Icônes coptes au musée national de Sohag

07-09-2022 01:23 PM


Le musée national de Sohag organise en collaboration avec le département des antiquités islamiques, coptes et les monastères historiques , une exposition temporaire intitulée “Les trésors oubliés de Sohag”. L’objectif d’une telle exposition est de mettre en évidence les icônes coptes non enregistrées trouvées à l’intérieur des monastères antiques de Sohag. L’exposition se poursuivra jusqu’au 20 septembre.

Neuf icônes sont exposées, dont les plus importantes sont deux représentant la Vierge Marie portant Jésus, une de l’archange Michel, une autre de l’archange Gabriel et les icônes d’Anba Bissada et d’Anba Abadion. Les 9 icônes historiques proviennent du monastère de la Vierge à Diabat et de l’église Abou Sefein à Akhmim . Les icônes antiques sont exposées pour la première fois et seront restituées au monastère et à l’église dès la fin de la période d’exposition temporaire dans le musée


Il convient à cet égard de savoir que 945 pièces antiques provenant de fouilles archéologiques dans le gouvernorat de Sohag, en Haute-Egypte, font l’objet du Musée national de Sohag. S’étendant sur une surface de 8 600 m2 et donnant sur la rive est du Nil, il arbore la forme d’un temple pharaonique de deux étages. L’idée de fonder un musée à Sohag remonte à 1989. Les travaux ont commencé en 1993. Depuis cette date, les travaux au musée ont été plusieurs fois interrompus jusqu’à ce que les travaux recommencent à reprendre en 2016. Il a été officiellement inauguré en 2018 par le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi.

Le Musée de Sohag, retrace, d’une part, l’histoire du gouvernorat à travers les différentes époques, et évoque, d’autre part, les croyances religieuses et les lieux de pèlerinage chez les pharaons, les Romains, les coptes et les musulmans. La plupart des pièces antiques ont été exhumées sur différents sites près de Sohag et le reste a été soigneusement sélectionné au Musée égyptien du Caire, dans celui de Gayer Andreson ainsi qu’au Musée copte et dans celui des arts islamiques, ces pièces ont été classées par ordre chronologique pour montrer la richesse et l’importance de Sohag. L’exposition tient également à renforcer le patrimoine culturel de ce gouvernorat, surtout celui de la ville d’Akhmim.

Juste devant l’entrée du musée se trouvent cinq colosses de la déesse lionne Sekhmet. A l’accueil, c’est la tête du Grand pharaon Ramsès II qui regarde les visiteurs. Deux grandes entrées donnent respectivement sur la route principale et la corniche du Nil. A l’intérieur, les murs sont peints en vert foncé pour refléter la nature agricole de la région, tandis que le fond des vitrines est de couleur beige clair pour symboliser l’environnement désertique du gouvernorat.


Le premier étage (sous-sol) est consacré à raconter les croyances religieuses ainsi que l’idée de la résurrection, de l’immortalité et du pèlerinage à travers les époques. Le thème du pèlerinage est montré d’une façon éblouissante par le biais de différentes pièces : bateaux funéraires, tissus, stèles, sarcophages ou masques, en plus des statues de quelques divinités.
Le rez-de-chaussée se compose, en plus du hall principal et de la salle d’exposition temporaire, de six salles, dont chacune montre un thème qui a influé la vie égyptienne dans l’antiquité. Ces salles ont pour nom : la royauté, la famille, la cuisine et la santé, la foi et la religion, l’industrie et l’artisanat. Sohag était la ville où vivaient les rois des premières dynasties, ce qui explique le choix de la royauté comme premier sujet du nouveau musée . A Abydos, qui était une nécropole royale de la Ire et IIe dynasties, Ramsès II (XIXe dynastie av. J.-C.), l’un des dirigeants les plus influents de l’histoire égyptienne, a fondé son temple. Quoi de plus normal donc que sa statue colossale soit placée à l’intérieur du musée.
D’autres pièces maîtresses attirent l’attention du visiteur, telles que la statue de Wini, chef de l’armée de la VIe dynastie et premier chef militaire connu dans l’histoire égyptienne.
Les stèles de Séti et de son fils Ramsès II sont également des objets distingués qui retracent une partie importante de l’histoire , le but du musée n’était pas seulement de refléter l’histoire d’une province, mais aussi de mettre en évidence la personnalité égyptienne de la Haute-Egypte.

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