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Le président égyptien approuve un budget 2014-2015 révisé

Christine Ibrahim

30 Juin 2014 9:53 pm

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi a approuvé dimanche une révision du budget 2014-2015 qui revoit sensiblement à la baisse le déficit budgétaire, a annoncé le ministère des Finances

L’Egypte, qui se prépare à une sévère cure d’austérité pour pouvoir réformer une économie à la dérive, table désormais sur un déficit de 240 milliards de livres égyptiennes (24,6 milliards d’euros), soit 10% du produit intérieur brut (PIB), contre 12% attendus pour l’exercice 2013-2014 qui s’achève lundi.
Abdel Fattah al Sissi avait rejeté la semaine dernière un projet de budget prévoyant un déficit de 292 milliards de LE.
Le président égyptien, qui a renversé il y a presque un an son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi alors qu’il était à la tête de l’armée, avait annoncé à cette occasion qu’il donnerait la moitié de son salaire et de son patrimoine à l’Etat.
Cette déclaration a été perçue comme une façon de préparer les Égyptiens à des décisions difficiles, comme une réduction des subventions de l’énergie et des produits alimentaires de première nécessité, dont le blé, qui représentent environ un quart du budget de l’Etat.
“Toutes les dépenses non productives ont été revues à la baisse”, a déclaré dimanche le porte-parole du ministère des Finances, Ayman Alkaffas.
Interrogé sur une éventuelle baisse des subventions, il a répondu qu’il ne pouvait pas avancer de calendrier ni fournir de liste de produits qui pourraient être concernés.
Le mois dernier, le ministère des Finances a prévu une croissance économique de 3,2% pour le prochain exercice budgétaire, un chiffre très insuffisant pour créer suffisamment d’emplois pour une population de 86 millions d’habitants en forte augmentation.
L’économie égyptienne a été soutenue à bout de bras ces derniers mois par les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, qui lui ont prêté environ 20 milliards de dollars, mais tous les analystes s’accordent à dire qu’elle ne pourra pas se rétablir sans de profondes et douloureuses réformes.