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Adieu grand ermite inspirateur de l'Eglise copte

Michael Victor

21 Avril 2016 12:54 pm

 
Alors que nous vivons les jours les plus sacrés de l’année, nous souvenant de la douleur de Jésus-Christ pour le salut de nos âmes, attendant sa sainte Résurrection et son ascension à la droite du Père, le moine Epiphane Saint Paul, qui est devenu célèbre sous le nom du Père Fanous, s’est déplacé à la gloire du Père céleste après une longue lutte avec la maladie, l’ayant supportée avec foi et espoir, après avoir passé 69 ans dans l’ermitage monastique et ascétique depuis son ordination au monastère Saint Paul dans la mer Rouge le 20 Avril 1947. Comme sont merveilleuses les choses de Dieu et son temps fixé en ayant appelé l’âme de cet homme juste à passer les fêtes de la Résurrection et de son ordination loin des peines physiques et ses souffrances.
La pure dépouille du saint moine, le qommos Fanous, a été transportée au monastère Saint Paul à la mer Rouge, où elle a été placée devant le sanctuaire pour accueillir l’afflux de moines et de fidèles coptes passionnés du saint, dans l’après-midi, pour faire les adieux et obtenir la bénédiction de son corps pur. Après cela ont commencé les prières de la Divine Liturgie suivies d’un office funéraire, en présence de Son Eminence Mgr Daniel évêque et Supérieur du monastère, et un groupe d’évêques et de moines du monastère de Saint Paul et de nombreux prêtres et religieuses et religieuses et les hommes et les femmes consacrées. Le Père Fanous était l’un des anciens et les plus célèbres dignitaires du monachisme dans l’Eglise copte orthodoxe, comme il a passé dans le monachisme près de 70 ans au cours desquels il était connu pour son ascétisme austère et extrême dans la nourriture et des vêtements et le mode de vie.
Les moines le connaissaient pour son ascétisme, sa prière incessante, le culte et la méditation en solitude, loin du bruit et des sons, s’inspirant du mode des jeûnes pour se rapprocher de Dieu, avec des prières, des hymnes et la récitation de versets bibliques. Il était donc ascète ne se préoccupant pas de la nourriture, et profondément avide de culte et de prière.
Un mouchoir noué autour de sa tête et une coiffe sur la tête portaient son histoire de monachisme complète remplie des offrandes et de l’ascétisme. Il était simple dans ses expressions, performances et réactions spontanées reflétant la pureté de son cœur d’enfant, tenant à suivre l’approche de la Bible en conformité avec le verset: «Il faut que nous devenions comme les enfants afin d’entrer dans le royaume des cieux» (Mt 18: 3).
Il était voué à la célébrité parmi les enfants de l’Eglise, et d’autres comme un homme des miracles et de prodiges, talents donnés par Dieu en parallèle à sa foi, ses prières et ses rituels. Il était capable de chasser les démons et bénir tout. De nombreux fidèles lui rendaient visite au monastère dans le désert donnant sur la mer Rouge – le monastère des premiers saints-migrateurs de Saint Paul.
Beaucoup de choses ont attiré l’attention comme le spectacle des lumières émanant de “sa cellule” ou domicile au monastère, mais Dieu a développé ce talent en faisant rayonner de ses mains une lumière, ce qui l’a poussé à porter une chaussette à la main pour cacher ce qui se passe semblant étrange ou inconnu pour beaucoup qu’est le talent que Dieu donne.
Ce moine, qui est né dans le village de Davache, du Centre de Samalout, à Minya, était nommé avant monachisme (Haroun Paul Abdo Al-Davachi), et a un frère aîné nommé Hanna, et une sœur cadette, Marie.
Voulant suivre les pas du premier saint-migrateur de Saint Paul, il quitta sa famille et se rendit au monastère du Saint qu’il aime sur la mer Rouge afin de meurtrir pour le monde tous les désirs et les besoins, et devenir un moine.
La célébration du 69ème anniversaire de sa vie moniale devait avoir lieu mercredi dernier, mais il a été épargné de la douleur de la maladie. Son ordination moniale a eu lieu le 20 avril 1947 et il a été ordonné prêtre en Janvier 1951, et a reçu le titre d’Al-Qommossiyah en Juin 1958.
Le moine rassurait les moines, ses fils et ses sœurs du monastère, qu’il ne mourrait que dans le Carême – comme s’il avait eu une prémonition ou une connaissance future.
Avec près de 16 années de réclusion loin de tout le monde, sauf pour prier et dormir sur le sol, et manger des miettes de pain ou des dates, il était un exemple de l’ascétisme et de l’abstinence. Agé d’environ 90 ans de vie dans ce monde, dont il a passé près de 69 ans comme moine, le qommos Fanous s’est éteint.
Le moine Boutros du monastère Saint Paul, à travers son compte de réseau social «Facebook» a commenté dans ses condoléances en ces termes: «Le grand aigle du désert, le Père Fanous du monastère Saint Paul s’est élevé loin dans le ciel”.
Il convient de noter que le cher regretté était soumis au traitement dans un hôpital du Caire en raison d’un grave malaise, et le monastère Saint Paul avait déjà publié un communiqué de presse le 14 Mars dans lequel il a annoncé l’instabilité de son état de santé après avoir subi une crise cardiaque en Décembre dernier.
Le Père Boutros a dit que notre Saint-Père attendait et convoitait l’heure de passer au sein du Christ. Et si nous l’avons perdu dans la chair, mais nous avons gagné notre intercesseur dans le ciel.
Watani présente ses sincères condoléances à Sa Sainteté le pape Tawadros II d’Alexandrie et Mgr Daniel évêque et Supérieur du monastère Saint Paul dans la mer Rouge et le complexe du monastère et tout le peuple de fidèles coptes.