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Jours historiques à New York

Karim Felli

25 Septembre 2016 5:40 pm

Des jours historiques qualifient ceux de New York parce que c’était la première fois que l’ONU s’est réunie pour discuter de la question de la migration dans le but de définir un programme qui est une réponse à la crise impliquant plusieurs pays membres, ainsi que des millions de personnes désespérées fuyant la guerre et la faim. Ce processus difficile devrait être achevé en Octobre 2017. A l’issue du sommet, un programme a été prévu pour la réponse mondiale coordonnée dans laquelle il déclare que les Nations unies s’engagent à lutter contre l’exploitation, le racisme et la xénophobie, pour sauver la les peuples, afin d’assurer des procédures frontalières justes et conformes au droit international. Avec deux documents (un sur les migrants et l’autre sur les réfugiés), il sera possible d’atteindre, ce qui est l’espoir, le «Pacte mondial sur les migrants” en 2018. Mais la route semble être encore longue, vu que l’ONU éprouve de longue date de la difficulté à passer de bonnes intentions à des faits concrets mettant tout le monde d’accord.
Parmi les leaders participants, en plus du président américain Barack Obama, se trouvaient Hollande, Theresa May, le président égyptien al-Sissi, le président turc Erdogan, le Premier ministre israélien Netanyahu et le président de l’Iran Rohani. Était également présent le Premier ministre Matteo Renzi qui s’est arrêté aux États-Unis jusqu’à mercredi pour prendre part à un débat organisé par la Clinton Global Initiative, animé par Bill Clinton. Dans la journée, il a pris part aux travaux du Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants.
Le sommet ne fut pas suivi par le président russe Vladimir Poutine. A sa place se trouvait le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Le 20 Septembre, à l’Assemblée générale, le président sortant Barack Obama a accueilli le sommet des dirigeants sur les réfugiés ainsi que des représentants des gouvernements du Canada, de l’Ethiopie, l’Allemagne, la Jordanie, le Mexique et la Suède. “Les Etats-Unis se sont engagés à trouver des solutions”, a déclaré le secrétaire d’Etat américain John Kerry dans un rapport de déclaration où Obama a demandé aux pays de «prendre des engagements concrets pour élargir le filet de sécurité humanitaire et créer des opportunités durables pour les réfugiés à plus long terme “.
Le 21 Septembre, il changea de sujet en passant par les réfugiés aux virus. Les chefs d’Etat et de gouvernement participant à l’Assemblée générale ont examiné la résistance aux antimicrobiens, afin de souligner la gravité et l’ampleur du problème des bactéries et des virus résistants aux médicaments qui tentent de trouver des solutions sûres et innovantes. Un défi pour cette Assemblée de la journée était la nomination d’un successeur à Ban Ki-moon, dont le mandat de Secrétaire général se termine le 31 Décembre.
A noter que la candidate démocrate Hillary Clinton et le candidat républicain Donald Trump ont rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lundi et discuté des efforts de lutte contre le terrorisme.
Les principaux candidats de partis ont rencontré le président égyptien à New York alors qu’il assistait à l’Assemblée générale des Nations unies.
Clinton a évoqué la nécessité de vaincre l’Etat islamique en Irak et la Syrie (EI). Trump a également discuté de la relation politique et économique entre les deux pays. Le magnat de l’immobilier a salué les efforts du pays pour lutter contre le terrorisme et a promis d’être «un ami fidèle” de l’Egypte s’il sera élu président.
Le sénateur Jeff Sessions et le lieutenant-général à la retraite Michael Flynn, deux des principaux conseillers de Trump, ont également assisté à la réunion. S’il serait élu en novembre, Trump aurait déclaré à al-Sissi qu’il serait invité à revenir dans le pays pour une visite officielle. Le candidat du parti républicain a également dit qu’il voudrait se rendre en Egypte.
Le président Abdel Fattah al-Sissi n’a aucun scrupule quant à la force de Donald Trump en tant que président des États-Unis.
Assis avec Erin Burnett de CNN dans une interview retransmise mercredi soir, al-Sissi avait deux mots lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que Trump serait un leader fort: “Sans doute.”
En ce qui concerne sa rencontre séparée avec Hillary Clinton, al-Sissi a suggéré que la candidate démocrate serait un bon président aussi.
«Les partis politiques aux États-Unis ne pourraient pas permettre aux candidats d’atteindre ce niveau, à moins qu’ils ne soient qualifiés pour diriger un pays de la taille des Etats-Unis d’Amérique,” répondit al-Sissi.
Le président Abdel Fattah al-Sissi a d’autre part exhorté Israël à “écrire une page brillante” dans l’histoire du Moyen-Orient et faire la paix avec les Palestiniens.
Prenant la parole à l’Organisation des Nations unies, al-Sissi a déclaré que le conflit israélo-palestinien était “au cœur de l’instabilité régionale» et exhorté les deux parties à regarder l’exemple “merveilleux” fixé par son pays et l’Etat hébreu, et se mettre d’accord sur une solution qui leur permet de vivre en paix comme deux Etats voisins.
“Permettez-moi de dévier de la déclaration écrite pour adresser un appel aux dirigeants israéliens et les Israéliens”, a déclaré al-Sissi à l’Assemblée générale de l’ONU.
“Nous avons une réelle opportunité d’écrire une page brillante dans l’histoire de notre région et de nous déplacer vers la paix», a-t-il dit.
Pour le président al-Sissi, l’Egypte se dirige vers «une nouvelle société civile, un nouveau pays moderne qui respecte la primauté du droit et respecte les droits de l’Homme et des libertés».