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Abdel Fattah al Sissi investi à la présidence de l'Egypte

12 Juin 2014 1:58 pm

Le 3 juin, Abdel Fattah al Sissi fut déclaré président élu. Cinq jours plus tard, plusieurs dignitaires égyptiens et étrangers se sont retrouvés au Caire pour assister à la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’État. Sa prestation de serment s’est déroulée à la Cour constitutionnelle suprême devant ses membres,

 en présence du président intérimaire sortant Adly Mansour, du Premier ministre sortant Ibrahim Mahlab, des anciens Premiers ministres Kamal el Ganzouri et Hazem el Beblawi, de l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, du grand imam d’Al-Azhar Ahmed Al-Tayyeb et du pape copte Tawadros II.
                   
Plusieurs personnalités publiques et hommes politiques ont été conviés à la cérémonie de prestation de serment du 8ème président égyptien, dont notamment Amr Moussa, président de la commission des « 50 » qui a élaboré le texte de la Constitution de 2014 et le Gouverneur de la Banque centrale d’Egypte Hicham Ramez.
S’exprimant lors de cette cérémonie, Anouar Al-Assi, premier-vice président de la Cour Constitutionnelle a annoncé le retour du président sortant Adly Mansour à ses fonctions de président de la Haute Cour Constitutionnelle, poste qu’il avait occupé avant sa nomination en tant que président intérimaire de la République.
Prenant la parole, Maher Sami, vice-président et porte-parole de la Cour a tenu à son tour à affirmer que « contrairement aux allégations fomentées par certaines parties, la révolution du 30 juin n’était pas un coup d’Etat militaire mais plutôt une révolution au sens vrai du terme. La révolution d’un peuple qui a tant souffert de l’injustice ».
« L’armée n’a fait que répondre favorablement aux appels incessants du peuple égyptien et a veillé scrupuleusement à concrétiser ses aspirations et ses attentes», a-t-il estimé.
« La révolution du 30 juin n’est ni une quête aventurière, ni un sensationnel excessif ou un coup d’Etat comme certains le prétendent mais plutôt une Révolution, une vraie révolution », a-t-il est  martelé.
 Palais d’al-Ittihadiya                                                                                                
 A la fin de la cérémonie de prestation de serment, Al-Sissi et Mansour se sont rendus au palais présidentiel d’Al-Ittihadia  afin de parachever les procédures de passation de pouvoir et pour assister à la cérémonie d’accueil des délégations arabes et étrangères participantes à la cérémonie d’investiture. La cérémonie solennelle organisée à l’occasion de la passation de pouvoir entre le président sortant et le président élu a été qualifiée d’« historique ». Tous les anciens présidents sont morts au pouvoir ou ont été destitués.
 L’investiture d’Al-Sissi s’est tenue en présence des rois, présidents et délégués de 52 pays, ainsi qu’un grand nombre de personnalités égyptiennes, dont le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed Al-Tayyeb, et le pape Tawadros II
Dans son premier discours prononcé depuis le palais présidentiel d’Al-Ittihadiya, Al-Sissi a affirmé que son mandat présidentiel serait « inclusif », et qu’il serait à l’écoute de « l’Autre ». « Nous allons avoir des désaccords pour le bien de la nation, et non au détriment de la nation », dit-il. S’adressant aux participants, Al-Sissi a promis d’établir un « Etat juste, fort et sûr ». « La nouvelle Egypte est impatiente de contribuer à la sécurité et à l’indépendance de la région », a-t-il dit. Il a exprimé son intention de relancer les développements internes et externes, et de relancer le rôle de l’Egypte dans le monde arabe et en Afrique. « Le temps est venu pour le peuple égyptien de récolter les fruits des deux révolutions », a déclaré Sissi, se référant aux révolutions du 25 janvier 2011 et du 30 juin 2013. Il a de même salué les efforts du président sortant, Adly Mansour.
 Palais de Qoubba
Dans la soirée, une grande cérémonie a eu lieu au palais de Qoubba en l’honneur des délégations étrangères et des représentants des divers partis, forces et courants politiques, ainsi que des personnalités publiques.
Al Sissi a adressé un discours à la nation à cette occasion.
 Le nouveau président Abdel Fattah al-Sissi a appelé le peuple égyptien à l’aider pour surmonter la phase cruciale que l’Egypte traverse.
Il a cependant affirmé qu’il va travailler pour mettre l’Egypte à la position qu’elle mérite parmi les grands pays du monde.
Al Sissi a en outre promis qu’il n’y aurait pas de “laxisme contre ceux qui ont recours à la violence”.
Il a également indiqué qu’il va œuvrer à la “réconciliation” mais pas avec ceux qui ont “du sang sur les mains”.
 “Le temps est venu de bâtir un avenir plus stable”, a déclaré le président égyptien, “Mettons-nous au travail pour établir les valeurs du droit et de la paix”, a-t-il ajouté.
A la fin de la cérémonie organisée au Palais de Qoubba, Al Sissi a décerné au conseiller Adly Mansour le Collier du Nil, la plus haute distinction de l’Etat égyptien, , en guise d’appréciation de son rôle historique, assumant la responsabilité du pays au cours de la période de transition à la suite de la révolution du 30 juin.