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Des progrès dans la recherche de l’égalité homme-femme

Abdelmasih YOUSUF

23 Novembre 2014 9:57 am

Les ministres africains en charge de l’égalité hommes-femmes et des affaires féminines ont tenu, mercredi 19 novembre 2014 à Addis-Abeba, en Ethiopie, leur neuvième réunion régionale. A cette occasion, ils ont passé en revue les vingt ans de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing et, à l’issue de leur rencontre, ont adopté une Déclaration qui demande aux gouvernements respectifs de parvenir à l’égalité hommes-femmes d’ici à 2030, tel que dit dans le Programme de l’Union Africaine “2063”.
Selon les ministres, des progrès ont été faits dans la recherche de l’égalité hommes-femmes ; il ont toutefois, noté que des obstacles de taille persistent pour mettre en œuvre le Plan d’action de Beijing et que ces défis sont aggravés par les problèmes actuels, tels que le changement climatique, le terrorisme, les conflits armés, la crises économique et financière qui génère un accroissement des inégalités sociales.
Dans leur déclaration finale, les ministres affirment que seules des actions audacieuses peuvent renverser la tendance ; le développement de l’Afrique et le programme de transformation structurelle audacieux doivent se traduire par un potentiel d’accroissement des investissements avec comme finalité la promotion de la femme et la réduction des inégalités entre l’homme et la femme. La Déclaration a salué la décision de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de la Commission de l’Union africaine de déclarer 2010-2020 comme la décennie des femmes africaines et l’année 2015 comme “Année de l’autonomisation et du développement des femmes pour la réalisation du Programme de développement “UA 2063”.
Dans son mot de clôture, La Directrice exécutive adjointe d’ONU-Femmes, Mme Puri Lakshmi, a indiqué que le moment d’agir est venu. Nous ne pouvons pas nous permettre de regarder en arrière et, dans 20 ans, être déçus de n’avoir pas atteint nos objectifs, a-t-elle affirmé. Puri Lakshmi
a fait également appel aux partenaires internationaux de l’Afrique de pourvoir un soutien technique et financier adéquat aux efforts du continent.
Lors de son discours d’ouverture de cette rencontre, Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, a affirmé que ce continent doit définir un cadre qui tienne plus compte de la transformation dans le but de provoquer le changement rapide souhaité dans la vie des femmes et filles avec une attention particulière à l’investissement dans l’éducation des femmes, la santé, les droits de propriété, l’accès et contrôle des ressources financières avec des connaissances et information requises. “Il aurait mieux valu agir dès le départ, mais malheureusement, les discours ont trop perduré.”, a-t-il déploré.
Le Dr Nkozasana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine, s’est adressée aux participants estimant que les 20 à 50 prochaines années seront déterminantes pour construire une Afrique intégrée, non sexiste et prospère.
La réunion ministérielle avait été précédée lundi 17 novembre 2014 par la réunion du 9ème examen régional de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing au cours de laquelle, Mme Thokozile Ruzvidzo, Chef du Centre africain pour le genre, avait affirmé qu’il était important que les gouvernements du continent intègrent les stratégies industrielles et commerciales d’investissement dans un large programme éducatif et axé sur les différences entre hommes et femmes. Elle a estimé que, placer les femmes au centre de ce plan serait crucial pour les sortir de la pauvreté.