saint Sacrifice de la messe, comme un froid intense sévissait, un frisson le prit subitement. Son compagnon s’aperçut de sa faiblesse et l’amena se reposer un instant. Après un second essai pour terminer sa messe, saint Charbel fut soudainement atteint de paralysie et dut s’aliter pour la première fois de sa vie.
Son agonie dura huit jours ; agonie de paix, agonie de saint. « O Père de vérité, voici Votre Fils, victime pour Vous plaire… » Ses lèvres répétèrent continuellement ces paroles de la messe jusqu’au moment où il rendit sa grande âme à Dieu dans la nuit du 24 décembre 1898, vigile de la fête de Noël. Le plus grand prodige après celui de la vie de saint Charbel Makhlouf consiste dans l’état de conservation miraculeuse de son corps. Les foules se sont empressées d’accourir pour contempler ce prodige inouï qui s’est perpétué longtemps après sa mort. . Considéré comme thaumaturge son tombeau attire de nombreux pèlerins. Il est le saint patron du Liban. Il fut canonisé en 1977 par Paul VI.
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Sainte Rafqa naquit en 1832 à Himlaya, village situé au centre du Mont-Liban, dans une famille maronite. Son prénom de baptême, Boutrossiyé (Pierrette), laisse supposer qu’elle vint au monde le 29 juin, jour où l’Eglise célèbre la fête des saints apôtres Pierre et Paul.
Boutrossiyé, fille unique, perdit sa mère alors qu’elle avait 7 ans. A l’adolescence, elle conçut le projet de consacrer sa vie à Dieu. elle se rendit au couvent Notre-Dame de la Délivrance dans la bourgade voisine de Bikfaya, où, alors qu’elle priait devant l’icône de la Vierge Marie, elle entendit une voix lui dire : «Tu seras religieuse». De fait, elle fut immédiatement admise au postulat des Mariamettes «Filles de Marie» qui vivaient là. Cette congrégation apostolique féminine, fondée par les Pères jésuites, dispensait enseignement et catéchèse aux jeunes filles. La jeune religieuse s’acquitta avec beaucoup de compétence et de dévouement des diverses missions qui lui furent confiées, ce qui la faisait rechercher.

Toutefois, c’est dans la vie contemplative que devait se réaliser pleinement sa vocation. A la fin des années 1860, alors que les Mariamettes traversaient une crise grave qui entraîna leur dissolution, Boutrossiyé s’interrogeait sur son avenir. Une nuit, après qu’elle eut prié dans l’église Saint Georges, ce saint lui apparut en songe en compagnie des saints Siméon le Stylite et Antoine le Grand. Le Père des moines lui demanda d’entrer dans l’Ordre libanais maronite. Elle rejoignit donc le monastère Saint Siméon à Aîto, dans le Nord du pays. C’est là que, le 25 août 1872, elle fit sa profession solennelle, choisissant Rafqa, le prénom de sa mère, comme nom de religion.

Derrière la clôture, dans une vie rythmée par une règle très exigeante, la moniale poussa jusqu’à des limites extrêmes son oblation à Dieu. Le premier dimanche d’octobre 1885, en la fête de Notre-Dame du Rosaire, Soeur Rafqa fit un acte d’amour total sous le regard de Marie, dans la chapelle du monastère. Dans sa prière, elle qui jouissait d’une excellente santé demanda au Seigneur de la faire participer à sa Passion rédemptrice. Ce serait, dit-elle à Jésus, le signe éminent de sa miséricorde envers elle.
Rafqa fut aussitôt exaucée. Le soir même, elle ressentit de violentes douleurs à la tête puis aux yeux. Ce fut le début d’un long calvaire qui devait s’étendre sur vingt-neuf années, c’est-à-dire jusqu’à sa mort, le 23 mars 1914. En effet, le chirurgien américain chargé de l’opérer lui arracha malencontreusement un oeil et elle devint totalement aveugle. A la fin de l’intervention, elle eut cependant le courage de demander à son entourage si les honoraires du médecin lui avaient bien été versés !
Son état s’aggrava considérablement à partir de 1899. Elle se trouvait alors dans un autre monastère, nouvellement fondé Saint- Joseph de Jrabta, près de Batroun. Rafqa fut atteinte d’une tuberculose ostéoarticulaire qui se manifesta par une paralysie totale, un déboîtement des os et de nombreuses plaies. Celle de la clavicule la faisait particulièrement souffrir. Elle passa les sept dernières années de sa vie percluse. «En communion avec votre souffrance, Jésus», répétait-elle aux pires moments, toujours satisfaite de son sort, comme le notaient avec étonnement ses soeurs moniales auxquelles elle manifestait une merveilleuse charité. Si elle «se nourrissait du silence de Dieu», elle ne s’isolait pas dans sa souffrance, pratiquant même un humour discret lorsque l’occasion se présentait. L’icône officielle, peinte pour sa canonisation, fait apparaître un visage d’une très grande beauté d’où émane beaucoup de douceur. Tel est le souvenir qui est resté d’elle.

Enterré dans le cimetière du monastère, son corps fut transféré en 1927, deux ans après l’introduction de sa cause en béatification, dans un tombeau monumental installé dans une chapelle spécialement conçue pour elle. Elle fut béatifiée le 17 novembre 1985 par le Pape Jean-Paul II et canonisée le 10 juin 2001 par le Pape Jean-Paul II. Sainte Rafqa est liturgiquement commémorée le 23 mars.