Grégoire VII et la réforme grégorienne

03-05-2018 10:48 AM


Hildebrand devient pape le 22 avril 1073 et prend le nom de Grégoire VII.

Ancien moine de Cluny, il s’est acquis une excellente réputation auprès des Romains en servant les papes précédents, Léon IX et Alexandre II. Il est proclamé pape par la foule romaine.

Le nouveau pape modifie profondément l’Église catholique pour la rendre plus morale et surtout plus indépendante des seigneurs et des souverains.

Ses mesures restent connues sous le nom de réforme grégorienne. Certaines, toutefois, ont déjà été ébauchées par ses prédécesseurs sous son inspiration.

Les prémices de la réforme grégorienne

Les prémices de la réforme grégorienne apparaissent avec Léon IX, pape imposé à Rome en 1049 par Henri III, le plus énergique de tous les empereurs germaniques. Pendant les cinq années de son pontificat, Léon IX n’a de cesse de parcourir l’Occident pour réformer l’institution ecclésiastique eet résoudre deux problèmes majeurs :

– la simonie, c’est-à-dire le trafic contre argent des biens d’Église.

– le mariage et le concubinage des prêtres, précédemment tolérés : les prêtres mariés sont en effet tentés de s’enrichir et de constituer une rente au profit de leurs descendants, privant l’Église des moyens matériels indispensables à l’accomplissement de sa mission.

Pour réussir dans son entreprise, le pape qui, au début du Moyen Âge, était simplement considéré comme l’évêque de Rome, veut imposer sa prééminence sur les autres évêques. C’est ainsi que s’élargit le fossé entre l’Église de Rome, qui prétend au qualificatif de catholique, c’est-à-dire universelle, et l’Église de Constantinople, qui se qualifie d’orthodoxe (en grec : conforme à la vraie Foi).

L’action de Grégoire VII

Grégoire VII commence par proscrire le mariage et le concubinage des prêtres puis condamne fermement la simonie. Il s’attelle ensuite à la formation des curés qui, trop souvent incultes, se souciaient assez peu d’évangéliser leurs ouailles.

Enfin, par vingt-sept propositions célèbres de 1075 (le Dictatus papae), il réserve au collège des cardinaux l’élection des papes.

Il condamne les investitures laïques, c’est-à-dire le droit qu’avaient les souverains de nommer les évêques. C’est une révolution dans un monde où, selon la tradition antique, on est encore porté à penser que l’empereur est le représentant de Dieu sur la Terre et que le clergé a vocation à le servir.

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