Christine Arida, ingénieure égyptienne, à l’exposition de l’UNESCO «Résilience Créative»

07-11-2021 11:13 AM


Christine Arida est une femme égyptienne qui a étudié l’ingénierie des communications, et après avoir obtenu son diplôme en1992, elle a travaillé avec un groupe de scientifiques, de chercheurs et de jeunes au Centre d’information du Conseil des ministres, groupe en charge d’introduire l’Egypte dans le monde de l’Internet. Arida a vécu une expérience dure et réussie et a consacré tout son temps et ses efforts à son travail. Elle a ainsi occupé le poste de présidente du département de la planification stratégique de l’Autorité centrale de régulation des communications. Cependant, elle conservait un amour pour l’art, la beauté et les couleurs.

Lorsque la pandémie du Coronavirus a surgi, forçant tout le monde à rester entre les murs des maisons dans une isolation totale du danger de l’épidémie, ses beaux sens artistiques ont émergé. Elle saisit le pinceau et les couleurs, créant et dessinant une peinture après l’autre inspirées toutes de la vie chaleureuse avec le mari et les enfants, avec amour et affection sans préoccupations ni barrières, et les peintures ont ainsi été réalisées avec une perspective humaine.

L’opportunité s’est présentée à elle alors qu’elle faisait ses premiers pas dans le créneau des arts plastiques lorsque l’ingénieur Ziad Abdel Tawab, rapporteur de la commission Culture numérique au ministère de la Culture l’a invitée à participer à un concours annoncé par l’UNESCO pour la créativité des travailleuses.

L’appel à la candidature pour l’exposition lancée par l’UNESCO était intitulée “Résilience Créative – L’art par des Femmes de Science en réponse à la pandémie”

L’UNESCO avait organisé cette exposition pour présenter les travaux artistiques des femmes de science, sur la réaction et la lutte contre la pandémie de la COVID-19. Les œuvres d’art capturent à la fois la douleur et l’espoir, et offrent une nouvelle lecture des sociétés qui ont lutté contre la pandémie et qui en émergent lentement.

L’art a le pouvoir de provoquer, motiver, inspirer, illuminer et susciter le changement.

Résilience Créative entend donner la parole aux femmes scientifiques en explorant l’univers intime de leurs expressions artistiques. L’exposition présente les œuvres de 54 femmes scientifiques du monde entier. L’exposition met en lumière la vie artistique de neuroscientifiques, de microbiologistes, de médecins, d’infirmières, d’étudiantes en médecine, de chercheuses, de vulgarisatrices scientifiques, d’ingénieures et de mathématiciennes de tous âges. Ces femmes déploient leurs talents artistiques, auxquels sont conjugués leur expertise dans les domaines de la science, de la santé, de la vulgarisation scientifique et de la technologie, pour témoigner des effets la pandémie de COVID-19. À travers la peinture, la photographie, le dessin numérique, la gravure, la sculpture, le crochet ou des vidéos, ces « sci-artistes » témoignent de la façon dont la pandémie mondiale a transformé nos interactions et de comment nous en sortons lentement pour évoluer vers des sociétés nouvelles et transformées.

Comme a déclaré Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO : «Si les femmes comme les hommes ont été confrontées à des difficultés pendant la crise sanitaire mondiale actuelle, les femmes ont dû lutter davantage contre les inégalités systémiques fondées sur le genre. Les femmes de sciences demeurent largement invisibles, même si elles ont été en première ligne dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. Elles ont donc besoin d’être entendues et de communiquer leurs expériences uniques sur la façon dont leurs vies et leurs projets ont été transformés par la pandémie. En rendant visibles leurs visions, leurs luttes et leurs ambitions, ces femmes scientifiques nous inspirent pour rendre nos sociétés plus créatives et plus égalitaires dans le monde post-Covid-19».

Dr. Inas Abdel-Dayem, ministre égyptienne de la Culture, avait reçu une invitation de l’UNESCO à désigner qui elle considérerait compétent pour participer à l’exposition organisée pour les œuvres des femmes travaillant dans le domaine de la science et de la technologie de différents pays du monde , à condition que ces œuvres fassent partie des créations personnelles de femmes travaillant dans ce domaine.

Le Conseil Suprême de la Culture dirigé par le Dr Hicham Azmy, a ainsi décidé de nommer l’œuvre de l’ingénieure égyptienne Christine Arida

Lors de la préparation de l’exposition, les œuvres de 200 créateurs de nombreux pays du monde ont été présentées à l’UNESCO. Les œuvres de 54 femmes de 33 pays ont été sélectionnées pour participer à l’exposition, y compris les œuvres de l’artiste créative égyptienne Christine Arida. Vous pouvez consulter l’exposition inaugurée le 28 octobre et se poursuit jusqu’au 1er décembre en cliquant le lien

https://fr.unesco.org/creativeresilience.

Dans l’exposition, cinq œuvres d’art de l’ingénieure Christine sont présentées au sein de la collection « Conversation silencieuse ». La collection comprend des œuvres intitulées: Conversation silencieuse : “Parlez-moi… Je passerai ma vie à écouter.” L’espoir : “L’espoir réside dans notre force intérieure qui nous permet de défier les ténèbres, d’aller de l’avant et d’avoir une vie meilleure .
La Tempête : “Et quand la tempête arrive, et que le vent puissant secoue la forêt, et que le tonnerre et les éclairs proclament la majesté du ciel, – alors laissez votre cœur dire avec crainte, Dieu se déplace avec passion.” (Khalil Goubran, le Prophète).
La recherche de l’âme : “Nous mènerons certaines de nos plus grandes batailles dans les chambres silencieuses de nos âmes.
” Pluie : “De là où nous sommes, la pluie semble aléatoire. Si nous pouvions nous tenir ailleurs, nous y verrions de l’ordre.” (Tony Hillerman).

Christine est également photographe et artiste visuelle ayant commencé à exposer ses œuvres en 2021.

Son oeuvre «Conversation silencieuse», 2021, est une série de peintures qui montrent l’amour et le soutien d’un partenaire ou d’un ami en période de turbulences. Ce support n’a pas besoin d’être bruyant. Il peut également être donné en silence. La pandémie de Covid-19 a eu des conséquences néfastes sur le bien-être psychologique, la santé, les finances et la communication interpersonnelle au sein des relations. Selon Christine, Silent Talk « met l’accent sur le processus de transformation de la vie dans un monde occupé plein de devoirs, de responsabilités et de soucis, à un lieu de relations personnelles intimes de soutien, de soulagement et d’amour. » Malgré les sentiments perturbateurs et les peurs d’un avenir inconnu, Christine nous encourage à penser différemment, à valoriser une joie cachée, un moment de réflexion. Elle veut que son art suscite l’espoir d’un avenir meilleur.

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