Une femme à la tête du Louvre pour la première fois !

06-06-2021 12:01 PM


Laurence des Cars, présidente du musée d’Orsay, a été choisie pour succéder à Jean-Luc Martinez en tant que directrice du célébrissime musée. L’historienne de l’art prendra ses fonctions le 1er septembre.
Elle est décidément une pionnière, puisqu’elle avait déjà été la première femme à être nommée à la tête du Musée d’Orsay, en mars 2017.
A la tête du Louvre, Mme des Cars aura pour mission de réaffirmer la vocation universelle du premier musée du monde. Dans cette perspective, elle fera du dialogue entre l’art ancien et le monde contemporain l’une de ses priorités, avec le souci constant de la transmission au plus grand nombre. Elle placera la jeunesse, particulièrement éprouvée par la crise, au centre de la politique de l’établissement. Elle aura également à cœur de mettre en place de nouvelles coopérations au service d’une programmation culturelle ambitieuse, faisant une large part aux partenariats internationaux.

Désireuse de promouvoir la culture auprès des jeunes, Laurence des Cars avait déclaré qu’elle souhaitait toucher les “visiteurs de tous les âges et de toutes les origines socio-culturelles”, dans “un monde qui peut chahuter, rejeter le musée”.
Laurence Des Cars est la fille du journaliste Jean des Cars et petite-fille du romancier Guy des Cars. Spécialiste de l’art du XIXe et du début du XXe siècle, elle a étudié à l’université Paris IV-Sorbonne et à l’École du Louvre, avant d’intégrer l’École nationale du patrimoine.
Elle est devenue conservatrice au musée d’Orsay en 1994, puis a été nommée directrice du musée de l’Orangerie en 2014 par la ministre de la Culture de l’époque, Aurélie Filippetti.
Son talent et son dynamisme seront précieux pour réaffirmer la vocation universelle du musée !
Désormais, Laurence Des Cars mettra sa passion et son enthousiasme au service du plus grand musée du monde.

Il est bon de savoir qu’au département égyptien du Louvre on peut plonger au coeur d’une ancienne civilisation qui a perduré près de 3000 ans et a compté plus de 30 dynasties de rois. Du Grand Sphinx à la momie, le département abrite une immense collection des antiquités égyptiennes du Musée du Louvre et offre un formidable voyage dans le temps !
La disposition des œuvres et des objets de la partie thématique de cette collection permet de se plonger au coeur de l’antique civilisation égyptienne, avec notamment la reconstitution d’un temple et de chapelles funéraires.
En admirant cette collection, c’est aussi un peu marcher dans les pas de Jean-François Champollion qui, après avoir déchiffré les hiéroglyphes, a été nommé premier conservateur de cette section du Louvre.
Après le sphinx de Tanis, une impressionnante créature de 24 tonnes de granit rose, une salle est consacrée à la source de vie en Egypte : le Nil dont les crues régulières ont permis aux Anciens Egyptiens de pratiquer l’agriculture, et donc de vivre, se nourrir, se vêtir… Une vitrine présentant les maquettes de bateaux et les sculptures de crocodiles, d’hippopotames et d’autres animaux donne l’impression de se retrouver au bord de ce fleuve au rôle primordial qu’est le Nil.
En pénétrant à l’intérieur d’une chapelle funéraire, se trouve le mastaba d’Akhetetep, présentant le banquet de ce défunt sous la forme de splendides bas-reliefs sculptés dans du calcaire et rehaussés de couleurs encore visibles plus de 4000 ans après leur création ! On y voit aussi les différentes formes de tombeaux de l’Ancienne Egypte, les pyramides n’ayant revêtu qu’une de leurs formes et n’ayant été employées que pendant un millénaire.
Un peu plus loin, se trouve la section de l’écriture : les hiéroglyphes ou « paroles divines » et les autres types d’écriture des anciens égyptiens : le hiératique et le démotique. Toute une vitrine présente le matériel utilisé par les scribes : les palettes, calames, godets d’encre qu’ils utilisaient, ainsi qu’un porte-papyrus…
La collection du Louvre permet d’admirer de magnifiques bijoux en or et en pierres semi-précieuses, telles que les agates ou les améthystes, des bracelets en coquillage, une tunique de lin très bien conservée, ainsi que des pots à onguent et des cuillères à fard et à maquillage. Le fameux kôhl égyptien est évoqué sous la forme d’étuis en forme de dieux, de plantes ou d’animaux. D’étonnantes momies d’animaux sont également exposées.
Le Louvre présente la reconstitution d’un temple divin, où figurent de nombreuses statues de la puissante déesse Sekhmet, à corps de femme et tête de lionne, ainsi que de vertigineuses statues de rois d’Egypte. Le naos du temple contenait et protégeait autrefois une statue du dieu Osiris.
Enfin, on peut admirer une impressionnante collection de sarcophages, notamment celui du pharaon Ramsès III et celui du prêtre Djédhor, ce dernier étant un beau cadeau fait au Louvre par Jean-François Champollion qui l’avait acquis sur ses propres fonds lors de son voyage en Egypte.
La momie égyptienne du Louvre est en outre une occasion d’apprécier la finesse d’enroulement des bandelettes autour du corps du défunt et d’évoquer le long processus de momification.
A noter que le Département des Antiquités Egyptiennes du Musée du Louvre a ouvert ses portes au public en 1827. C’est Jean-François Champollion qui en a été nommé le premier conservateur avant qu’il n’entreprenne son expédition scientifique dans la Vallée du Nil en 1828/1829.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a au Musée du Louvre aucun des objets découverts pendant la Campagne d’Egypte du Général Bonaparte à la fin du 18° siècle.
La collection d’Antiquités Egyptiennes du Louvre s’est tout d’abord constituée par l’acquisition de collections auprès du Consul britannique Salt et du consul de France en Egypte Drovetti, et par des dons. Puis cette collection s’est enrichie des découvertes issues des fouilles menées en Egypte, notamment par un grand égyptologue français Auguste Mariette. Ce dernier a particulièrement oeuvré sur le site du Sérapéum de Memphis et grâce à lui près de 6000 objets sont entrés au Louvre dont la statue du Scribe accroupi, aux yeux en cristal de roche.
Qu’il s’agisse de fragments de pilier représentant le visage d’Akhénaton (le père de Toutankhamon) ou de pièces monumentales, aujourd’hui, près de 50000 objets sont conservés dans la section Egypte du Louvre. Ils proviennent de sites différents : des nécropoles, comme Saqqarah, des temples dont celui d’Abydos et même d’un village d’artisans décorateurs de tombes de pharaons dans la Vallée des Rois, celui de Deir el Medineh.
Les antiquités de l’Egypte pharaonique sont présentées en 2 parcours distincts : un parcours chronologique composé de 10 salles et un parcours thématique composé de 20 salles. Pas moins de 30 salles sont consacrées à l’Egypte ancienne au Louvre, ce qui en fait l’une des plus grandes collections d’objets Egyptiens au monde, après celles du musée du Caire, du British Museum et du Musée de Berlin.

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