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El Sissi dans une  interview accordée à la chaine française "France 24"

24 Novembre 2014 2:02 am

 

Les  relations égypto-françaises  sont fortes et anciennes

 

Le président Abdel Fattah al-Sissi se rendra en Italie et en France du 24 au 28 novembre dans une tournée européenne de quatre jours.

Cette visite intervient au moment où l’Egypte témoigne de liens étroits avec les pays européens, en particulier après le sommet tripartite tenu au Caire la semaine dernière, regroupant l’Egypte, la Grèce et Chypre et le soutien par les pays de l’Union européenne en vue de la réforme politique et économique en Egypte lors de l’élection de Sissi en juin

La réforme économique en Egypte est devenue plus attirante aux investissements que tout le temps passé. Le président al-Sissi est au courant de cela, ainsi les questions économiques qui seront au-dessus des questions examinées, en plus du terrorisme.

Les objectifs de la visite comprennent le renforcement des liens avec les pays européens et la clarification de la position égyptienne avec les pays méditerranéens, en particulier la Turquie.

Les discussions devraient s’attaquer avec l’Italie à la lutte contre l’immigration clandestine ainsi que le partenariat dans l’information, la coopération dans les domaines de l’énergie et de l’excavation du gaz naturel sur les frontières maritimes pour les pays méditerranéens.

L’Italie et la France seront invitées à prendre part au sommet économique qui se tiendra en Egypte en mars.

Pendant ce temps, le ministre des Affaires étrangères Sameh Choukri a commencé lundi une tournée européenne de quatre jours qui inclut Paris, Londres et Copenhague.

Le ministre a quitté lundi pour rencontrer son homologue saoudien Saoud al-Faisal à Paris. Il s’est dirigé ensuite à Londres pour s’entretenir avec son homologue américain John Kerry sur les développements de la cause palestinienne. Choukri a assisté au forum de partenariat ministériel à Copenhague sur la Somalie qui a eu lieu les 19-20 novembre.

 

Interview

 

Le président Abdel Fatah Al-Sissi a accordé jeudi des interviews à la chaîne française “France 24″ et au journal italien “Corriere della Sera” à l’occasion de ses visites prévues en Italie et en France.

Sur France 24, le président égyptien revient sur les arrestations de Frères musulmans, mais aussi la situation au Proche-Orient et en Libye.

Le chef de l’État, Abdel Fattah al-Sissi, justifie, dans une interview exclusive accordée à France 24, la première accordée à une télévision européenne depuis son accession au pouvoir, les arrestations dont font l’objet les membres de la confrérie.

“Cette campagne est exceptionnelle, dit-il. En Égypte, tout le monde a le droit de penser ce qu’il veut, mais les Frères musulmans étaient en train d’imposer leurs idées aux Égyptiens”.

Interrogé par les journalistes Sonia Dridi et Marc Perelman, le chef de l’Etat revient également sur le processus de paix au Proche-Orient et l’instauration récente d’une zone tampon à la frontière avec la bande de Gaza. “Nous partageons une frontière avec Gaza, mais évidemment il n’y a pas à l’heure actuelle de contrôle efficace de la circulation des biens et des personnes dans cette zone, affirme-t-il. Nous avions un accord avec la population locale qui a compris qu’il fallait évacuer la zone pour la sécurité de l’Égypte, c’est pour le bien de notre pays.”

Appel à l’aide internationale à la Libye

 

Dans son entretien avec FRANCE 24, Sissi a également souligné ses préoccupations en matière de sécurité pour la frontière occidentale de l’Egypte avec la Libye et a appelé la communauté internationale à aider l’armée libyenne dans sa lutte contre les militants islamistes.

Le président égyptien a exhorté les Etats-Unis et l’Europe d’aider l’armée libyenne dans sa lutte contre les militants islamistes pour sauver le pays de la nécessité d’une intervention à l’instar de l’Irak et la Syrie.

Établissant des parallèles avec la coalition internationale contre ISIS en Irak, Sissi a noté que «nous aurons besoin des mêmes mesures qui se passent en Irak et en Syrie à prendre en Libye.”

Plus de trois ans après un soulèvement renversé Mouammar Kadhafi, la Libye dispose actuellement de deux gouvernements rivaux et plusieurs groupes de miliciens qui n’ont pas encore été désarmés.

Sissi a toutefois catégoriquement nié les rapports selon lesquels  l’Egypte est intervenue en Libye voisine. “Si nous sommes intervenus directement, je n’aurais pas hésité à annoncer cela,” a dit Sissi. “Mais tout ce que nous avons fait jusqu’à présent est d’aider l’armée libyenne nationale, le parlement libyen et le gouvernement libyen.”

 

Amnistie

 

Le président égyptien a déclaré jeudi qu’il envisageait de gracier deux des trois journalistes d’Al Jazeera emprisonnés dans son pays.

Les trois journalistes ont été condamnés à sept et 10 ans de prison sur des accusations de répandre des mensonges pour aider une «organisation terroriste», une allusion aux Frères musulmans.

Sissi a publié un décret la semaine dernière qui lui permet de rapatrier les prisonniers étrangers, soulevant la possibilité que l’Australien Peter Greste et le canado-égyptien Mohamed Fahmy pourraient être libérés.

Le troisième journaliste d’Al Jazeera derrière les barreaux, Mohamed Baher, est égyptien, et donc ne devrait pas s’attendre à bénéficier de ce décret.

“Disons que cette question est en cours de discussion pour résoudre le problème”, a déclaré Sissi dans l’interview à France 24 lorsqu’on lui a demandé s’il voulait utiliser une grâce présidentielle pour libérer les deux journalistes d’Al Jazeera qui détenaient des nationalités étrangères.

Interrogé sur la décision qui pourrait être prise, il a dit: “Si nous trouvons cela opportun pour la sécurité nationale de l’Egypte, nous le ferons.”

Sissi avait auparavant refusé d’intervenir dans le cas, ce qui suggère que cela porterait atteinte à l’indépendance judiciaire. Mais il a dit en juillet qu’il voulait que le trio soit expulsé et ne pas être détenu.

Les relations entre l’Egypte et le Qatar ont été tendues depuis la mi-2013, suite à l’éviction du président islamiste Mohamed Morsi issu des Frères musulmans.

Mais ces tensions ont montré des signes de détente récemment. Le Qatar a expulsé des dirigeants des Frères éminents en septembre et l’Egypte a salué mercredi un accord pour mettre fin à un conflit de huit mois entre les pays arabes du Golfe unis contre le soutien du Qatar pour le groupe islamiste.