Obama lance sa campagne pour la présidentielle 2012

15-12-2011 09:07 AM

Abdel Massih Felli


Barack Obama a lancé cette semaine sa candidature à un second mandat à la présidence des États-Unis par un bref communiqué sur son site Internet et un courriel envoyé à ses partisans. Dans son courriel, le président indique qu’il s’apprête à déposer ses formulaires de campagne auprès de la commission électorale fédérale, ce qui lui permettra d’entamer immédiatement sa collecte de fonds. « Même si je suis concentré sur le travail pour lequel vous m’avez élu, et que la course ne sera sans doute pas pleinement lancée avant un an ou plus, nous devons commencer aujourd’hui à jeter les bases de notre campagne », explique-t-il.  La campagne commence sur Facebook Tout a déjà commencé avec une vidéo YouTube, l’annonce de sa candidature diffusée via Twitter (7.3 millions d’abonnés) et sur sa page Facebook. Sur le réseau social, Barack Obama compte pas moins de 19 millions de fans auxquels il demande: “Are You In?” pour renvoyer vers le site   www.BarackObama.com. Le président Obama, qui vient d’annoncer sa candidature à un deuxième mandat, va répondre aux questions des membres de Facebook. Rendez-vous est pris le 20 avril en cours à partir de 13h45 (20h45 GMT). Barack Obama se rendra au siège social de Facebook dans la Silicon Valley, à Palo Alto, que j’avais eu la chance de visiter en juin dernier. Une séance de question réponse à quatre mains, en compagnie de Mark Zuckerberg, mais aussi de sa Sheryl Sandberg, directrice d’exploitation. Les médias rapportent que « Facebook sélectionnera des questions sur l’économie et l’innovation pour les soumettre au président lors de cette session ». Zuckerberg, qui avait fait partie des petits veinards de la High Tech, a rencontré Obama lors d’un diner, où se trouvait également Steve Jobs. Pour le président américain, Facebook est l’exemple même de la réussite entrepreneuriale à l’américaine. Sur Facebook, Obama compte quelque 19 millions de fans.  Chemin vers la prospérité Dans ces conditions, les adversaires républicains de Barack Obama à la Chambre des représentants ont présenté une contre-proposition de budget pour l’exercice 2012, avec des réductions drastiques dans les dépenses, de l’ordre de plus de 4.000 milliards de dollars sur 10 ans. Sans surprise, la Maison Blanche a réagi négativement à cette proposition, estimant qu’elle ne reflétait pas “les valeurs américaines de justice et de partage des sacrifices”. Le républicain Paul Ryan, président de la commission du Budget de la Chambre, a présenté lors d’une conférence de presse au Capitole le nouveau plan intitulé “Chemin vers la prospérité”, plus d’un mois après celui du président. Le plan appelle à des réductions d’impôts pour les entreprises et les  Américains les plus riches, tout en préconisant la maîtrise des dépenses de santé, en réformant les programmes d’assurance-maladie pour les personnes âgées (Medicare) et pour les plus démunis (Medicaid).  Ryan a expliqué que son plan économiserait 4.000 milliards de dollars sur les 10 prochaines années et s’efforcerait de diminuer les régulations qui selon les républicains entravent la croissance économique. Avec un déficit américain qui devrait atteindre environ 1.600 milliards de dollars cette année, le plan permettrait de dépenser 6.000 milliards de dollars de moins que la proposition de budget présentée par le président Obama en février dernier et empêcher une “austérité à l’européenne”, selon Ryan. Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a appelé mardi devant une commission du Sénat à se mettre d’accord sur “des réformes sur plusieurs années”. “C’est très important pour la croissance économique future, il n’y a pas d’autre solution que celle-ci”, a-t-il dit. “Ce budget montre aux familles et aux petites entreprises que nous prenons au sérieux la maladie des dépenses aux Etats-Unis, pour pouvoir remettre notre pays sur le chemin de la prospérité”, a réagi le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner.  Le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, a indiqué pour sa part que l’administration Obama était d’accord avec “l’objectif final” de Ryan, mais s’opposait “catégoriquement à son approche”. Le plan, selon lui, “réduit les impôts pour les millionnaires et les groupes de pression tout en faisant peser un fardeau plus lourd sur les personnes âgées qui dépendent de (l’assurance-maladie) Medicare ou vivent dans des maisons de retraite, les familles devant assumer la charge d’un enfant gravement handicapé, les employés qui ont perdu leur couverture santé et les étudiants et leurs familles qui dépendent de bourses”. “Le président estime qu’il existe une façon plus équilibrée de mettre les Etats-Unis sur les rails de la prospérité”, a poursuivi Carney, en appelant démocrates et républicains à trouver un terrain d’entente.

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