Dernières nouvelles

Confronter les terrorisites dans le Sinaï et la région

Abdelmasih YOUSUF

7 Septembre 2014 8:05 pm

Onze policiers ont été tués mardi dernier par l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule dans le Sinaï, où des djihadistes multiplient les attentats depuis que l’armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi, ont annoncé des responsables de la sécurité. L’attentat, survenu dans le nord de cette péninsule qui borde Israël et le territoire palestinien de Gaza, n’a pas encore été revendiqué. Mais des groupes djihadistes ont perpétré nombre d’attaques visant les forces de l’ordre dans tout le pays depuis plus d’un an, en représailles selon eux à la sanglante répression qui s’est abattue sur les partisans de M. Morsi depuis que le premier président élu démocratiquement en Égypte a été destitué et arrêté par l’armée en juillet 2013. Le principal groupe armé du Sinaï, Ansar Beït al-Maqdess, qui se dit lié à Al-Qaïda, tire également régulièrement des roquettes sur Israël. Il a revendiqué depuis un an les attentats les plus meurtriers, jusqu’au coeur du Caire, notamment l’un ayant manqué de peu le ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim, que les djihadistes considéraient comme le principal artisan de la répression anti-Morsi.

Al-Sissi au Maroc le 21 septembre
Le président Abdel Fattah Al-Sissi est attendu le 21 septembre, au Maroc, pour une visite officielle de trois jours. Le président al-Sissi est attendu le 21 septembre, au Maroc, pour une visite officielle de trois jours. Il s’agit de la première visite du genre d’Al-Sissi dans le royaume depuis son élection en juin dernier à la tête de la magistrature suprême de son pays. Le roi Mohammed VI avait adressé, le 7 juillet dernier, un message au président Al-Sissi dans lequel il a exprimé ses voeux pour “davantage de progrès et de prospérité à l’Egypte”, faisant part de son “plein soutien” à l’Egypte et à “tout ce qui est de nature à réaliser la stabilité et la prospérité du peuple égyptien et la confrontation de terrorisme”. Le message royal avait été remis au président Al-Sissi par le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar. Le ministre a exprimé à cette occasion au chef de l’Etat égyptien la “volonté du Maroc d’élargir les domaines de la coopération bilatérale et de consolider les relations privilégiées liant les deux pays à travers l’accélération de la tenue de la Haute commission mixte”.

Approche collective et internationale contre l’EI
Dans ces conditions, “Nous avons besoin d’une approche collective et internationale pour combattre ce phénomène” Le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a appelé à une “approche collective et internationale” pour en finir avec la “barbarie” des groupes djihadistes en Irak et en Syrie. “Nous avons besoin d’une approche collective et internationale, qui prenne en compte les différents éléments nécessaires pour combattre ce phénomène: politique, militaire et social”, a jugé Sameh Choukri,.Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a appelé à la mise en place d’une large coalition de nations pour lutter contre les djihadistes de l’Etat islamique, qui multiplient les exactions dans les territoires dont ils se sont emparés en Syrie et en Irak.
“C’est seulement à travers l’engagement international de tous que nous pourrons nous débarrasser de cette barbarie”, a jugé le chef de la diplomatie égyptienne, en visite à Paris où il a notamment rencontré le président François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. “Nous sommes prêts à soutenir la communauté internationale à travers tout ce qui pourrait être décidé sur ce sujet, en terme de résolution des Nations unies. Chaque pays aura un rôle à jouer mais il est encore trop tôt pour savoir lequel”, a-t-il ajouté, en réponse à une question sur une éventuelle implication militaire de l’Egypte.Choukri s’est montré confiant que les négociations entre Israéliens et Palestiniens, qui doivent avoir lieu dans les prochaines semaines au Caire, débouchent sur un accord.
“Nous espérons que les deux camps feront preuve de la souplesse nécessaire, eu égard aux souffrances de la population de Gaza, qui ne doivent pas se poursuivre car elle a besoin d’une aide humanitaire et pour reconstruire qui est vitale”, a jugé le ministre égyptien. “Le communauté internationale et la région ne peuvent pas supporter davantage de violence, de pertes de vies palestiniennes et nous espérons que cela conduira à la reconnaissance de la nécessité de trouver une solution finale au conflit israélo-palestinien, avec la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967″, a-t-il souligné. Après plusieurs trêves unilatérales ou bilatérales avortées, Israël et l’organisation terroriste du Hamas ont fini par s’entendre sur un cessez-le-feu illimité mettant un terme à 50 jours de guerre.