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COLLOQUE AU CENTRE CULTUREL COPTE:  La femme en Egypte pharaonique  

Sanaa Farouk

12 Février 2015 5:30 pm

Le centre culturel copte a organisé un colloque culturel intitulé “la femme en Egypte pharaonique”, dont la lecture a été donnée par le Dr Achraf Alexandre Sadek, professeur à l’université de Limoge en France et égyptologue, en présence de l’Anba Moussa, évêque des jeunes, l’Anba Armeya, évêque général et directeur du centre culturel copte, et les étudiants de la faculté ecclésiastique de l’Anba Roweis, ainsi qu’un nombre d’intéressés en égyptologie.
 
Le Dr Achraf Sadek a exposé le rôle de la femme à l’époque pharaonique, expliquant que cette femme accomplissait des travaux dans plusieurs domaines, notamment politique. Dans l’histoire de l’Egypte ancienne on trouve de nombreux exemples de reines et de femmes ministres, dont la reine “Hotep” qui a régné à la place son jeune fils jusqu’à ce qu’il a atteint l’âge de gouvernance. Il y a aussi des reines qui se sont maintenues au pouvoir pendant de longues années, comme la reine “Hatchepsout” qui a régné en Egypte pendant 20 ans et des reines qui ont gouverné aux gouverné aux côtés de leurs époux, comme l’épouse d’Akhenaton “Néfertiti” (la belle des belles) et Tyi la brune, épouse d’Amenhotep, et la plus célèbre fut la dernière reine d’Egypte “Cléopâtre”.
La femme en Egypte ancienne a joui de l’égalité économique et juridique avec l’homme, mais elle n’a pas bénéficié du même statut social.
Les papyrus découverts ont montré le rôle de la femme dans les hautes fonctions de l’Etat, comme celui de juge, prêtre; médecin, ministre de la Justice. La femme pharaonique avait une part égale de l’héritage avec l’homme.
Concernant les allégations sur le mariage des anciens Egyptiens avec leurs sœurs, le Dr Sadek a affirmé qu’il n’y a aucune preuve à cet égard, et la loi pharaonique n’autorisait pas cela, mais il interdisait aux femmes de devenir la première dame du pays, vu que c’était la sœur du roi qui occupait ces fonctions. Pour cela, celle-ci était nommée “épouse légale”, et le roi pouvait épouser une autre et avoir des enfants illégitimes d’elle. L’épouse en Egypte ancienne était surnommé “Dame de la maison” oui “Dame du foyer”. Elle était aussi surnommée “l’aimée de son époux”. Le mari appelait son épouse “ma sœur” en guise d’expression de tendresse et d’amour extrême. Ceci, d’après le Dr Sadek, ne voulait pas dire qu’elle était sa sœur, mais qu’elle occupait sa place respectueuse dans son cœur.
Quant à sa sœur, elle était surnommée “ma chère”. Ces sentiments étaient apparents à travers les portraits et les statues rassemblant les couples. Quant à l’épouse sublime, elle occupait une place de prime importance auprès du roi. Seuls ses fils avaient le droit d’hériter du trône.
Contrairement aux croyances, il n’était pas nécessaire que l’épouse de Pharaon soit sa sœur, vu qu’elle pouvait être sa demi-sœur ou même la fille du roi ou encore une princesse étrangère, une descendante d’une dynastie précédente.
La femme égyptienne à cette époque était associée à l’homme dans tous les domaines de la vie publique, comme l’agriculture, la fabrication du vin et du pain, la vente et l’achat, et même dans le pilotage des navires de marchandises. Outre son rôle féminin naturel en tant que mère et épouse. Le Dr Achraf a indiqué que la femme égyptienne fut la première chef d’orchestre de l’histoire. En témoignent les gravures se trouvant sur les parois des temples.
La femme pharaonique a traité l’aspect cosmétique d’une façon très intelligente. Elle s’ingéniait à montrer sa beauté et la conserver en même temps. Elle prit grand soin de sa peau et inventa des masques pour la renforcer et rajeunir.
La femme à cette époque connut aussi la profession de coiffeuse. Elle préparait des coiffures, utilisant des peignes et prenant soin de la propreté des cheveux. Il y a des dessins des femmes pharaoniques avec différentes coiffures actuellement à la mode, comme la taille carré, le tank, la taille dégradée, courte, lisse et crépue. Les perruques étaient en vogue à ce temps-là comme les postiches, les boucles.