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Coopération économique égypto-française

17 Avril 2016 3:49 pm

 
Après avoir progressé à un rythme soutenu à partir de 2008, puis ralenti après le début de la révolution, les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de 2,8% en 2014, pour atteindre 2,61Mds€ . Selon la Banque centrale d’Egypte, la France est le 9ème partenaire commercial de l’Egypte.
Les principaux postes d’exportation de la France vers l’Egypte sont les céréales, les produits pharmaceutiques, les véhicules automobiles, les produits chimiques et les produits pétroliers raffinés. La France est le 5ème fournisseur de l’Egypte (hausse de 17,2% des exportations françaises vers l’Egypte en 2014). Elle figure également au cinquième rang pour les investissements directs en Egypte (3 Mds€ de stock d’investissements directs en 2014).
L’Egypte est le 1er fournisseur de la France au Proche-Orient, avec une part de 48% dans nos importations depuis cette région. La France est, quant à elle, le 10ème client de l’Egypte en 2014. Les importations en provenance d’Egypte dépendent de quelques grands produits (hydrocarbures, engrais), représentant près de 64% du total (contre 80% en 2010).
L’attrait des touristes français pour l’Egypte est ancien, même si leur nombre a fortement baissé à la suite de la révolution du 25 janvier 2011.
La coopération financière est traditionnellement importante : l’Egypte est le 3ème bénéficiaire du mécanisme FASEP et l’un des premiers bénéficiaires des outils de la Coface. La France a accordé en décembre 2014 un prêt bonifié via le mécanisme « Réserve Pays Emergent » d’un montant de 344M euros pour la fourniture de matériels roulants pour la ligne 3 du métro du Caire, projet phare de la coopération économique entre la France et l’Egypte depuis plus de 30 ans. L’AFD, qui a ouvert une agence au Caire début 2007, a par ailleurs décidé de réévaluer à la hausse ses engagements. Elle a octroyé le 23 septembre 2012 un prêt de 300 M€ pour la ligne 3 du métro du Caire (en coordination avec l’UE et la BEI).
 
Coopération culturelle
 
La coopération avec l’Egypte est animée notamment par l’Institut français d’Egypte, qui dispose de trois emprises (Le Caire, Alexandrie et Héliopolis).
Dans le domaine de la recherche, la présence française est assurée notamment par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre d’études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ), dont les travaux portent sur l’Égypte et le Soudan contemporains, dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales (sciences politiques, droit, économie, géographie, etc.).
La place de premier plan de la France dans le domaine de l’archéologie en Egypte est assurée par l’Institut français d’Archéologie Orientale (IFAO), le Centre franco-égyptien d’études des temples de Karnak, le Centre d’études alexandrines, ainsi que onze missions.
La coopération universitaire franco-égyptienne repose sur les filières francophones implantées dans les universités égyptiennes et l’Université française d’Egypte (UFE), qui visent à offrir un enseignement d’excellence. Enfin, le français reste deuxième langue étrangère en Egypte et est langue d’enseignement pour 45.000 élèves des écoles bilingues (le plus souvent confessionnelles).
Enfin, dans le domaine technique, la France mène une importante politique de coopération en Egypte dans un grand nombre de secteurs, notamment ceux de l’Administration et de la Justice. La France participe ainsi chaque année à un dispositif de coopération qui permet à des hauts fonctionnaires et à des magistrats égyptiens d’être formés à l’ENA et à l’ENM.