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Les défis du premier gouvernement sous la direction d’Al-Sissi

Karim Felli

22 Juin 2014 10:39 pm

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a dirigé mardi dernier la première réunion du Conseil des ministres sous la direction de l##ingénieur Ibrahim Mahlab, à la suite de la prestation de serment de 34 ministres dont 13 nouveaux

 
Le président de l’Union de la radio et de la télévision aura provisoirement les prérogatives du ministre de l’Information jusqu’à la formation du Conseil national de l’information, conformément à la nouvelle Constitution, tandis que le ministère du Développement urbain sera chargé d’évoluer les bidonvilles, à la lumière de l’annulation des ministères de l’Information et du Développement administratif.
 
Réforme constitutionnelle
Dans ce contexte, le président Al-Sissi a promulgué un décret républicain stipulant la création d’une Haute Commission pour la réforme constitutionnelle sous la direction du Premier ministre Ibrahim Mahlab comprenant le ministre des Affaires parlementaires, le ministre de la Justice transitoire, le ministre de la Justice, le président du Conseil d’Etat, le Mufti de la république, le Secrétaire d’Al-Azhar, et le président du département de législation au Conseil de l’Etat. La Haute Commission sera responsable d’élaborer et étudier les projets de loi et les décisions républicaines, en plus des décisions du premier ministre qui doivent être promulguées et modifiées. La Commission doit aussi examiner et réviser les principaux projets de loi pour développer les législations.
 
Composition du gouvernement
La plupart des membres de la nouvelle équipe du gouvernement d’Ibrahim Mahlab se trouvaient déjà dans le gouvernement de transition sortant, qui comptait 34 ministres. Il s’agit notamment des ministres de la Défense, de l’Intérieur, des Finances, du Plan, du Pétrole, de l’Électricité et des Communications.
La reconduction de la majeure partie de l’exécutif devrait permettre au chef de l’État d’appliquer rapidement les réformes souhaitées par le people.  L’homme peut-être le plus neuf est le banquier Achraf Salman nommé au ministère de l’Investissement. La réapparition de ce ministère, distinct de celui du Commerce et de l’Industrie, aura un rôle important à jouer dans la relance d’une économie lourdement affectée par l’agitation politique. Ces trois dernières années, deux présidents ont été renversés, des centaines de personnes ont été tuées dans des violences, ce qui a fait chuter le tourisme et les investissements, et a engendré une hausse du chômage et du déficit public.
Tous les titulaires des portefeuilles régaliens dans le gouvernement de transition ont conservé leurs postes à l’exception de l’ancien ministre des Affaires étrangères Nabil Fahmi, remplacé par un ancien ambassadeur à Washington, Sameh Choukri. Le nouveau gouvernement sous la direction d’Abdel Fattah Al-Sissi a de multiples défis à relever. Il doit gérer la situation sociale, toujours très tendue dans le pays car les partisans de l’ancien président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, et les groupes extrémistes et terroristes, y compris Ansar Beit Al-Maqdess menacent la stabilité de la société égyptienne. Sans compter l’économie égyptienne en lambeaux, qui doit aussi être redressée.
 
Réintégration au sein de l’UA
Dans le cadre des succès de la diplomatie égyptienne, l’Union africaine (UA) a levé mardi la suspension qui pesait contre l’Egypte, ayant élu un nouveau dirigeant, a annoncé un responsable de l’UA. L’Egypte a organisé au mois de mai une élection présidentielle remportée par Abdel Fattah Al-Sissi avec plus de 96% des suffrages. L’UA avait suspendu l’Egypte de toute activité au sein de l’organisation après l’éviction du président islamiste Mohamed Morsi en juillet dernier. Aujourd’hui a été prise la décision d’autoriser l’Egypte à reprendre sa place dans toutes les activités de l’Union africaine”, a déclaré Smail Chergui, commissaire pour la Paix et la Sécurité.