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Le nouveau parlement confronté à des dossiers cruciaux

13 Décembre 2015 12:02 pm

 
Après plus de trois ans d’absence, le parlement de l’Egypte prendra officiellement ses fonctions avec beaucoup de questions et des priorités sur la table. Non seulement les nouveaux députés préparent leurs plans, le gouvernement actuel a également révélé son programme qui sera présenté à la Chambre des représentants.
Une source officielle a déclaré que le Premier ministre Chérif Ismaïl a discuté avec 80% des ministères de leurs plans et que le programme du gouvernement sera prêt avant la fin de décembre.
En préparation de concevoir un programme économique du gouvernement pour être discuté au Parlement, Ismaïl a récemment effectué des visites aux ministères afin de vérifier les plans détaillés de leurs projets et programmes.
Le programme vise à améliorer les services publics, la justice sociale, lutter contre la hausse des prix et les modérer, et élargir les filets de sécurité sociale pour protéger les intérêts des catégories les plus démunies de la société et à revenu limité.
Le gouvernement espère aussi prendre des mesures «exceptionnelles» pour surmonter les difficultés économiques, réduire le déficit budgétaire, réduire le déficit de la balance commerciale, soutenir les usines insolvables, et diminuer le taux de chômage en adoptant des projets nationaux.
En outre, le programme prend compte la rénovation des réseaux d’infrastructures tels que l’eau, l’assainissement, l’électricité et les secteurs des transports publics qui ont longtemps été négligés par le gouvernement.
Ismaïl a déclaré que le programme établira des stratégies claires pour soutenir le produit local et lutter contre la concurrence de la production illégale en augmentant le contrôle sur les points de vente de douane pour éviter la contrebande.
Il y a des raisons de croire que la vie parlementaire de l’Egypte sera plus rectifiée que par le passé pour trois raisons:
Premièrement, le Parlement a des prérogatives réelles en vertu de  la constitution 2014 du pays. Il doit examiner toutes les lois qu’Abdel Fattah al-Sissi a décrétées depuis qu’il a pris ses fonctions.
Deuxièmement, le nouvel organisme sera profondément désorganisé. Tous les présidents précédemment élus de l’Egypte ont régné avec le soutien d’un parti politique. Le président Sissi n’en a pas. La plupart des députés se sont placé eux-mêmes comme loyaux envers lui, mais il n’y aura aucun moyen facile de les coordonner. Enfin, les parlementaires montrent un peu d’esprit acariâtre, qu’il s’agisse de petits groupes ou individuellement. Le corps se compose d’un groupe hétéroclite d’individus diversifiés à inclinations idéologiques différentes et des figures nationales (certaines plus connues pour leur franc-parler).