Vivre pour peindre

05-08-2017 10:21 AM


Vivre pour peindre

Peindre encore et toujours. Renoir n’a jamais dévié de cette ligne de conduite. Son génie lui vaudra un succès durable ainsi que de nombreuses amitiés. Avec la reconnaissance, il acquiert les moyens d’une vie confortable. Il choisira de la partager entre Paris et Essoyes, le village natal de son épouse, où il passe tous ses étés. De son vivant, sa notoriété n’a cessé de grandir, dépassant les frontières et franchissant même l’Atlantique.
Loin de se complaire dans le style qui l’a fait connaître comme un grand artiste, l’impressionnisme, Renoir va poursuivre inlassablement ses recherches, ouvrant la voie à d’autres génies comme Matisse ou Picasso.
La peinture pour seul viatique

À l’instar de bien d’autres artistes, rien ne semble prédisposer Renoir à connaître un destin hors du commun.
Fils d’un tailleur de Limoges, Pierre-Auguste est le benjamin d’une fratrie qui compte déjà cinq enfants.
À l’âge de 13 ans, il entre en apprentissage chez un peintre sur porcelaine avant d’exercer plusieurs métiers de décoration (peinture d’éventails, de stores…). Le virus de la peinture est déjà là. C’est à cette époque qu’il s’inscrit à l’école municipale gratuite de dessins et profite de son temps libre pour aller copier les maîtres au Louvre…
Son attrait pour la peinture s’affirme au point qu’il commence à fréquenter l’atelier du peintre suisse Charles Gleyre (1808-1874). Il va y rencontrer
Alfred Sisley (1839-1899), Frédéric Bazille (1841-1870) puis Claude Monet (1840-1926), qui deviendront ses amis.
Une nouvelle étape est franchie l’année suivante puisqu’il entre à l’École impériale et spéciale des beaux-arts où il passe 2 ans. Ses efforts ne seront cependant pas récompensés car il n’obtient pas le prix de Rome. En 1863, il essuie un nouvel échec, au Salon officiel cette fois, qui refuse de l’exposer.
Renoir revient à la charge l’année suivante et l’une de ses toiles, La Esmeralda, figure parmi les œuvres offertes aux yeux du public. Fait plutôt rare, il détruira ce tableau par la suite, ne le jugeant pas assez réussi.
L’époque des rencontres

Quatre ans plus tard, en 1868, Renoir connaît son premier vrai succès au Salon officiel avec Lise. La même année, le marchand d’art Paul Durand-Ruel (1831-1922) lui achète pour la première fois une œuvre, Le Pont des arts.
Dès lors, il va s’occuper de la diffusion de ses tableaux et le propulser dans le cercle des artistes les plus en vogue avec ses expositions « impressionnistes » organisées dans sa galerie parisienne. Toute sa vie, il restera très lié au peintre.
L’exposition de 1876 présente 15 toiles de Renoir et celle de l’année suivante 21 ! Les critiques et le public accordent une attention particulière à La Balançoire et au Bal du Moulin de la Galette. (…)

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