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Par une parade officielle, la statue de Matariya au Musée égyptien

17 Mars 2017 6:18 pm

 
Le ministère des Antiquités a organisé, en coopération avec les forces armées, le déplacement de la statue de huit mètres, qui a été découverte récemment à Matariya, au Musée égyptien, ainsi que d’autres antiquités. Les travailleurs ont commencé à charger la statue mercredi à 16 heures, et entamé son voyage au Musée jeudi à 1 heure du matin. Le ministre des Antiquités, Dr. Khaled al-Anani, a organisé une réception au jardin du musée, jeudi, à 18h pour célébrer l’événement.
Lors d’une conférence de presse mondiale, en présence notamment du prince Henrik, époux de la reine du Danemark, et du ministre du Tourisme, Yéhia Rached, ainsi que plusieurs ambassadeurs, le ministre des Antiquités, Khaled al-Anani, a révélé que la statue n’appartient pas au roi Ramsès II, pourtant son identité fut une surprise scientifique pour tout le monde.
Selon le ministre, cette identité “préliminaire” a été dévoilée suivant une inscription sur le dos de la statue indiquant une partie de sa titulature royale en hiéroglyphes signifiant “celui au bras puissant”.
En effet, le ministre a identifié la statue comme étant fort probablement celle de Psammétique Ier un pharaon de la XXVIe dynastie ayant régné de 664 à 610 av. J.C., soit pendant 54 ans.
Dr al-Anani a toutefois émis des réserves sur cette annonce vu que le reste du nom devrait être découvert lorsque seront trouvées les pièces manquantes de la statue.
Fils de Nékao Ier, Psammétique Ier  hérita du trône et du royaume de Saïs et en peu de temps parvint à imposer son autorité sur la Basse-Égypte.
Le ministre des Antiquités a en outre souligné que l’arrivée de la statue de Matariya au Musée égyptien est une grande réussite.
Anani a ajouté que le ministère a utilisé des équipements lourds pour transférer la statue de Matariya.
Des chercheurs d’Egypte et d’Allemagne avaient trouvé le buste de la statue du roi-Pharaon et la partie inférieure de sa tête.
Ils ont également trouvé la partie supérieure d’une statue de calcaire de taille humaine du Pharaon Séti II, le petit-fils de Ramsès II
La découverte a été faite dans la zone de la classe ouvrière de Matariya parmi les bâtiments inachevés et les routes de boue
Elle montre l’importance de la ville d’Héliopolis (dite cité d’On) qui a été consacrée au culte de Ra – le dieu du soleil
C’est à ce moment que les archéologues ont soulevé d’un fossé boueux une statue de 3 000 ans du pharaon égyptien considéré comme «l’une des plus importantes découvertes».
Des experts sont descendus dans le quartier de Souk al-Khamis (marché du jeudi) de la capitale, Le Caire, et ont utilisé une grue pour lever la statue.
La découverte, saluée par le ministère des Antiquités comme l’une des plus importantes a été faite près des ruines du temple de Ramsès II dans l’ancienne ville d’Héliopolis.
Des chercheurs d’Egypte et d’Allemagne disent que la statue représente probablement le vénéré Pharaon Ramsès II, qui a gouverné l’Egypte il y a plus de 3000 ans.
Ramsès le Grand était le chef le plus puissant et le plus célèbre de l’Egypte ancienne.
Connu par ses successeurs comme le «Grand Ancêtre», il a mené plusieurs expéditions militaires et étendu l’Empire égyptien de la Syrie à l’est à la Nubie au sud.
Il était le troisième pharaon de la dix-neuvième dynastie d’Egypte et a régné de 1279 à 1213 av. J.C.
“Ils m’ont appelé pour annoncer la découverte d’un colosse d’un roi, probablement Ramsès II, fabriqué en quartzite”, avait alors déclaré le ministre des Antiquités, Khaled al-Anani, sur le site du dévoilement de la statue.
«Nous avons trouvé le buste de la statue et la partie inférieure de la tête et maintenant nous avons soulevé la tête et nous avons trouvé la couronne et l’oreille droite et un fragment de l’œil droit», a indiqué Anani.
Les ruines d’Héliopolis, qui signifie «ville du soleil» en grec ancien, sont situées dans la partie nord-est du Caire moderne.
Le temple du soleil à Héliopolis a été fondé par Ramsès II, ce qui augmente la probabilité que la statue est la sienne.
Les anciens Egyptiens croyaient qu’Héliopolis était l’endroit où le dieu du soleil vit, ce qui signifie qu’il était hors limites pour toutes les résidences royales.
C’était l’un des plus grands temples en Egypte, presque le double de la taille de Karnak de Louxor, mais a été détruit à l’époque gréco-romaine.
Beaucoup de ses obélisques ont été déplacés à Alexandrie ou en Europe et les pierres du site ont été pillées et utilisées pour la construction alors que Le Caire a été développé.
A noter que les pièces découvertes ont été transférées au laboratoire de la place de l’Obélisque à Matariya pour les remettre en état.
La statue a été recouverte de papier sans acidité et de coton humide avec de l’eau distillée. La gaze blanche qui couvrait la statue a été enlevée.
Les experts doivent maintenant tenter d’extraire les pièces restantes des deux statues avant de les restaurer.
Après avoir réussi dans cette tâche, le colosse sera déplacé à l’entrée du Grand Musée égyptien, prévu d’être ouvert en 2018.
La mission archéologique égypto-allemande, qui a déterré la statue dans la région de Matariya, commencera des fouilles sur deux nouveaux sites à proximité.
Dietrich Raue, chef du musée égyptien de Leipzig et de la mission égypto-allemande, a déclaré que le travail sur ces sites commencerait dans quelques jours une fois que l’ancienne statue aurait été complètement récupérée.
La mission, selon Raue, a trouvé des preuves de l’existence de deux autres sites près de l’obélisque, dont l’un a été surnommé le «camp militaire». L’autre est situé à l’est de l’obélisque.
Le travail sur le site actuel à Matariya est difficile car la région est très peuplée avec de nombreux bâtiments entourant le site, entravant le travail de la mission qui a été en cours pendant 10 ans.
Il s’attend toutefois à ce que les travaux sur les deux autres sites soient plus faciles car les autorités concernées discutent de la façon d’évacuer la zone tout en tenant compte des droits des résidents.
Ayman Ashmawy, chargé des affaires de fouilles au ministère des Antiquités, a confirmé que l’excavation sur le site de Matariya se poursuivra jusqu’à la fin de l’année.