Adieu Michel El-Masry, Compositeur des “Nuits de Helmiya”

04-07-2018 12:05 PM

Michael Victor


Dans la soirée du samedi 30 juin s’est éteint le grand musicien, Michel El-Masry, qui a présenté plus de 100 œuvres d’art comprenant des bandes sonores et des feuilletons dont les plus importantes étaient “Nuits de Helmiya”, “Famille de Metwalli”, “Pas de Dieu sans Allah.”

La ministre de la Culture, Dr Inas Abdel Dayem a déclaré que le milieu artistique en Egypte et le monde arabe a perdu un de ses créateurs après avoir laissé une marque importante dans le domaine de la musique, le décrivant comme l’un des musiciens les plus importants dans le monde arabe.

L’office funèbre du regretté musicien Michel El-Masry a eu lieu à l’église de la Vierge Marie à Marashly à Zamalek au Hall du Pape Chenouda III.

Ont tenu à assister à l’office un grand nombre d’amateurs et de proches du défunt musicien, ainsi que la chanteuse Ghada Ragab.

.Il est à noter que Ghada Ragab tenait à s’exprimer dans sa nécrologie en ces termes : « Mon bien-aimé et père, le grand musicien créateur et tendre Michel El-Masry, auteur de l’ouvrage le plus célèbre dans le drame égyptien « Les nuits de Helmiya » et bien d’autres, je prie pour lui et demande à Dieu de lui accorder miséricorde et pardon ».

El-Masry, de son vrai nom Mikhaïl Habib Nakhla, est né en 1933 au Caire. Bien que le père d’El-Masry qui était marchand ait aimé la musique, il était opposé à son fils qui voulait poursuivre la carrière de musicien.

Malgré cela, El-Masry a étudié l’art et la musique et rejoint l’Institut d’art Léonard de Vinci au Caire après avoir terminé ses études secondaires en 1948.

A noter que Michel était le seul égyptien à cet institut italien, c’est pourquoi il a reçu le surnom de « El-Masry » (l’égyptien).

L’année suivante, il a rejoint l’Institut Fouad 1er de la musique arabe.

Bien qu’il fût un violoniste, le directeur de l’institut Fouad 1er lui a demandé d’étudier la cornette en cuivre.

Michel El Masry est l’un des violonistes les plus célèbres. Il a joué avec Oum Kalthoum avec ses derniers concerts dans les chansons “Aghadan Alkak » (Te rencontrerai-je demain ?), « Lagl Oyounak» (Pour tes yeux), « Ya Mesaharny » (Toi qui me fait veiller), « Leilet hob » ( Une nuit d’amour ).

La peur et l’anxiété dominaient sa relation avec « Oum Kalthoum » vu qu’il avait entendu dire qu’elle humiliait les musiciens et n’aimait pas que l’un d’eux dépasse les bornes avec elle, et 25 ans après s’être abstenu de pas traiter avec elle, ses amis l’ont convaincu de mener l’expérience de collaboration avec elle, et surtout qu’elle avait toujours exprimé ce désir.

Michel a raconté son histoire avec « Oum Kalthoum » où il était méfiant que la grande star l’accueille chaleureusement, vu qu’il était le mieux payé parmi les musiciens qui ont travaillé avec elle.

Il était un musicien qui s’est joint au groupe de diamant, jouant et distribuant de la musique pour des dizaines d’extraits, et il a joué avec le groupe Rahbani avec la chanteuse libanaise Faïrouz.

L’étape de Faïrouz dans la vie de Michel El-Masry était importante, où il a toujours parlé dans ses interviews télévisées, en soulignant qu’il avait toujours apprécié cette expérience et a voyagé au Liban pour jouer avec le groupe Rahbani accompagné de la grande chanteuse.

De 1968 à 1970, il a dit à propos de ce groupe : « Le plus important est qu’ils sont organisés, disciplinés et engagés », faisant l’éloge de la musique qu’ils ont fait qui, en dépit de son caractère spécial, est un peu semblable à la musique occidentale en termes d’organisation et de discipline, raison pour laquelle elle a subsisté longtemps .

Il a distribué également le trio de chansons de Mohamed Abdel Wahab, « Tout mon amour », « Je te promets, et « Ce matin et cette nuit” » chantées par Warda, et a composé le “lectorat” pour Abdel Halim Hafez.

En ce qui concerne la chanson « La voyante de la tasse », Michel a composé son introduction musicale, d’après un poème de Nizar Qabbani et la musique composée par Mohamed El-Mogui.

Il a également composé de la musique pour 15 films égyptiens, ainsi que des notes de musique pour 27 émissions de télévision.

El-Masry était membre du groupe El-Masa en tant que premier violoniste.

El-Masry a également composé des bandes sonores pour plus de 10 films et a joué dans une centaine de bandes sonores pour des feuilletons télévisés.

Il fut aussi le premier chrétien à composer de la musique pour un feuilleton télévisé islamique « Tassabih Chahr Ramadan El-Moazam » (Louanges du mois béni de Ramadan).

Il est à noter que Michel était passionné de la peinture et de la musique dans la mesure où ses talents ont reçu un grand encouragement de ses professeurs à la fin de l’école secondaire en 1948.

Michel a formé un groupe musical de 25 musiciens actifs dans la vie musicale égyptienne.

Les créateurs et les bons insistent toujours à changer de titre. Ils quittent le monde pour vivre loin de l’élan de la vie et de sa cruauté, notamment ceux comme Michel El-Masry, sensibles et émotifs, qui préfèrent la renommée de leurs œuvres musicales à leur renommée personnelle. Dans le monde arabe, peu de gens connaissement El-Masry, mais les amateurs de ses œuvres sont nombreux, et surtout les nouvelles générations auxquelles Michel El-Masry a donné la «Nostalgie» des grandes œuvres célèbres inoubliables depuis le plus bas âge, comme « Les nuits de Helmiya », « Qui n’aime pas Fatma » et « La famille du Hajj Metwalli ».

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