Sommet de la Paix à Paris le 21 Octobre

15-12-2011 09:06 AM

Abdel Massih Felli


Le président français Nicolas Sarkozy espère réunir le 21 octobre à Paris le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, a indiqué un responsable de la communauté juive de France.  “Le président m’a indiqué qu’il ferait tout pour que ces négociations avancent. Je crois qu’il y a quelque chose de prévu au mois d’octobre, le 21 octobre à Paris entre le Premier ministre israélien, Mahmoud Abbas et Mme Clinton”, a déclaré à la presse le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat. A l’issue d’un déjeuner avec le président de l’Autorité palestinienne, Nicolas Sarkozy avait annoncé la semaine dernière la venue en octobre à Paris d’Abbas, Netanyahu et Moubarak pour préparer le sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) qui doit se tenir fin novembre à Barcelone. Lors d’une conférence de presse, il avait constaté l’échec de la “méthode” utilisée par les Etats-Unis depuis dix ans pour conduire les discussions de paix entre Palestiniens et Israéliens et réclamé que l’Europe y soit associée.   Difficile mais pas impossible  De sa part, le président Hosni Moubarak a déclaré que parvenir à la paix au Moyen-Orient serait difficile mais pas impossible. Dans un discours diffusé à la télévision égyptienne pour marquer le 37ème anniversaire des victoires d’octobre, Moubarak a souligné que la paix était la meilleure garantie de sécurité non seulement pour la population arabe mais aussi pour la population israélienne. “L’Égypte déploie des efforts intenses pour empêcher que les négociations directes entre les Palestiniens et Israël ne sombrent sur le récif de la colonisation” a-t-il ajouté. Il a appelé toutes les parties à saisir cette opportunité de faire la paix et à ne pas la laisser s’échapper comme les autres occasions passées. “L’Égypte a entrepris les négociations de paix à la suite de la victoire d’octobre, nous espérons que cela arrive aux Palestiniens par l’adoption de mesures qui fassent passer au premier plan les intérêts de la population et mettent fin à la division actuelle”, a-t-il ajouté. L’Égypte souhaite une paix juste, durable et globale qui mette fin à l’occupation des terres palestiniennes et arabes, rende leurs droits aux propriétaires, mette finaux souffrances de la population palestinienne et conduise à la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem Est comme capitale, a-t-il ajouté. Les autorités palestiniennes ont décidé samedi de ne pas continuer les négociations de paix directes avec Israël à moins que ce dernier ne gèle la construction de colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem.   Par ailleurs, le président Moubarak a rencontré le président de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) Mahmoud Abbas en Egypte pour discuter des négociations palestino-israéliennes dont la partie palestinienne a annoncé la suspension à cause de la colonisation israélienne. Selon l’ambassadeur palestinien en Egypte et le représentant palestinien auprès de la Ligue arabe, Barakat Al-Farrah, la rencontre entre Moubarak et Abbas est intervenue avant la réunion d’urgence du comité de suivi de la Ligue arabe à Syrte en Libye. Ce dernier devrait adopter une position arabe face à ce développement.  Coordination égypto-saoudienne  Le gouvernement saoudien a estimé que la colonisation juive dans les territoires palestiniens sapait le processus de paix israélo-palestinien parrainé par les Etats-Unis. Le Conseil des ministres, qui tenait sa réunion hebdomadaire sous la présidence du roi Abdallah, a évoqué “le blocage des pourparlers de paix directs. La communauté internationale se doit d’obliger Israël à “mettre fin à la colonisation destinée à changer la réalité sur le terrain, ce qui sape le processus de paix et vide les négociations de leur sens”, a estimé le Conseil des ministre dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA. La question des pourparlers israélo-palestiniens a été au centre d’une visite de quelques heures que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a effectuée à Djeddah, en Arabie saoudite. Aboul Gheit, qui a rencontré son homologue saoudien le prince Saoud Al-Fayçal, avait aussi évoqué la situation au Liban et en Irak dans le cadre de la coordination égypto-saoudienne, a indiqué son ministère au Caire.  Colonisation et garanties américaines  Dans ces conditions, le forum des sept plus importants ministres israéliens s’est réuni mardi soir mais n’a pas débattu d’un nouveau moratoire sur la colonisation en échange de garanties américaines, a-t-on appris de source officielle, démentant les affirmations des médias israéliens. Les discussions ont porté sur “la campagne de délégitimation qui dénierait à Israël le droit de se défendre”, a indiqué le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué, apparemment en référence à l’adoption par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU d’un rapport concluant à l’existence de “preuves” pour “appuyer des poursuites” après l’abordage israélien sanglant le 31 mai d’une flottille d’aide pour Gaza. 

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