Le cinéma humanitaire au cœur du festival du film d’El Gouna

05-10-2017 10:41 AM


Le rideau s’est fermé sur la première édition du Festival d’El Gouna qui s’est déroulée du 22 au 29 septembre 2017 dans la station touristique égyptienne située en bordure de mer Rouge, ayant pour objectif principal de faire la lumière sur le cinéma humanitaire.
De nombreuses célébrités du 7e art ont fait le déplacement à la station balnéaire éponyme pour participer à l’évènement créé par Naguib Sawiris.
Le festival veut activer la scène cinématographique et culturelle locale, tout en encourageant toute forme contemporaine d’expression créative dans la région MENA, en particulier pour les jeunes générations.
Le thème du festival « Un cinéma pour l’humanité » reflète ses activités dans leur ensemble. Le GFF a été créé dans le but de mettre en avant le rôle joué par le cinéma dans la promotion de l’interaction culturelle. Ce thème a également été soutenu par le bras créatif du GFF pour le développement commercial et l’industrie cinématographiques, CineGouna.
La plateforme CineGouna, un business hub créatif conçu pour soutenir les cinéastes aspirants dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), vise à nourrir et à soutenir des talents cinématographiques prometteurs. Le tremplin CineGouna est le laboratoire de développement et de coproduction du projet proposé par le GFF. D’autre part, CineGouna propose des débats d’experts sur des thèmes spécialisés, des tables rondes, des ateliers et des cours de maîtrise animés par des professionnels du cinéma venus du monde entier. Parmi les principaux conférenciers des cours de maîtrise proposées par CineGouna, on comptait Forest Whitaker et Oliver Stone.
Cette première édition du festival du film d’El Gouna avait pour principal thème l’humanitaire dans le monde et mettait donc à l’honneur les films égyptiens et internationaux ayant un rapport avec ce sujet.
Le GFF a présenté une sélection de films récents du monde entier avec plus de 70 titres, dont deux premières mondiales pour le documentaire « Soufra » de Thomas Morgan et le long métrage égyptien « Photocopie » de Tamer El Ashry. Le programme comprenait trois grandes sections compétitives : long-métrage narratif, long-métrage documentaire et court-métrage. Le festival a décerné aux lauréats du concours des prix en argent.
L’évènement était également l’occasion de rendre hommage à l’industrie locale du cinéma. A ce propos, le festival a également rendu hommage à trois personnalités égyptienne, arabe et internationale de l’industrie cinématographique qui ont enrichi l’art du cinéma à leur façon, dont la star internationale et humanitaire Forest Whitaker, l’acteur égyptien Adel Imam et le critique de film libanais Ibrahim Al Aris.
L’acteur américain Forest Whitaker honoré pour l’ensemble de sa carrière, a déclaré à cette occasion: “C’est un grand honneur. Je ne prends pas cette récompense comme quelque chose qui honore le passé, mais comme une invitation à travailler pour être encore meilleur dans l’avenir.”
Le prix Mentor Arabia et le Prix du Cinéma pour l’humanité ont été décernés au documentaire “Soufra” dans lequel une jeune fille d’un camp de réfugiés près de Beyrouth lance un service de traiteur. “Les gens ici ont été incroyables tout au long de la semaine, les installations sont superbes et les soirées ont été fantastiques,” a assuré Thomas Morgan, son réalisateur.
“Scary Mother” de la réalisatrice géorgienne Ana Urushadze a décroché la Golden Star de Gouna, le premier prix du festival. La Marocaine Nadia Kounda a pour sa part remporté le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans ‘Volubilis’ tandis que le prix du meilleur acteur a été décerné au Mexicain Daniel Gimenez Cacho dans le film “Zama”.
L’étoile de bronze du court-métrage revient à “Mama Bobo”, coréalisé par Ibrahima Seydi.
Starlettes et films d’auteur : “Les grandes ambitions de Naguib Sawiris pour le festival d’El Gouna”.
El Gouna a accueilli de nombreuses stars dont l’Américain Oliver Stone, les Egyptiens Khaled Sélim et Ingi Al-Moqqadem et la Tunisienne Dorra Zarrouk.
La promotion du cinéma égyptien était aussi au cœur du festival d’après son fondateur Naguib Sawiris. “C’est normal que le secteur privé soutienne ce secteur”, a-t-il assuré. “Le cinéma égyptien est l’un des moyens d’expression les plus importants dans l’ensemble de la région et les gens nous regardent à travers notre cinéma”, a-t-il renchéri.
Actrice américaine, chanteuse et styliste, Vanessa Williams ne le contredit pas : “On dit que le Caire, c’est le Hollywood du Moyen-Orient : tout se passe ici, en Egypte, de grands acteurs sont originaires d’ici et il y a aussi tous ces grands auteurs et cette grande production.”
Le Festival du film d’El Gouna qui a décerné des Prix dotés de plus de 200.000 dollars américains a présenté des films originaires de 36 pays différents.
Le fondateur du GFF, Naguib Sawiris, a déclaré : « J’ai toujours rêvé de transformer El-Gouna en un carrefour pour les arts et la culture. Maintenant que nous avons lancé le GFF, la ville est plus accomplie et nous avons presque atteint notre but qui est de créer une société entièrement intégrée. J’ai toujours été un grand cinéphile, et le GFF représente à la perfection la façon dont je souhaitais voir vivre l’industrie cinématographique en Égypte et dans la région MENA. Je suis maintenant impatient d’accueillir la prochaine édition. »

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