Dernières nouvelles

Obama vise des secteurs clés de l'économie russe

3 Août 2014 5:57 pm

Barack Obama a emboîté le pas à l’Union européenne en détaillant, de nouvelles sanctions contre la Russie. Ces dernières visent à nouveau l’économie russe, et viennent s’ajouter à de nombreuses décisions similaires prises ces derniers mois, en raison de son soutien aux rebelles dans l’est de l’Ukraine, alors que l’Union européenne s’est également accordée sur de nouvelles mesures de rétorsion. Les nouvelles sanctions visent “des secteurs clés de l’économie russe”, a déclaré le chef d’État depuis la Maison blanche, précisant que le secteur de l’énergie, de la défense et de la finance étaient concernés.
Barack Obama a annoncé la suspension des exportations de biens et de technologies spécifiques en lien avec le secteur de l’énergie, l’assujettissement de nouvelles banques et entreprises du secteur de la défense aux sanctions et la suspension formelle des crédits à l’exportation et des financements du développement économique russe. “L’action de la Russie en Ukraine et les sanctions que nous avons déjà imposées ont affaibli une économie russe déjà fragile”, a déclaré le président américain. “Les importantes sanctions que nous annonçons aujourd’hui continueront de faire augmenter la pression sur la Russie, notamment sur les personnalités et entités qui soutiennent les actions illégales de la Russie en Ukraine.”
Les établissements VTB, Bank of Moscow, la Banque agricole russe et la United Shipbuilding Corporation sont visés par les sanctions pour leur soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine, a annoncé le département du Trésor.
Presque toutes les banques les plus importantes dont l’État russe est actionnaire majoritaire font désormais l’objet de sanctions, à l’exception de Sberbank. Les mesures de rétorsion interdisent aux particuliers et aux entreprises américaines de souscrire à des augmentations de capital ou à des emprunts dont l’échéance dépasse 90 jours auprès des trois établissements bancaires.
Par les sanctions imposées à la United Shipbuilding, une entreprise de construction navale basée à Saint-Pétersbourg, Washington gèle les actifs détenus aux États-Unis et interdit toute transaction avec la firme russe.
Les dernières mesures de rétorsion, annoncées le 17 juillet, avaient frappé la compagnie pétrolière Rosneft, le second producteur de gaz russe Novatek et la banque Gazprombank comme d’autres établissements bancaires, des personnalités et l’entreprise d’armement Kalashnikov. Les pays membres de l’Union européenne sont parvenus quelques heures auparavant à un accord sur des sanctions économiques contre la Russie, avec notamment des mesures financières et touchant le secteur de la défense.