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Pour aider les écoles d’Afrique de l’Ouest

Abdelmasih YOUSUF

23 Novembre 2014 9:52 am

Gabriel Cohn-Bendit étant alité c’est Denise Bousquet la présidente de l’association APPUIS qui le remplaçait au pied levé pour animer cette conférence sur les enjeux de l’école en Afrique de l’Ouest.
Gabriel Cohn-Bendit étant alité, c’est Denise Bousquet, présidente de l’association Appuis, qui l’a remplacé au pied levé pour animer cette conférence sur les enjeux de l’école en Afrique de l’Ouest. Salle du Réservoir, jeudi soir, l’assistance était composée de personnes déjà impliquées dans diverses associations.
Lors d’un tour de table, ils ont eu l’occasion de s’exprimer librement sur leur propre expérience au Niger, Burkina Faso, Bénin, Maroc ou même Angola (situé en Afrique de l’est). Les avis se sont rejoints sur la pauvreté de ces pays, où les enfants doivent abandonner la scolarité, faute de moyens des parents. Sur ce qui existe actuellement, le constat est alarmant.
Parmi les témoignages relatés, des classes de 100 élèves où la chaleur est suffocante et ou les écoliers doivent se relayer pour laisser la place aux autres, laissant de côté la pédagogie nécessaire à des cours magistraux. Dans ce bidonville, 800 élèves, dont 500 orphelins, effectuent un roulement toutes les deux heures dans des conditions d’hygiène déplorables.

Lutter contre l’analphabétisme: La lutte contre l’analphabétisme est l’enjeu premier de ces associations. Des programmes de parrainage pour soutenir ces enfants ont été mis en place. Durant le cycle d’étude de son filleul, le parrain participe aux frais de scolarité et aux dépenses courantes de santé. À un échelon supérieur, certaines associations, aidées de partenaires, financent la construction d’infrastructures permettant de redonner une chance à ces enfants. À ce jour, le taux de réussite au brevet des collèges est presque satisfaisant, et une association espère pour cette année son premier bachelier.
Dans ces pays où la langue officielle est le français, l’enseignement est la plupart du temps dispensé dans la langue maternelle, les deux premières années. La formation d’instituteurs recrutés se fait à partir du brevet des collèges.