Dernières nouvelles

Le Musée égyptien de Tahrir remporte la subvention de conservation

11 Août 2016 12:40 pm

 
Le Musée égyptien de Tahrir au Caire a remporté une subvention de 130.000 dollars. C’est le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle qui lui a accordé cette subvention. Celle-ci qui a été remportée par le biais d’un concours international, sera utilisée pour la recherche et la restauration de deux collections de sarcophages: une collection est actuellement exposée au troisième étage du musée; les deuxièmes sarcophages sont stockés dans le sous-sol.
Le Fonds soutient la préservation des sites culturels, des objets culturels et formes d’expression culturelle traditionnelle dans plus de 100 pays en développement à travers le monde. Ses projets soutenus comprennent la restauration de bâtiments anciens et historiques, l’évaluation et la conservation des manuscrits rares et des collections de musées, la préservation et la protection des sites archéologiques importants, et la documentation techniques artisanales traditionnelles à risque de disparaître et les langues autochtones.
Situé au cœur du Caire moderne, sur la place Tahrir, qui signifie libération en arabe, le musée du Caire a été construit sur les plans de l’architecte français Marcel Dourgnon, et inauguré en 1902. Abritant les joyaux de l’histoire de l’art de l’Égypte ancienne, le musée du Caire a été le premier musée national établi au Moyen-Orient. Le premier conservateur du musée fut l’égyptologue Auguste Mariette, en 1858.
Auparavant, en 1861, le Service des antiquités avait reçu une parcelle au bord du Nil, à Boulaq, pour installer une « galerie provisoire ». Auguste Mariette aménagea à cet usage d’anciens entrepôts de la compagnie de transit responsable du ferry d’Alexandrie au Caire, mais ils ne sont jamais ouverts au public. En 1863,Auguste Mariette fit construire sur cette parcelle un bâtiment propre à abriter les collections d’antiquités du Service ; le « musée d’antiquités égyptiennes de S. A. le vice-roi » ouvrit cette année-là.
En 1880, son contenu fut transféré à Guizeh dans une annexe du palais d’Ismaïl Pacha, souverain d’Égypte. 
La statue en bronze d’Auguste Mariette et sa tombe dominent le jardin de l’actuel musée, à gauche de l’entrée.
Avec environ 160.000 objets historiques, dont notamment la première et la deuxième série de momies découvertes dans la tombe d’Aménophis II, le musée du Caire abrite la plus riche, la plus vaste et la plus complète collection d’antiquités pharaoniques au monde. 

Au premier étage du musée, se trouve une large exposition de statues, tombeaux, et chefs d’œuvre tels que les statues des pharaons Djoser, Chéops, Khephren… Au second étage, on peut découvrir une collection complète d’objets trouvés dans les tombeaux de Yuya, Hemaka et Tuya ainsi que deux salles abritant chacune 11 momies de la famille royale. 

Au cours du XXe siècle, le musée a reçu plus de cent millions de visiteurs, venant des 4 coins du monde. Malgré la déstabilisation politique du pays, le musée du Caire maintient son fort taux de fréquentation.

Le musée égyptien a connu une vaste rénovation du palais. Le décor a été métamorphosé, et les systèmes d’éclairage et de sécurité ont été mis à jour en coopération avec l’Allemagne pour un coût de plus de 4,3 millions de dollars. L’édification d’un nouveau Grand Musée égyptien à Guizeh suscite une âpre négociation pour la répartition des chefs-d’œuvre ; dans l’actuel musée du Caire, il y a plus de la moitié de sa collection dans le stockage en sous-sol.
Le Musée égyptien de Tahrir a été critiqué pour être empilé avec des objets, ce qui en fait une unité de stockage lui-même plutôt qu’une exposition pour les antiquités. Par conséquent, la réduction du nombre de ses pièces ne va pas avoir un impact sur lui, mais pourrait même l’améliorer.
Les deux collections du roi Toutankhamon et la reine Hetepheres sont prévues d’être déplacées du Musée égyptien de Tahrir.
Le ministère des Antiquités a terminé le transfert de la collection du roi Toutankhamon pour l’entretien et la restauration.
Il y a un nouveau style différent pour exposer des objets. Pour cela il faudra utiliser des méthodes modernes de présentation des techniques d’éclairage et les applications pour téléphones portables, ainsi que des stations interactives à l’intérieur du musée.
L’espace donné à la collection de Toutankhamon de 5000 objets est de 7000 m². Les objets seront également affichés sur de grandes surfaces pour permettre aux groupes de touristes de se déplacer facilement dans tout le musée. Le centre de restauration du musée fait partie de la deuxième phase du projet. L’objectif est la restauration de 100.000 objets qui seront mis sur l’affichage. Ce centre contient 14 laboratoires, dont sept pour la restauration et sept autres pour l’analyse.
Il y a aussi une section dédiée aux monuments lourds qui équipera et restaurera des objets pesant plus d’une demie tonne et qui ne peuvent être transférés à des laboratoires internes.
Les 80 experts en poste dans les laboratoires ont été sélectionnés pour inclure les diplômés expérimentés et ce afin de vérifier que le centre est bien équipé pour compter sur l’expertise.
L’institution japonaise JAICA a contribué à la formation des spécialistes de la restauration dans la section des monuments lourds à travers 10 cours organisés au Japon et 16 autres dans l’emballage pour le transfert.