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Al-Sissi à Addis-Abeba pour le 24e sommet de l’UA

Karim Felli

29 Janvier 2015 3:04 pm

Le président de la République Abdel Fattah Al-Sissi s’est rendu en Ethiopie pour participer à la 24ème session ordinaire du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine UA, qui s’est tenu les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba.  Al-Sissi a prononcé une allocution au cours de la séance d’ouverture de cette 24ème session, placée sous le thème “Autonomisation de la femme et le développement vers l’Agenda africain 2063”.

Le président de la République a, par ailleurs tenu une série d’entretiens avec des chefs d’Etats et des hauts responsables qui participaient aux travaux du sommet. Dans ce contexte, l’Égypte et l’Éthiopie avancent sur la voie du rétablissement de la confiance entre les deux pays. La question du barrage de la Renaissance a été examinée lors d’une rencontre d’Al-Sissi avec le Premier ministre éthiopien à Addis-Abeba. Al-Sissi a toujours insisté que le Nil est une “source de vie” pour l’Egypte, et pas seulement une source de développement. Les relations entre les deux pays ont été tendues ces dernières années depuis que Le Caire a soulevé des préoccupations quant à l’effet du projet du barrage Grande Renaissance de l’Ethiopie sur le Nil Bleu au sujet de l’approvisionnement en eau de l’Egypte. Al-Sissi a souligné l’importance de prendre des mesures pratiques qui transforment des accords politiques en une référence juridique qui protège les droits et les intérêts des deux pays et consolide la coopération.

En marge de sa participation au Sommet de l’Union africaine qui a tenu ses travaux jeudi et vendredi derniers en Ethiopie, le président de la République, Abdel Fattah Al-Sissi, s’est entretenu avec le président tunisien, Beji Caid Essebsi. Le renforcement des relations égypto-tunisiennes, la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et ses répercussions sur la sécurité dans la région étaient au centre des concertations entre les deux Chefs d’Etat.

L’Union africaine a officiellement entériné la candidature de l’Egypte pour devenir membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2016-2017.

Cette mention a officiellement été annoncée au 24ème Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie vendredi.

La candidature du Caire a été approuvée lors de la réunion des ministres africains des Affaires étrangères mardi, ce qui signifie que l’Egypte est le candidat officiel nord-africain pour le siège non-permanent.

L’Egypte avait exprimé son souhait pour un siège non permanent en septembre dernier, lors du discours du président Abdel Fattah El-Sissi devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Les chefs d’Etat, de gouvernement ou leurs représentants de plus de 50 pays membres de l’UA avaient à discuter, entre autre, de la stratégie à long terme du développement de l’Afrique, des droits des femmes et de l’égalité entre les deux sexes. La confiance de l’UA est de plus en plus forte ces dernières années sur le futur de l’Afrique. Elle a fixé des objectifs comme terminer toutes les guerres dans la région avant 2020 et supprimer la faim avant 2025. De plus, un Agenda 2063 a été lancé pour construire en 50 ans une nouvelle Afrique, comprenant l’intégrité, la paix et la prospérité. Cet agenda faisait partie des grands sujets du sommet.

Réunis mercredi dernier à Addis-Abeba à l’occasion du sommet de l’UA, les pays membres du groupe international de contact sur la Libye se sont prononcés en faveur d’une solution politique au détriment d’une intervention militaire.

A noter que le vice-secrétaire d’État adjoint égyptien aux organisations africaines Amgad Abdel Ghaffar était présent à la réunion afin de faire valoir que l’Egypte tient à la Libye et que sa vision est clairement compatible avec l’Initiative des pays voisins qui a été déclarée au Caire le 25 août pour soutenir le gouvernement libyen, renoncer à la violence et aux options militaires, ouvrir la voie à un consensus national et demander le retrait des endroits qui étaient occupés en dépit de la volonté du peuple libyen et de son gouvernement légitime.

Pour l’Union africaine qui, en 2011, avait vainement mis en garde la communauté internationale contre le recours à la force militaire en Libye, cela sonne comme une petite revanche. À l’issue de la réunion du groupe international de contact sur la Libye, qui s’est tenue à huis clos à Addis-Abeba, l’organisation panafricaine a paru reprendre la main, et aucun des participants ne se disaient plus favorables à une intervention militaire.