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L'Europe s'éloigne de jour en jour de la Turquie

17 Octobre 2013 2:00 pm

Le ministre turc chargé des relations avec l##Union européenne a affirmé mercredi dernier que l##Europe s##éloignait de jour en jour de la Turquie malgré la volonté annoncée de l##UE de relancer les discussions d##adhésion avec Ankara, a déclaré Egemen Bagis, cité par l##agence Anatolie, au cours d##un forum économique international à Istanbul.

 
 Le ministre a estimé que les Turcs étaient lassés d’être aliénés par l’Union, soulignant la déception de son pays de ne toujours pas avoir obtenu le statut de membre de l’UE après plus de huit ans de négociations. L’intérêt porté par les Turcs à une adhésion diminue chaque jour, a dit le ministre.
Selon le vice-Premier ministre Bülent Arinç, qui a jugé le rapport européen positif dans son ensemble, a fait savoir que les sondages réalisés démontraient que le taux des Turcs favorables à une entrée de leur pays dans l’UE avait reculé de 75% (en 2005) à 20% actuellement. Nous ne sommes pas responsables de ce recul, ce sont les Etats européens irresponsables qui sont à blâmer, a-t-il poursuivi, faisant allusion à Berlin et Paris qui refusent une adhésion pleine d’Ankara à l’UE. Sur son compte Twitter,  Bagis a en outre critiqué la publication du rapport européen pendant l’Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice, férié à travers la Turquie.
Malgré nos avertissements, le rapport a été publié pendant notre fête, a-t-il dit. La Commission européenne a proposé de relancer les négociations avec la Turquie, en dépit de la répression des manifestations de juin à Istanbul, dans son bilan annuel du processus d’élargissement.  Les négociations d’adhésion avec Ankara, ouvertes depuis 2005, mais bloquées depuis des années par l’impasse chypriote et les réserves allemandes et françaises, doivent retrouver un élan, selon la Commission.  La Commission demande ainsi aux Etats membres, qui pourraient se prononcer au cours d’un conseil le 22 octobre, de confirmer leur engagement pris en juin d’ouvrir avec ce pays un nouveau chapitre de négociations, le 22, concernant la politique régionale.
Mais la démocratisation doit rester le critère prioritaire du rapprochement Turquie-UE, au vu des défaillances du pays en la matière, notamment illustrées par le recours excessif à la force policière pendant la vague de contestation civile partie au printemps de la place Taksim, met en garde le rapport. En dépit d’une série de gestes importants faits depuis un an, incluant des réformes en faveur de la minorité kurde, la Commission souligne le besoin impérieux de développer une vraie démocratie participative et d’assurer le respect des libertés fondamentales.