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Bruxelles paie le prix

31 Mars 2016 2:36 pm

 
Un arbre de terrorisme ne pousse que dans une forêt de l’extrémisme. Ceux qui combattent le terrorisme, à l’exclusion de l’extrémisme, vont perdre les deux batailles.
Si nous savions que le tabagisme lourd mène au cancer, il serait illogique de fournir des cigarettes à bas prix pour tous les âges et puis commencer à traiter les patients atteints de cancer.
Voilà exactement ce que les pays occidentaux font. Ils ferment les yeux à l’extrémisme, ce qui lui permet de se développer dans un environnement de liberté de religion, d’opinion, d’expression, et de l’asile politique, puis ils portent le poids de ces extrémistes qui vivent dans leur pays.
L’islamisation politique est nécessaire pour le terrorisme politique; toutefois, il ne suffit pas.
Vu le nombre de terroristes et des opérations terroristes dans le monde, nous constatons que la majorité des musulmans ne sont pas des terroristes, mais la plupart des terroristes sont islamisés.
Un groupe de personnes islamisées a émergé parmi les musulmans, affirmant qu’ils sont «super musulmans» et sont mieux que d’autres musulmans. Ceux qui ne les suivent pas tombent dans la catégorie des «personnes qui se sont abstenues de l’application de la loi de Dieu”. Par conséquent, ils ont le droit d’être tués.
Donc, vous ne trouverez pas que les terroristes qui contrarient l’Occident, sont antagonistes des musulmans, aussi.
L’islamisation, en ce sens, est une condition nécessaire pour devenir un terroriste, parce que sa façon de penser a conduit à la haine, la distorsion des autres en déshumanisant un segment de la société pour faciliter la décision de les tuer. L’Occident fait face au même destin que l’Egypte et le Moyen-Orient ont connu. Le dilemme que l’Occident ne comprend pas est qu’il fournit un refuge pour les extrémistes, et puis il est brûlé par le terrorisme. L’Occident ne s’est même pas blâmé pour fournir un abri pour le petit serpent, qui finit par manger tout. Les terroristes sont stupides. Ils unissent tout le monde contre eux. Tous les groupes terroristes, y compris Daech (un autre nom pour le «État islamique»), attaquent tout le monde: les Irakiens, les Syriens, les Turcs, les Américains, les Iraniens, les Egyptiens et les Russes. Ils imaginent qu’ils peuvent vaincre tout le monde. En effet, tout le monde se retourne contre eux pour les éliminer.
Mais le dilemme est que personne ne se concentre sur la croyance dans une stratégie dans la lutte contre le terrorisme et la violence extrême.
Au lieu de cela, ils combattent les terroristes comme des individus et des groupes. Nous trouvons quelques pays dans le monde qui soutiennent les extrémistes et les terroristes, croyant qu’ils servent leurs intérêts, mais en fin de compte, ils sont brûlés par le feu du terrorisme.
La Belgique aurait été informée du passé criminel et des soupçons de terrorisme qui pesaient sur les frères Bakraoui quelques jours avant les attentats de Bruxelles, affirment les Pays-Bas. La police belge conteste cette version. Les autorités néerlandaises affirment avoir “discuté” avec la Belgique de la menace que pouvaient représenter les frères El Bakraoui, cinq jours avant qu’ils ne commettent les attentats de Bruxelles.
Répondant à des questions au Parlement néerlandais, le ministre de la Justice Ard van der Steur a ainsi révélé avoir reçu le 16 mars un rapport du FBI américain “dans lequel étaient notifiés les antécédents criminels d’Ibrahim El Bakraoui et de son frère Khalid, ainsi que les antécédents terroristes de Khalid”.
Le 17 mars, “le sujet a été abordé lors de contacts bilatéraux entre les polices néerlandaise et belge”, a ajouté le ministre. La police fédérale belge a aussitôt réagi, affirmant que, lors de cette réunion bilatérale du 17 mars à Bruxelles, il n’avait “pas été question du message que le FBI aurait transmis à la police néerlandaise”.
Sous pression à domicile comme à l’étranger en raison de ratés dans le suivi des réseaux jihadistes, le gouvernement belge a admis des “erreurs” dans la surveillance d’Ibrahim El Bakraoui, condamné à dix ans de prison pour un braquage et libéré en octobre 2014 après avoir purgé la moitié de sa peine. Quarante-huit heures après les attentats, les ministres belges de la Justice et de l’Intérieur, Koen Geens et Jan Jambon, avaient d’ailleurs présenté leur démission, mais celle-ci avait été refusée par le Premier ministre Charles Michel. La Turquie, en particulier, a reproché à la Belgique d’avoir ignoré des informations transmises sur le profil de “combattant terroriste” d’Ibrahim El Bakraoui, qu’elle a arrêté en juin 2015 près de la frontière syrienne.
Le ministre de la Justice néerlandais avait ensuite confirmé qu’Ankara avait ensuite expulsé Ibrahim El Bakraoui vers les Pays-Bas, mais il avait pu quitter l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol sans contrôle particulier car il n’était pas connu des autorités et ne figurait pas sur leur liste de personnes suspectes. Le ministre a assuré ne pas savoir combien de temps le futur kamikaze était resté aux Pays-Bas avant qu’il ne retourne en Belgique.