Semaine de la langue française et de la Francophonie

23-03-2017 01:08 PM


 
L’Institut français d’Egypte à Mounira a fêté du 18 au 25 mars la Francophonie à travers des ateliers, des concours, des spectacles de danse, de théâtre et des films. Ces festivités s’adressaient aux élèves des établissements bilingues et du réseau des écoles à programmes français, ainsi qu’aux étudiants des universités et au public des cours de langue
A l’échelle du monde francophone, cette 22e édition, qui a vu le jour en 1995, était également une opportunité pour les amoureux de la langue française de la célébrer de la meilleure façon qui soit. Des ateliers d’écritures, des expositions, des compétitions de slam, des rencontres entre passionnés de l’écriture, des débats sont venus animer la Semaine de la langue française et de la Francophonie 2017.
À l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, toutes les chaînes de radio et les chaînes télévisées francophones étaient invitées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel à faire honneur à la langue de Molière.
Les 220 millions de francophones sur les 5 continents fêtaient leur langue en partage et la diversité de la Francophonie, à travers des concours de mots, des spectacles, des festivals de films, des rencontres littéraires, des rendez-vous gastronomiques, des expositions artistiques…
Cette date a été choisie en référence au 20 mars 1970, marqué par la création à Niamey (Niger) de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), future Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
A l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, la Secrétaire générale de l’OIF, Mme Michaëlle Jean  a adressé un message dont nous vous présentons des extraits en ces termes:
«Le monde bouge, la Francophonie aussi. Le changement est en marche et  rien ne saurait l’arrêter car la Francophonie  renierait l’esprit de Niamey, trahirait le projet de ses pères fondateurs si elle devait faire abstraction de la montée en puissance du terrorisme et de la radicalisation extrême, de l’aggravation des inégalités, du taux scandaleusement élevé et potentiellement explosif du chômage des jeunes, du non accès tout aussi scandaleux et économiquement pénalisant des femmes à l’emploi et aux responsabilités,  du nombre jamais égalé, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale,  de réfugiés et de déplacés, de persistance de crises et de conflits intra étatiques, de la dégradation de l’état de notre planète. C’est la stabilité du monde et de l’espace francophone qui sont en jeu. Tous nos pays  sont concernés, certains plus cruellement frappés que d’autres, et c’est là que doit trouver à s’exprimer, aussi, la solidarité qui est au fondement de notre communauté.
Les deux dernières années ont été des plus éprouvantes. Du Liban au Canada, de la France au Tchad, de la Tunisie au Niger, du Burkina Faso au Maroc, de la Belgique au Mali, de la Côte d’Ivoire à l’Ukraine, du Cameroun à l’Égypte, de la République démocratique du Congo à la Suisse et à la République Centrafricaine, nous avons été endeuillés par des actes de terreur horrifiants et des attentats des plus meurtriers. Menaces asymétriques, terrorisme, protection de nos territoires et populations, nécessité d’une mutualisation de nos expériences, de nos expertises, de nos capacités, de nos renseignements, de nos ressources en matière de sécurité : il en a été abondamment question au Sommet d’Antananarivo. Quelques jours plus tôt, j’intervenais sur toutes ces urgences au Conseil de sécurité des Nations unies, une première pour un secrétaire général de la Francophonie. L’occasion d’annoncer la création de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, un partenariat entre le ministère français de la Défense, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Canada et la Belgique.
Nous avons fait le choix, enfin, de miser sur la jeunesse. Nous agissons avec et pour les jeunes, qui ont, et c’est du jamais vu, répondu par millions et dans tout l’espace francophone, à l’initiative “Libres ensemble” lancée en mars dernier, avec une volonté  d’entreprendre des initiatives citoyennes, de faire bouger les lignes pour un monde plus juste, plus éthique, plus stable, et durable. Tout cela, nous le réalisons avec le formidable trait d’union qu’est la langue française que nous avons en partage et que nous défendons, bec et ongles, au sein des organisations internationales.
Le changement est en marche, tout l’exige, tout nous donne raison. Nous abordons l’année 2017 avec confiance, ambition et audace”.
 
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