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Le monde célèbre le monastère Sainte Catherine

13 Décembre 2015 12:04 pm

Point de rencontre des religions et des civilisations
 
 
 
Le gouvernorat du sud du Sinaï et le monastère Sainte Catherine ont organisé la célébration du martyre de Sainte Catherine commémoré le 8 Décembre en présence des ambassadeurs de nombreux pays et des artistes, des journalistes égyptiens et les touristes pour envoyer un message de paix au monde entier que l’Égypte est sûre car la terre de turquoise embrasse tous ses invités provenant de diverses régions du monde dans la Vallée Sacrée et au monastère de Sainte-Catherine point de rencontre des religions et civilisations.
 
Dr. Abdel Réhim Rihane, directeur général de la recherche et l’étude de l’édition archéologique et scientifique dans le Sinaï et en Basse-Egypte au ministère des Antiquités, a déclaré dans un communiqué à cette occasion que le monastère Sainte Catherine, qui fut enregistré comme patrimoine de l’Egypte de l’époque byzantine se rapportant à l’Eglise grecque orthodoxe en 1993 et ​​inscrit dans la Liste du patrimoine mondial (UNESCO) en 2002, est l’un des monastères les plus importants dans le monde ayant mérité sa renommée de son emplacement unique à l’endroit pur où l’esprit de tolérance incarne la convergence entre les religions et les civilisations.
Le site du monastère
Le monastère Sainte Catherine est situé à 1.570 mètres d’altitude, dans cette belle vallée de Jéthro que dominent, à plus de 500 mètres de hauteur, les murailles des contreforts du Mont Moïse et la montagne du Mégafa. Le monastère se compose de la citadelle proprement dite et de ses annexes: les jardins, le cimetière, l’ossuaire et les installations hôtelières.
La citadelle est un beau spécimen de l’architecture byzantine et son enceinte abrite la basilique justinienne, diverses chapelles, la mosquée, le Buisson ardent, plusieurs puits dont celui des filles de Jéthro, la bibliothèque, une galerie d’icônes, les cellules des moines, les appartements de l’archevêque, un réfectoire et une hôtellerie.
Histoire du monastère
L’histoire du désert et de la vie spirituelle au Sinaï commence vers 1300 avant Jésus-Christ lorsque Moïse, fuyant l’Egypte, arriva au pied de l’Horeb où il épousa une des filles de Jéthro.
Vers 1250, Moïse revint camper au pied de cette même montagne, avec son peuple,  pour y recevoir la Loi de Dieu. Plus tard, vers 700, le prophète Elie, fuyant la colère de la reine Jézabel, vint aussi à l’Horeb pour y rencontrer Dieu.
L’histoire chrétienne du Sinaï commença avec le monachisme. Lors de la persécution de Dioclétien (249-251), beaucoup de chrétiens trouvèrent refuge dans le Sinaï. Près de chaque source, dans chaque petite oasis et dans les grottes de la montagne, des ermites vinrent s’installer. Selon l’historien Sozomène (Histoire ecclésiastique, VI, 32) le premier moine du Sinaï à être connu fut Silvanos, moine de Scété en Egypte, qui vint après l’année 378 établir un ermitage sur la “Sainte Montagne”. En 385, la moniale espagnole Ethérie visita le Sinaï et elle trouva autour du Buisson ardent quatre églises et une multitude d’anachorètes.
Mais la paix et la tranquillité des moines étaient souvent troublées par les pillards du désert. Ainsi, en 377, l’impératrice Hélène construisit une tour près du Buisson ardent afin de permettre aux moines de s’y réfugier. Une petite église fut aménagée dans cette tour et dédiée à la Vierge Marie dont le Buisson ardent était le symbole. Cette tour devint vite insuffisante et en 527 des moines se rendirent à Constantinople pour présenter leurs doléances à l’empereur Justinien qui chargea l’architecte Etienne Alisios de construire un couvent-forteresse au Sinaï.
Alisios choisit l’emplacement du Buisson ardent, entouré de sources et de jardins, pour construire une puissante muraille en forme de rectangle dont le développement fut de 316 mètres. Cette construction fut achevée en 557. A l’intérieur de l’enceinte, Alisios construisit une grande basilique dans le prolongement de la petite église de la Vierge du Buisson ardent.
Le nouveau monastère du Sinaï fut consacré à “la Transfiguration du Christ Sauveur”. En effet, les deux prophètes Moïse et Elie accompagnèrent le Christ lors de sa Transfiguration et ils entendirent sa voix, bien des siècles auparavant, sur cette montagne de l’Horeb. Ce ne fut que plus tard que le monastère prit le nom de Sainte Catherine à la suite de la découverte miraculeuse de son corps sur la montagne qui porte maintenant son nom.
Sainte Catherine
Sainte Catherine naquit à Alexandrie en 296. Née dans une famille païenne, elle étudia la philosophie, la rhétorique, la poésie, la musique, les mathématiques, l’astronomie et la médecine. Elle se convertit au Christianisme et fut martyrisée sous le règne de l’empereur romain Maximin Daia (308-313) qui persécuta les Chrétiens.
Son corps disparut et, selon la tradition, il fut transporté miraculeusement sur un des sommets du Sinaï qui porte maintenant son nom. Trois siècles plus tard, guidés par un rêve, les moines du monastère de la Transfiguration trouvèrent son corps au sommet de la montagne, le descendirent en leur monastère et le placèrent dans un sarcophage sur la droite du chœur de la basilique.