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Al-Sissi effectue une tournée européenne

Karim Felli

30 Avril 2015 4:42 pm

 

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a effectué les 29 et 30 courant une tournée européenne qui l’a mèné à Chypre et en Espagne. Selon le porte-parole de la présidence, Alaa Youssef, le séjour du président à Chypre s’inscrit dans le cadre des résultats du sommet tripartite tenu au Caire en novembre 2014 entre l’Égypte, la Grèce et Chypre. Le président Al-Sissi s’est rendu ensuite à Madrid à l’invitation du roi d’Espagne, avec qui il aura un tête-à-tête. Il s’est également entretienu avec le premier ministre espagnol. La visite du président Al-Sissi en Espagne vise à renforcer les relations bilatérales et les moyens de les renforcer dans les divers domaines notamment à la lumière de la participation espagnole à la conférence économique de Charm El-Cheikh.

Autrement dite que le Président Al-Sissi a quitté le Caire mercredi le 29 avril 2015 à destination de Nicosie, pour une visite officielle à Chypre, dans le cadre d’une tournée européenne qui doit également le mener en Espagne. A Chypre, le chef d’État est tenu deux séances d’entretiens avec son homologue chypriote, et le premier ministre grec, puis les trois dirigeants sont tenus un sommet, auquel se joinus les délégations des trois pays (Chypre, Grèce, Égypte), qui a été suivi par une conférence de presse des trois responsables.

Dans ces conditions, Le président Abdel Fatah Al-Sissi a examiné au cours d’un entretien téléphonique avec le premier ministre italien Matteo Renzi la situation au Proche -Orient et les efforts deployes par l’Italie pour assurer la securite dans la Mediterranee notamment le règlement de la crise libyenne. Selon le porte-parole de la présidence, Alaa Youssef, le chef du gouvernement italien a mis l’accent sur la convocation de son pays d’un sommet extraordinaire du conseil europeen pour examiner les problèmes de la Mediterranee notamment la lutte contre le terrorisme. Renzi a souligné a cet effet que la communauté internationale constatait bien actuellement le danger de la crise libyenne non seulement pour l’Egypte et l’Italie mais plutôt pour l’ensemble du monde. De son côte, le président Al-Sissi a souligné l’importance de ce sommet et de la coopération entre l’Egypte, l’Italie et l’Union Europeenne en ce qui concerne les efforts internationaux déployés pour lutter contre le terrorisme.

 

Elections législatives

Il est important de noter, le président Abdel Fattah Al-Sissi s’est engagé à organiser des législatives “avant la fin de l’année”, assurant par ailleurs avoir été un rempart contre une guerre civile qui causerait un “tort terrible” à l’Europe. Concernant les élections, “je donne ma parole: elles auront lieu avant la fin de l’année”, a déclaré le président Abdel Fattah Al-Sissi dans un entretien accordé au quotidien espagnol El Mundo, publié à la veille d’une visite officielle en Espagne. “Nous voulions les démarrer en mars mais le processus a été paralysé par des recours”, a-t-il ajouté. Al-Sissi a affirmé que “J’ai face à moi une équation difficile: mon rôle est de garantir la vie et la sécurité de 90 millions d’Egyptiens face au risque de chaos. Si je laisse faire n’importe quoi, c’est l’Europe qui versera les salaires des égyptiens ? Ne me jugez pas sans prendre en compte les réalités du terrain”, dit-il.

“Si cet Etat s’effondre, cela causera un tort terrible à l’Europe et la région sera condamnée au désastre. L’Egypte n’est pas l’Irak, ni la Syrie, ni le Yémen, des pays qui ont plus de 20 millions d’habitants chacun. Nous sommes 90 millions”, poursuit-il encore pour défendre son bilan. “Je fais ce que je peux pour protéger les égyptiens. Je tente de ne pas en arriver à des situations que je pourrais regretter”, dit-il encore, après avoir estimé que l’Egypte est plus proche de la démocratie car il existe une volonté politique de respecter le souhait des gens”. “Les Egyptiens peuvent rompre avec al-Sissi s’ils le souhaitent. Si je n’étais pas intervenu, il y aurait eu une guerre civile”, assure-t-il encore dans cet entretien.

La justice égyptienne a jugé, début mars dernier, anticonstitutionnelle la loi électorale devant régir les prochaines législatives, entraînant de fait le report du scrutin qui devait initialement se dérouler par étapes entre le 21 mars et le 7 mai. La Cour constitutionnelle a rejeté des dispositions de la loi électorale relatives au découpage des circonscriptions électorales. La nouvelle Constitution égyptienne précise en effet que les circonscriptions doivent refléter le poids relatif des électeurs. Théoriquement, il faut 131 000 électeurs par siège. Une marge qui a été dépassée par la loi, selon la Cour constitutionnelle.

 

Les terroristes brûlent les églises

Soixante-neuf hommes ont été condamnés à la prison à vie mercredi en Egypte pour avoir participé à l’incendie d’une église copte en août 2013, en par les partisans d’ex-président islamiste Mohamed Morsi. L’église avait été brûlée le 14 août 2013 à Kerdassa, dans la banlieue du Caire, quelques heures après que plus de 700 manifestants pro-Morsi. Un tribunal du Caire a jugé ces 69 hommes coupables notamment d’avoir “incendié l’église, tentatives de meurtre et possession illégale d’armes”. Deux mineurs ont écopé, eux, de 10 ans de prison. Kerdassa était un bastion des partisans de Morsi et de sa confrérie des Frères musulmans. Au soir du jour de l’attaque de l’église, 13 policiers avaient été tués dans un commissariat de ce même quartier,

Dans les jours qui avaient suivi le 14 août 2013, d’autres églises et biens de la minorité chrétienne orthodoxe copte ont été attaquées dans le pays, les assaillants reprochant notamment au pape copte Tawadros II d’être apparu au côté et soutenu l’Egypte et l’état égyptien. L’Eglise copte, qui estimait ses fidèles menacés sous la présidence de Morsi et les frères musulmns,.Al- Sissi jouit aujourd’hui d’une forte popularité. Morsi lui-même a été condamné à 20 ans de prison il y a une semaine dans un premier procès et encourt la peine de mort dans quatre autres.