Nicolas Sarkozy au Vatican pour

15-12-2011 09:06 AM


Nicolas Sarkozy a rencontré vendredi le pape Benoît XVI pour tenter de tourner la page des polémiques avec l’Église sur sa politique à l’égard des Roms et d’enrayer le “désamour” de l’électorat catholique à son égard. Il s’agira de leur troisième entrevue depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, en 2007, et le délai d’un mois – particulièrement court, selon les canons du Vatican – dans lequel elle a été organisée montre que le pape y attache aussi de l’importance. “Les souhaits de l’un et de l’autre (le président et le pape) se sont rejoints”, déclarait le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, le mois dernier au quotidien La Croix.


De part et d’autre, on s’est employé à calmer le jeu après un mois d’août marqué par de vives critiques de plusieurs évêques français contre le démantèlement de tous les camps de Roms décidé par le chef de l’État fin juillet à Grenoble. Dans ce contexte, une intervention du pape le 22 août appelant, en français et devant des pèlerins français, à “accueillir les légitimes diversités humaines” avait été vue par beaucoup comme une condamnation de la situation en France. Au plus bas dans les sondages, Nicolas Sarkozy se devait de réagir pour ne pas s’aliéner davantage un électorat catholique qui avait majoritairement voté pour lui en 2007.


Avant la visite au Vatican, un passage à la basilique de Vézelay, où il a de nouveau célébré “l’héritage chrétien” de la France, et la publicité faite autour de la diffusion à l’Élysée du film Des hommes et des dieux sur les moines de Tibéhirine ont été autant de signes adressés à ces électeurs.


Électorat déboussolé


Chef de file des catholiques au sein de l’UMP, l’ancienne ministre Christine Boutin n’a pas hésité à parler de l’existence d’un “désamour” entre les catholiques et le chef de l’État. “Cet électorat est très déboussolé. Quand je dis cela, je pense aux catholiques de droite – que je connais bien – comme aux catholiques de gauche”, déclarait-elle récemment. Une partie d’entre eux vivent mal les dernières mesures sécuritaires et le durcissement des lois sur l’immigration, comme en témoigne la pétition adressée récemment aux députés par un collectif de 45 associations chrétiennes, dont le Secours catholique, dénonçant le texte examiné par le Parlement. Coordinateur du collectif, Jean Haffner, qui est aussi responsable du département “étrangers, Roms et gens du voyage” au Secours catholique, a déclaré à l’hebdomadaire La Vie qu’il attendait que Benoît XVI rappelle à Nicolas Sarkozy que “la France n’est pas seulement la fille aînée de l’Église, elle est aussi la patrie des droits de l’homme”. “Les choix que nous accomplissons peuvent avoir des conséquences désastreuses dans d’autres pays qui seraient tentés de suivre notre exemple”, a-t-il dit.


Les catholiques pratiquants, qui représentent autour de 15 % de l’électorat, ont, à l’inverse, peu réagi à ces développements. Directeur adjoint du département opinion de l’Ifop, Jérôme Fourquet note que chez ces derniers, la véritable rupture de tendance est intervenue à l’automne 2009 et a fait suite à des événements ayant porté atteinte à des valeurs sensibles. Il cite ainsi la tentative de nomination de Jean Sarkozy à la tête du quartier d’affaires de La Défense, qui a provoqué des accusations de népotisme, ou la polémique sur le double salaire d’Henri Proglio à la présidence d’EDF et de Veolia, qui a été vu comme symptomatique du rapport à l’argent sous Nicolas Sarkozy.  Netanyahu exige qu’Obama accepte les engagements pris par Bush
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exige que le président américain Barack Obama endosse les engagements pris par écrit par son prédécesseur George W. Bush en échange d’un nouveau gel de la colonisation, affirme jeudi le quotidien Yediot Aharonot.
Pour convaincre ses ministres d’accepter un nouveau moratoire de la construction dans les colonies de Cisjordanie, “Netanyahu a besoin d’un succès politique, c’est pourquoi il exige que Barack Obama confirme les positions prises dans une lettre par George W. Bush en 2004”, explique le tabloïde. Interrogé, un haut responsable gouvernemental s’est refusé à commenter l’information du journal. Selon le Yediot, le président Bush avait dans ce document “exprimé son soutien à l’annexion (par Israël) des grands blocs de colonies dans le cadre d’un accord final. Mais l’administration américaine actuelle refuse de reconnaître cette lettre”. Le journal fait allusion à une lettre adressée par l’ex-président Bush le 14 avril 2004 à Ariel Sharon, le Premier ministre de l’époque. Dans cette lettre, disponible sur le site du ministère israélien des Affaires étrangères, le président américain écrit qu’à “la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, y compris d’importants centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s’attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final entérine un retour total et entier aux lignes d’armistices de 1949. Tous les précédents efforts pour négocier une solution à deux Etats (israélien et palestinien) sont arrivés à la même conclusion”.
Les dirigeants israéliens interprètent cette lettre comme un soutien américain à une annexion des blocs de colonies, où vit la grande majorité des 300.000 colons israéliens de Cisjordanie.
 


 

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