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Confirmation de la peine de mort de Morsi

Rafik Baracat Karim Felli

18 Juin 2015 2:50 pm

Nous ne savons pas si Morsi et ses compagnons de bandits devront faire face à la potence ou au peloton d’exécution, et quand, mais une chose est certaine: il a tué un mouvement populaire pacifique pour des réformes démocratiques dans la région, et a ignoré les aspirations de la jeunesse.
Le président égyptien déchu Mohamed Morsi a échoué son pays et le peuple en tuant une chance pour une vraie démocratie après des protestations ayant balayé la région. L’ancien président et son parti, les Frères musulmans, étaient responsables de détournement des gains du printemps arabe et de se livrer à des excès politiques qui bordaient sur l’extrémisme qui menace l’unité du pays et du monde arabe au sens large.
Le président égyptien évincé Mohamed Morsi a été condamné à mort par le tribunal pénal du Caire, sous la présidence du juge Chaabane el-Chami, mardi pour des accusations d’échapper à la prison de Wadi al-Natroun.
L’ancien président et 128 autres prévenus sont accusés de collaborer avec les organismes internationaux, le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, pour évasion de la prison au cours de la révolution de Janvier 2011 qui a renversé l’ancien président Hosni Moubarak.
Morsi a été condamné à la peine de mort, aux côtés de plusieurs autres, y compris le Guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, qui a déjà été reçu deux condamnations à mort.
Des enquêtes qui ont été initiées par le chancelier Hassan Samir juge d’instruction de la Cour d’appel du Caire avaient dévoilé que les défendeurs sont impliqués dans le cas de la perpétration de l’assassinat de 32 prisonniers et gardes à la prison d’Abou Zaabal et 14 prisonniers à la prison de Wadi Natroun et un prisonnier à la prison d’el-Marg et l’évasion d’environ 20 mille emprisonnés dans les trois prisons mentionnées ainsi que l’enlèvement de trois officiers et le sergent de police affectés à la protection de la frontière et de les prendre par la force dans la bande de Gaza.
L’ancien président de la Cour pénale du Caire, Refaat el-Sayed, a indiqué à cet égard que les dispositions qui ont justifié sa présence et sont définitives et immédiatement exécutoires exigent que soient déposés en prison les condamnés à l’emprisonnement à vie ou à mort jusqu’à ce que les condamnés effectuent le pourvoi en cassation, qui est engagé dans le ministère public, en se basant sur le droit de contester la sentence devant un tribunal de cassation dont le verdict ne peut être révoqué. A cet égard, le président a le droit de réduire la peine à des peines de prison ou d’annuler la totalité de la peine et de gracier l’accusé et c’est le seul rôle exercé par le Président de la République pour les décisions de justice dans le cas d’une condamnation à mort hormis d’autres sanctions.
La Cour de cassation tranche dans les 60 jours à partir de la date du jugement que le ministère public est engagé à faire appel des condamnations à mort en faveur de l’accusé, même si elles ne sont pas contestées par les défendeurs.
Le juge qui préside le procès a déclaré que le tribunal est certain «au-delà de tout doute raisonnable” que cette affaire avait impliqué des défendeurs de l’intérieur et de l’extérieur du pays, au cours de l’audience qui a été diffusée en direct par la télévision d’Etat.
Il a ajouté que les accusés visaient à «créer un état de chaos dans le pays.”
Cette affaire comprend 27 accusés qui ont été jugés dans l’audience et 102 condamnés par contumace.
Les sentences sont survenues après que l’affaire a été renvoyée au Grand Mufti de l’Egypte le 16 mai, une étape procédurale adoptée par les tribunaux de l’Egypte avant de condamner les accusés à mort.
Au cours de la révolution de 2011, Morsi et des membres des Frères musulmans se sont échappés de la prison de Wadi al-Natroun. Des accusations ont été portées contre Morsi et d’autres défendeurs pour avoir détruit les bâtiments de la prison et les avoir incendiées, assassinant et tentant d’assassiner les gardiens de prison et commettant des pillages.
Ceci est la troisième condamnation de Morsi à ce jour. Plus tôt mardi, l’ancien président a été condamné à la prison à vie pour un procès d’espionnage par le même tribunal.
Sa première condamnation était en avril quand il a été condamné à 20 ans de prison à sécurité maximale pour les accusations de démonstration de force et la détention associée à la torture physique de manifestants lors de manifestations meurtrières en 2012.
 
Le même tribunal égyptien a condamné l’ancien président Mohamed Morsi à une peine de 25 ans de prison mardi dans une affaire liée à la conspiration avec des groupes étrangers.
Le guide général des Frères musulmans Mohamed Badie a également été condamné à 25 ans de prison dans la même affaire. Au total, 17 ont été condamnés à des peines de prison à perpétuité, y compris les hautes figures de la Fratrie Essam el-Eriane et Saad el-Katatni.
Le tribunal a également condamné les dirigeant des Frères musulmans Khairat el-Chater, Mohamed el-Beltagui et Ahmed Abdel Ati à mort dans la même affaire. Des condamnations à mort ont également été infligées à 13 autres accusés par contumace.
Parmi les autres accusés condamnés figurent Mohamed Badie, et 120 autres. L’érudit islamiste Al-Qaradaoui, qui est au Qatar, a également été condamné à mort par contumace.
 Les trois verdicts contre le président déchu sont susceptibles d’appel.