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1er anniversaire de l'éviction du régime des FM

3 Juillet 2014 12:27 pm

Karim Felli

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a prévenu lundi que les auteurs d’attentats terroristes seraient punis, quelques heures après la mort de deux officiers, tués par une série d’explosions devant le palais présidentiel au Caire. Le chef de l’Etat s’exprimait à l’occasion du premier anniversaire des manifestations monstres contre le président islamiste Morsi dont il a lui-même annoncé la destitution le 3 juillet 2013. “Aujourd’hui, de nouveaux martyrs sont tombés, je m’engage devant Dieu, leurs familles et leurs âmes pures à ce que l’Etat punisse de façon juste et rapide les auteurs des attaques”, a déclaré le président Al-Sissi dans une allocution télévisée.
Le président Abdel Fattah Al-Sissi a de même exigé, lors d’une entrevue avec le ministre de l’Intérieur Mohamed Ibrahim et ses collaborateurs au siège de la présidence à Héliopolis, l’élaboration d’une stratégie intégrale pour faire face aux défis sécuritaires.
Cette stratégie prévoit entre autres la formation intensives des éléments de la police et la signature de protocoles de coopération avec les pays étrangers amis afin d’y entraîner les officiers égyptiens et d’améliorer leur performance, a déclaré le porte-parole de la présidence, Ihab Badawi.
Le président a également exigé la formation d’un comité spécialisé pour étudier les défis actuels et futurs et exécuter la stratégie qui sera élaborée, a indiqué M. Badawi.

Cellules djihadistes

Deux officiers de police ont été tués le 30 juin en tentant de désamorcer les engins. Un groupe djihadiste avait prévenu il y a plusieurs jours qu’il avait placé les engins près de la présidence. Ces nouvelles explosions surviennent un an après le début des énormes manifestations qui avaient appelé au départ du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans (FM), le 3 juillet denier.
Après une relative accalmie, les attaques terroristes ont repris de plus belle en Égypte depuis la semaine du 23 juin, trois bombes explosaient dans le métro du Caire, faisant cinq blessés. Samedi 28, deux bombes artisanales placées dans un centre de télécommunication en construction en banlieue du Caire tuaient une femme et sa fille. Le même jour, quatre policiers ont été tués par balles dans le nord du Sinaï. Cette fois, la présidence égyptienne, le palais d’Al-Ittihadiya, a été directement visée. Le 30 juin au matin, des officiers de police recherchaient des engins explosifs autour du bâtiment, dans le quartier d’Héliopolis. Une série d’explosions a alors tué deux policiers et blessé plusieurs autres personnes. Une heure plus tard, un robot de la police a retiré un autre engin qui a pu être désactivé par les policiers.

Un an après le départ de Morsi

Le groupe djihadiste “Ajnad Misr” -les soldats d’Egypte- avait prévenu vendredi 27 juin avoir placé plusieurs bombes près de la présidence il y a quelques semaines. Selon le communiqué, le groupe avait choisi de ne pas faire exploser les engins pour ne pas tuer de civils. “Ajnad Misr” fait partie des groupes djihadistes qui revendiquent régulièrement des attentats dans le pays. Ces attaques se sont multipliées depuis la destitution le 3 juillet 2013 du président islamiste Morsi, issu des Frères musulmans. Le président Abdel Fattah Al-Sissi, a fait de la lutte contre le terrorisme sa priorité et le nombre d’attentats avait diminué ces derniers temps. Les autorités assuraient avoir démantelé plusieurs “cellules terroristes”.