Dalida s’écoute et s’expose à nouveau

27-01-2017 10:47 AM


ChristineIbrahim
Pour les trente ans de la mort de Dalida, outre un film, deux coffrets font entendre à nouveau sa voix, plusieurs livres sont parus et une exposition de ses robes est prévue au printemps.
Le 3 mai 1987, Dalida mettait fin à ses jours à 54 ans, au terme d’une vie douloureuse en coulisses et scintillante sur scène. Trente ans après la disparition de la star, les hommages se multiplient. Un film de Lisa Azuelos est sorti dans plus de deux cents salles en France le 11 janvier, évoquant de façon émouvante le destin de Yolanda Gigliotti, née au Caire en 1933 dans une famille italienne, devenue Miss Égypte 1954, puis actrice et chanteuse.
Dalida aura vendu 120 millions de disques de son vivant et 20 millions d’autres ont été écoulés depuis son décès. On peut encore la réécouter pour la nostalgie, deux beaux coffrets.

En intégrale ou en florilège

Les passionnés pourront s’offrir l’intégrale de son répertoire, un coffret intitulé « Les diamants sont éternels » (Barclay/Universal, 85 €). Il retrace en 24 CD sa discographie originale depuis ses premiers enregistrements dans les années 1950, jusqu’aux derniers grands succès parus en 1986, sans oublier des moments forts de l’artiste sur scène et en interviews. L’intégrale Dalida est présentée avec un livret de 48 pages illustré de documents rares, sur des textes signés Philippe Labro et Jacques Pessis.
En florilège, on peut aussi écouter « Les cinquante plus belles chansons » de la star (Barclay/Universal, 15,99 €). On y trouve les grands « tubes » rendus célèbres par Dalida : « Bambino, Gigi L’Amoroso, Paroles Paroles, Besame Mucho, Itsi Bitsi Petit Bikini, Mourir sur scène, J’attendrai, Il venait d’avoir 18 ans », ainsi que ses titres plus discos comme le « Lambeth Walk » ou « Laissez-moi danser ».
 

Un spectacle et des livres

Dalida est également présente en hologramme, avec uniquement des artistes disparus – Mike Brant, Claude François et Sacha Distel – dans le spectacle « Hit-Parade » qui a débuté en janvier au Palais des Congrès et fera une tournée en France en 2017.
L’artiste est aussi la vedette de nombreux livres. On peut citer Chez Dalida, Le temps d’aimer, de Fabien Lecoeuvre et Philippe Lorin (Éditions du Rocher, 20,99 €), ainsi que Dalida sur le divan de Joseph Agostini (éditions En Volume, 16,90 €), et une biographie Dalida de Catherine Rihoit (Plon 20,50 €), écrite en collaboration avec Orlando, le frère de la star disparue et le grand ordonnateur des hommages qui lui dont rendus.

Au musée de la mode, une femme élégante

Enfin, du 27 avril au 18 août 2017, le Palais Galliera, musée de la mode à Paris, exposera plus de 200 pièces de la garde-robe de l’artiste, données par son frère Orlando. Le metteur en scène canadien Robert Carsen assure la direction artistique et la scénographie de cette exposition qui comprendra modèles haute, tenues portées sur scène ou à l’écran, robes de ville, accessoires…
De quoi rappeler qu’entre ses robes New-Look des années 1950 griffées Jacques Estérel, sa robe bustier rouge façon Hollywood par Jean Dessès, sa robe chasuble de Balmain dans les années 1970, ses tenues « chic » de Loris Azzaro, ses costumes paillettes par Michel Fresnay dans les années 1980, ses classiques signés Yves Saint Laurent rive gauche, et ses robes en cuir signées Jean-Claude Jitrois… Dalida a toujours été une femme élégante. Une icône de mode.
 
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