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Monstres Academy, une fable jouant sur les clichés

des campus américains

Christine Ibrahim

11 Juin 2013 5:15 pm

Monstres Academy, des studios Disney-Pixar, projeté en avant-première mondiale au festival international du film d##animation d##Annecy, renoue avec les deux héros de “Monstres et Cie” dans une histoire jouant avec les clichés des campus américains

 
 Monstres Academy, des studios Disney-Pixar, projeté en avant-première mondiale au festival international du film   d’animation d’Annecy, renoue avec les deux héros de “Monstres et Cie” dans une histoire jouant avec les clichés des campus américains.
Monstres Academy, des studios Disney-Pixar, projeté en avant-première mondiale au festival international du film d’animation d’Annecy, renoue avec les deux héros de “Monstres et Cie” dans une histoire jouant avec les clichés des campus américains.
Le film, dont la sortie est prévue le 21 juin aux Etats-Unis et le 10 juillet en France, espère faire aussi bien que le premier épisode, douze ans après.
En effet, dès sa sortie “Monstres & Cie” s’était placé en tête du box-office américain et avait enregistré plus de 3,4 millions d’entrées en France.
La production américaine réalisée en 3D revient sur la jeunesse de Bob, petit monstre vert, et Sulli, gros ours aux poils turquoises tachetés de mauve, lors de leur première rencontre sur les bancs de la prestigieuse université, Monstres Academy, dans une fable drôle et moins convenue qu’elle n’y paraît.
Le long métrage, rythmé et aux couleurs vives, raconte comment les deux personnages (que l’on avait découvert plus âgés en 2001, travaillant parmi les “terreurs d’élite” dans une usine chargée de faire peur aux enfants) sont finalement parvenus à devenir amis.
Bob, travailleur acharné, rêve depuis toujours de devenir une terreur, mais est régulièrement moqué par ses camarades en raison de sa petite taille et de son manque de charisme.
Sulli, convoité par les confréries les plus branchées
A l’inverse, l’imposant Sulli, issu d’une famille de monstres dont la réputation n’est plus à faire, attire sans effort l’attention de ses camarades et est convoité par les confréries les plus branchées.
Trois ans de travail ont été nécessaires pour rendre les personnages plus jeunes et cerner leurs personnalités, en rendant notamment leurs mouvements “plus dynamiques”, a expliqué le réalisateur, Dan Scanlon, à l’issue de la projection au festival international du film d’animation à Annecy.
Dans un décor inspiré des universités américaines, que le réalisateur a voulu le plus réaliste possible “grâce à la 3D”, les deux monstres, d’abord jaloux, vont s’affronter pour devenir la pire terreur.
Filière de la “peur”
Aveuglés par leur désir de se prouver l’un à l’autre qu’ils sont imbattables, ils vont finir par se faire renvoyer de la filière de la “peur”. Ils devront, pour la réintégrer, gagner les “Jeux de la peur”, avec leur équipe constituée de montres, plus attachants qu’effrayants et que tous prédisent perdants.
Au cours de cette parodie des Jeux Olympiques, Bob devra apprendre à quitter ses livres de cours pour sortir ce qu’il a “au fond des tripes”, sur les conseils Sulli, qui devient son ami au fur et à mesure des épreuves.
Ils contourneront ensemble l’affreuse bibliothécaire, créature hybride entre la pieuvre et la taupe, et les autres étudiants.
“On a voulu parler du moment où il faut lâcher prise pour découvrir ce que l’on a réellement au fond de soi qui parfois est plus grand que ce l’on pensait”, a expliqué le réalisateur américain.
Le film d’une heure quarante, qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes en se moquant des étudiants en quête de popularité et des leaders prétentieux, déjoue aussi la fin attendue en rompant avec le traditionnel happy end.
“Très souvent, on dit que si vous travaillez dur et que vous n’abandonnez jamais tout va aller bien, c’est un message génial, mais ce n’est pas toujours le cas”, commente Dan Scanlon.