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Moubarak libéré, mais reste détenu

karim Abdel Massih

18 Avril 2013 3:40 pm

Un tribunal du Caire a ordonné, lundi dernier, la libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak poursuivi pour la mort de centaines de manifestants et corruption. Son avocat avait demandé sa libération au motif que son client avait dépassé la période maximale de détention préventive qui est de deux ans

Un tribunal du Caire a ordonné, lundi dernier, la libération conditionnelle de l’ancien président Hosni Moubarak poursuivi pour la mort de centaines de manifestants et corruption. Son avocat avait demandé sa libération au motif que son client avait dépassé la période maximale de détention préventive qui est de deux ans. Toutefois, l’ancien président égyptien reste en détention dans le cadre d’autres affaires.
C’est une petite victoire judiciaire pour Hosni Moubarak.
En dépit de la décision de la cour d’appel, Hosni Moubarak reste pour l’instant incarcéré, le parquet l’ayant récemment placé en détention préventive dans une nouvelle affaire de corruption.
La Cour de cassation a annulé ce verdict en janvier et ordonné un nouveau procès, dont la première audience a tourné court samedi avec le retrait du juge, mis en cause pour l’acquittement de dignitaires du régime déchu dans un autre procès.
Le 7 avril, le procureur général Talaat Ibrahim Abdullah a ordonné la prolongation de la détention de Moubarak, car les interrogatoires ont révélé qu’il avait gardé pour lui, sa femme Suzanne Thabet et ses deux fils des fonds publics alloués à la maintenance et à d’autres travaux dans les palais présidentiels.
Par aillieurs, le Parquet égyptien a ordonné la détention provisoire des deux fils de l’ex-président Moubarak pour 15 jours, dans le cadre d’une inculpation pour détournement de fonds publics. Même si Alaa et Gamal Moubarak démentent ces chefs d’inculpation, le Parquet a ordonné qu’ils soient détenus dans la prison de Tora, où ils étaient déjà détenus pour corruption et abus de leurs fonctions.
Les enquêtes ont révélé que l’ex-président Moubarak avait prélevé des fonds du budget de l’État, alloués à des travaux de maintenance des palais présidentiels, pour les dépenser sur ses villas personnelles et celles de ses fils à Charm el-Cheikh, à Héliopolis et ailleurs.
Un rapport de l’Autorité de supervision administrative de l’ État a estimé le total des montants ainsi saisis par Moubarak et ses deux fils à près de 160 millions de dollars.