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Obama tourne la page et affirme le soutien américain à l'Égypte

26 Septembre 2013 6:16 pm

Syrie, Iran, Egypte, autrement dit le Moyen-Orient était le cœur du discours de Barack Obama à la tribune de l##ONU. Le président américain a réclamé une résolution “ferme” du Conseil de sécurité sur l##élimination des armes chimiques, avec des “conséquences” pour le régime Assad s##il ne tient pas parole

 
. Il relance par ailleurs la “voie diplomatique” avec l’Iran.Pour la Syrie, “il faut une résolution ferme du Conseil de sécurité pour vérifier que le régime Assad tient ses engagements”, a déclaré Barack Obama au premier jour de l’assemblée générale de l’ONU, jugeant que la communauté internationale n’avait pas été à la hauteur face à la tragédie syrienne. Obama a en outre annoncé 340 millions de dollars d’aide supplémentaire aux réfugiés et déplacés syriens, une augmentation d’un tiers de la somme déjà promise par Washington dans cette crise.
Sur l’Iran, il estime qu’il faut “essayer la voie diplomatique” tout en soulignant que les différends entre les Etats-Unis et l’Iran ne seront pas résolus “du jour au lendemain”. Barack Obama a également appelé l’Iran à des “actes” sur son programme nucléaire.  Mais il a reconnu devant l’assemblée que son pays était “encouragé” par l’élection de Hassan Rohani à la présidence iranienne. Il estime que ce dernier avait reçu un “mandat pour suivre un chemin plus modéré”, allusion à son prédécesseur ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad.
Quant à l’Egypte, “à l’avenir, les Etats-Unis maintiendront une relation constructive avec le gouvernement intérimaire”, a-t-il assuré. Avant de préciser: “Nous n’avons pas livré certains équipements militaires et notre soutien dépendra des progrès de l’Egypte sur le chemin de la démocratie”.
Abordant les évènements d’Egypte, il a renvoyé dos à dos, Morsi et le nouveau régime bien qu’il semble avoir tourné définitivement la page Morsi A l’ancien président, Obama a reproché “d’être réticent ou inapte à gouverner d’une manière pleinement inclusive , alors que “le gouvernement par intérim qui l’a remplacé a répondu au souhait de millions d’Égyptiens qui croyaient que la révolution s’était égarée, mais lui aussi a pris des décisions incompatibles avec la démocratie inclusive – par l’entremise d’une loi d’urgence ainsi que des restrictions sur la presse, la société civile et les partis de l’opposition”.
Tout en rejetant l’accusation d’immixtion dans les affaires intérieures de ce pays, il a souligné qu’à l’avenir, «les États-Unis entretiendront une relation constructive avec le gouvernement par intérim qui promeut des intérêts fondamentaux tels que les Accords de Camp David et la lutte contre le terrorisme».
Enfin, plus largement, il a prévenu que les Etats-Unis restaient prêts à recourir à la force si leurs intérêts étaient menacés au Moyen-Orient. Il a refusé d’envisager un désengagement américain de cette région, marquée par des soubresauts de violence après le “Printemps arabe”. Pour Barack Obama, un tel retrait “créerait un vide qu’aucun autre pays n’est prêt à remplir”.