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Les Coptes les premiers à avoir publié la revue archéologique

Mariam Mossad

23 Avril 2015 2:19 pm

Chaque année, le 18 avril, est célébrée partout dans le monde la « Journée internationale des monuments et sites », dont l’objectif est d’encourager les communautés locales et les individus à travers le monde à considérer l’importance du patrimoine culturel dans leurs vies, leurs identités et leurs communautés, et de promouvoir la prise de conscience de sa diversité et de sa vulnérabilité et des efforts nécessaires pour le protéger et le conserver. Savez-vous que les Coptes étaient   les  premiers à publier  le premier  Magazine archéologique Copte  appelé “Ain Chams “…
Le magazine Ain Chams publié par le défunt spécialiste en coptologie Ekladios bey Labib (1868- 1918) est le premier et probablement dernier magazine publié en arabe et en langue copte en deux colonnes. Trois volumes en furent publiés au cours de la période de 1900- 1903. Ce fut un magazine mensuel dont le premier numéro a été publié le 1 Tout 1617 ou 11 Septembre 1900, et a cessé sa publication en l’année 1619 des martyrs “, ce qui correspond à 1903. Le magazine se composait de 16 pages, divisée chacune en deux colonnes, la colonne de la langue arabe, et une colonne correspondante en langue copte. Le magazine avait son propre symbole représentant le dieu Horus tenant un signe de vie dans sa main, alors qu’il circulait sur une barque solaire, et était écrit sur le logo: magazine égyptien d’Ekladios Labib. La revue a été dénommée “Ain Chams” parce que cette zone était le premier siège de l’université égyptienne dans l’histoire qui est l’Université “On” et la banlieue d’Ain Chams était la résidence d’Ekladios Labib. Le portrait du pape Cyrille V figurait sur la couverture du premier numéro du magazine qui était en arabe et en copte comme une évolution naturelle de la langue égyptienne ancienne devenant ainsi le premier Magazine copte de l’ancienne Egypte par ses fondateurs Ekladios Youhanna et Labib el-Miri. Dans l’éditorial du premier numéro, ils ont écrit: «Quand j’ai vu que mes recherches en notre bien-aimée langue égyptienne et leur diffusion parmi les gens de mon pays ne doit pas se limiter à la recherche seulement, mais qu’il y a aussi besoin de créer un magazine spécial à cet effet, et après de longues recherches et de préparatifs alors que j’étais dans le musée égyptien à Boulaq et ensuite à Guiza à partir de l’année 1884 et laprovidence m’a conduit à l’émission de ce magazine et je l’ai appelé “Ain Chams” en m’appuyant sur l’Omnipotent pour qu’il éclaire une partie de l’obscurité et je vous rappelle chers lecteurs ce que c’était la grande ville de la science et de la connaissance… “
 
Le magazine comprenait plusieurs sujets importants sur les anciennes coutumes égyptiennes qui existent encore de nos jours sans que personne ne connaisse leurs origines. Il y avait aussi une partie préparée spécifiquement pour l’apprentissage de la langue copte. Le magazine comprenait également un bref aperçu historique et géographique  des villes et des contrées égyptiennes classées en ordre alphabétique et chaque nom de ville en hiéroglyphe et copte et ce qui en a été mentionné dans les Antiquités égyptiennes. Le magazine a commencé la série de l’histoire des villes par “Ain Chams” nom que portait le magazine comprenant ce qui suit:
 
“Elle fut appelée On du Nord ou Ain Chams. Ce fut une ancienne grande ville célèbre et la capitale du troisième Nome de la Basse-Egypte situé au nord du Caire, un peu à l’est et on prononce le nom en langue égyptienne ancienne O. Elle avait aussi plusieurs autres noms, y compris “Ain Hor OIN Rê” ou œil d’Horus. Quant au nom d’Héliopolis, il est attribuable à “T-Faki Mefré” soit la ville du soleil, qui s’este traduite par les Grecs à Héliopolis. Sa fondation pourrait avoir été réalisée avant la deuxième Dynastie égyptienne sur la base du rapport selon lequel l’époque du Roi Cacao était célèbre pour le culte du veau égyptien en l’an 4100 av. J.C. et la célébrité de la ville est apparue sous le règne du roi Ostretsen 1er,  deuxième roi du douzième État thébain, car il a été construit où beaucoup de bâtiments sacrés et de salles majestueuses de la science et de la connaissance ont été érigés.