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Deux tombes de l’Ancien Empire découvertes à Saqqara

16 Avril 2015 4:43 pm

Le ministre des Antiquités, Mamdouh El-Damati, a annoncé la découverte de deux tombes antiques de deux prêtres remontant à la période (2240 ​​av JC- 2150 av JC) à Saqqara, à l’ouest de la capitale, Le Caire.
Selon le ministre égyptien des Antiquités, les tombes comportent de nombreuses scènes et des sketches qui reflètent clairement les rituels coutumiers en ce moment pour faire des offrandes aux dieux antiques égyptiens.”
Il a dit dans un communiqué que les tombes ont maintenu leurs couleurs d’origine d’une façon exceptionnelle, après près de 4200 années de leur construction.
La Mission de l’Institut français d’archéologie orientale au Caire (Ifao), travaillant en coopération avec le Ministère égyptien des Antiquités sur le site de Tabbet al-Guech à Saqqara-sud, dirigée par Vassil Dobrev, a fait la découverte spectaculaire de deux tombes de prêtres de la 6e dynastie, qui vivaient à l’époque du pharaon Pépy II. Ces prêtres se nommaient Sabi et Ankhti.
Les superstructures de leurs tombes ont été bâties en brique crue, mais les chambres funéraires ont été construites en calcaire blanc, profondément dans la montagne. Les murs sont joliment décorés avec des représentations de nombreuses offrandes. Même après plus de 4200 ans, les couleurs d’origine sont exceptionnellement bien conservées.
Les chambres funéraires de Sabi et d’Ankhti ont été découvertes au fond de puits profonds, respectivement de 6 et 12 m. Les corps des prêtres, qui gisaient sur le sol des chambres, étaient perturbés. Il semble que les tombes ont été visitées et violées pendant l’Antiquité, probablement à l’époque des 7-8e dynasties (env. 2100-2000 av. J.-C.).
Malgré cela, la Mission de l’IFAO a pu découvrir, près des corps, des objets appartenant aux enterrements d’origine, comme des petits pots en albâtre, des modèles d’offrandes en calcaire peint et de la vaisselle en poterie (assiettes et jarres).
Tombe d’Ankhti.
Le prêtre Ankhti, appelé aussi Pépy-ankh, décrit sa tombe comme une « maison d’éternité ». Les murs de sa chambre funéraire sont peints de nombreuses offrandes. Les plus importantes d’entre elles, les grandes jarres avec les sept huiles sacrées, indispensables pour la résurrection, sont représentées sur le mur de droite (Ouest). Deux de ces huiles sont de la meilleure qualité : l’huile du bois de cèdre du Liban et l’huile de la Libye. Suivent les représentations de deux « fausses-portes » à travers lesquelles Ankhti pouvait joindre le monde des vivants. Il reçoit par la suite des colliers avec perles et éléments d’or, des pagnes, de la vaisselle en cuivre et des boules d’encens. Le mur du fond (Sud) est occupé par deux bâtiments de stockage avec six greniers à blé et autres variétés de graines. Le mur de gauche (Est) comprend la liste traditionnelle d’offrandes avec leurs noms et quantités, suivie d’une autre « fausse-porte » et de nombreuses offrandes : viande, oiseaux, pains, salades, fleurs, jarres avec du lait, de la bière et d’autres liquides.
Tombe de Sabi.
Sa tombe est similaire à celle d’Ankhti ; la représentation des offrandes est organisée de la même manière. Les grandes jarres aux sept huiles sacrées sont sur le mur de droite (Ouest), suivies des colliers, pagnes, vaisselle en cuivre, boules d’encens, mais aussi d’une tablette de scribe et de deux appuie-tête. Sur le mur du fond (Sud) est représenté un bâtiment de stockage avec sept greniers à blé et autres variétés de graines. Le mur de gauche (Est) est peint avec la liste traditionnelle d’offrandes avec leurs noms et quantités, suivie d’une « fausse-porte » et d’une multitude d’offrandes : morceaux de viande de choix, oiseaux, pains, salades, jarres avec du lait, de la bière et d’autres liquides.