Dernières nouvelles

Le pape François appelle à s’engager contre les souffrances du monde

4 Août 2016 11:52 am

 
Les Journées mondiales de la jeunesse se sont achevées dimanche 31 juillet à Cracovie par une messe célébrée par le pape devant 2,5 millions de personnes.
Depuis son accueil par les jeunes, jeudi soir 28 juillet, François n’a eu de cesse de les appeler à s’engager contre les souffrances du monde.
Ci-dessous les principaux discours et homélies prononcés par le pape lors son voyage en Pologne.
Lors de la messe célébrée au sanctuaire de Czestochowale jeudi 28 juillet, le pape François a dit que Dieu nous sauve donc en se faisant petit, proche et concret. Avant tout, Dieu se fait petit. Le Seigneur, « doux et humble de cœur » (Mt 11, 29), préfère les petits, auxquels est révélé le Royaume de Dieu (Mt 11, 25) ; ils sont grands à ses yeux et il tourne son regard vers eux (cf. Is 66, 2). Il a une prédilection pour eux, parce qu’ils s’opposent à l’”arrogance de la vie”, qui vient du monde (cf. 1Jn 2, 16). Les petits parlent la même langue que lui : l’amour humble qui rend libre… 
Dans son homélie lors du chemin de croix à Bloniavendredi 29 juilletm le pqpe q indiqué qu’il existe des interrogations auxquelles il n’y a pas de réponses humaines. A cet égard  il s’est exprimé en ces termes: « Où est Dieu ? Où est Dieu, si dans le monde il y a le mal, s’il y a des hommes qui ont faim, qui ont soif, sans toit, des déplacés, des réfugiés ? Où est Dieu, lorsque des personnes innocentes meurent à cause de la violence, du terrorisme, des guerres ? Où est Dieu, lorsque des maladies impitoyables rompent des liens de vie et d’affection ? Ou bien lorsque les enfants sont exploités, humiliés, et qu’eux aussi souffrent à cause de graves pathologies ? Où est Dieu, face à l’inquiétude de ceux qui doutent et de ceux qui sont affligés dans l’âme ?
Il existe des interrogations auxquelles il n’y a pas de réponses humaines. Nous ne pouvons que regarder Jésus, et l’interroger lui. Et voici la réponse de Jésus : “Dieu est en eux”, Jésus est en eux, il souffre en eux, profondément identifié à chacun. Il est si uni à eux, presque au point de former “un seul corps”… »

Lors de la messe avec les prêtres et les religieux de Pologne, samedi 30 juillet au sanctuaire Jean-Paul II de Cracovie, le pontife a signalé que Jésus n’aime pas les chemins parcourus à moitié.

« Le cœur de Jésus est conquis par l’ouverture sincère, par des cœurs qui savent reconnaître et pleurer leurs propres faiblesses, confiants que la miséricorde divine agira justement là. Que nous demande Jésus ? Il désire des cœurs vraiment consacrés, qui vivent du pardon reçu de Lui, pour le reverser avec compassion sur les frères. Jésus cherche des cœurs ouverts et tendres envers les faibles, jamais durs ; des cœurs dociles et transparents, qui ne dissimulent pas devant celui qui a la tâche dans l’Église d’orienter le chemin », a-t-il souligné.

Dans sa prière imprévue pour la paix et la défense contre la violence et le terrorisme célébrée samedi 30 juillet en fin d’après-midi par le pape dans une église de Cracovie, il a imploré que Dieu touche le cœur des terroristes.

« Nous venons vers toi, aujourd’hui pour te demander de garder en paix le monde et ses habitants, de les garder loin des vagues dévastatrices du terrorisme, de restaurer l’amitié et d’instiller dans les cœurs de tes créatures le don de la confiance et de la disposition au pardon. Touche les cœurs des terroristes afin qu’ils puissent reconnaître le mal de leurs actions et puissent se tourner vers le chemin de la bonté et de la paix, du respect de la vie et de la dignité de chaque être humain, indépendamment de la religion, de l’origine, de la richesse ou de la pauvreté», a-t-il dit.

Dans son discours prononcé samedi 30 juillet lors de la veillée au Campus misericordiae, le pape a affirmé que notre réponse à ce monde en guerre a un nom : la fraternité.

« À présent, nous, nous ne mettrons pas à crier contre quelqu’un, nous ne mettrons pas à nous quereller, nous ne voulons pas détruire. Nous, nous ne voulons pas vaincre la haine par davantage de haine, vaincre la violence par davantage de violence, vaincre la terreur par davantage de terreur. Et notre réponse à ce monde en guerre a un nom : elle s’appelle fraternité, elle s’appelle lien fraternel, elle s’appelle communion, elle s’appelle famille. Nous célébrons le fait de venir de diverses cultures et nous nous unissons pour prier. Que notre meilleure parole, notre meilleur discours soit de nous unir en prière», a-t-il noté.

Lors de la messe célébrée dimanche 31 juillet au Campus misericordiae, au dernier jour des Journées mondiales de la Jeunesse de Cracovie, le pape a dit aux jeunes qu’ils pourront vous juger comme des rêveurs. Ne vous découragez pas !.

« Enfin, écoutons les paroles de Jésus à Zachée, qui semblent dites spécialement pour nous aujourd’hui : “Descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison” (v. 5). Jésus t’adresse la même invitation : “Aujourd’hui, je dois demeurer dans ta maison.” Les JMJ, pourrions-nous dire, commencent aujourd’hui et continuent demain, à la maison, parce que c’est là que Jésus veut te rencontrer à partir de maintenant», a-t-il dit.