Enfants de Byzance

11-05-2017 09:22 PM


 
Ennemies et parfois alliées, la Russie et la Turquie entretiennent des rapports crispés depuis près de six siècles.
Les empires russe et ottoman qui les ont précédées ont eux-même connu des trajectoires étrangement parallèles, de leur ascension à leur brutale disparition à l’issue de la Première Guerre mondiale.
L’histoire russe est déterminée par le choix du grand-prince de Kiev, Vladimir, de se convertir à l’orthodoxie byzantine en 988. 
Selon la Chronique des temps passés, cette conversion résulte de la fascination de son ambassade devant la beauté de la liturgie orthodoxe et des églises grecques de Constantinople.
Même si le monde russe a toujours eu le regard tourné vers les rives du Bosphore, il faut néanmoins rappeler son autre obsession : les luttes incessantes contre les nomades de la steppe asiatique. Après de rudes épreuves, elles lui permettront de réunir d’un seul tenant l’Asie intérieure et l’Europe orientale.
Après des débuts prometteurs, la première Russie est ruinée par les Mongols qui s’emparent de Kiev en 1240. Divisées mais toujours fidèles à leur foi et à leur langue, les principautés russes tombent sous la domination de la Horde d’Or, un royaume mongol des bords de la mer Caspienne.
L’une d’entre elles, Moscou, prend de plus en plus d’importance. Son grand-prince Dimitri Donskoï refuse de payer le tribut dû à la Horde d’Or et, le 8 septembre 1380, il vainc les Mongols à Koulikovo, sur les bords du Don (d’où son surnom : Donskoï). Les Mongols ne sont pas défaits pour autant et reviennent à la charge deux ans plus tard…
 
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