Nouveaux dangers dans la région

15-12-2011 09:06 AM

Abdel Massih Felli


La secrétaire d’Etat américaine, Mme. Hillary Clinton prendra part au 2ème round de négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, prévu les 14 et 15 septembre en Egypte, indique un porte-parole de la diplomatie américaine. “La Secrétaire d’Etat Clinton et George Mitchell (envoyé spécial du Président Obama au Moyen-Orient) se joindront aux leaders de la région les 14 et 15 septembre, pour démontrer notre soutien”, indique Philip Crowley, via le site web Twitter. A noter que Hillary Clinton avait donné officiellement le coup d’envoi, il y a une semaine, à Washington des négociations directes de paix entre Palestiniens et Israéliens, gelées depuis plus de vingt mois. Ce premier round de pourparlers entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a été qualifié par Mitchell de “productif”. L’envoyé spécial du Président Obama au Moyen-Orient a également indiqué que les deux responsables tiendront par la suite des réunions chaque deux semaines. La Maison Blanche a fait savoir que les Etats-Unis continueront à être “activement engagés” dans le processus de paix, en apportant leur soutien permanent aux négociations directes entre Palestiniens et Israéliens.   Iran: temps difficiles Dans ces conditions, le président Hosni Moubarak s’est inquiété de “nouveaux dangers” venant de la région du Golfe, dans une apparente allusion à l’Iran. Les ambitions nucléaires de Téhéran préoccupent plusieurs pays arabes. Moubarak s’exprimait lors d’un discours à l’occasion de la “Nuit du destin”, l’une des nuits de la fin du mois de jeûne sacré du ramadan. “Notre célébration intervient alors que notre monde arabe et musulman fait face à des temps difficiles, entre ce qui se passe en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, au Liban, au Soudan, en Somalie, et de nouveaux dangers qui se profilent dans la région du Golfe et menacent la stabilité”, a affirmé Moubarak, dans une apparente allusion à l’Iran. Téhéran est soupçonné par les pays occidentaux et Israël de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous couvert de programme civil. Des pays arabes, comme l’Arabie saoudite, s’inquiètent également du soutien de l’Iran chiite au Hezbollah libanais et au mouvement islamiste palestinien Hamas.  L’Egypte, très impliquée dans les pourparlers de paix entre Palestiniens et Israéliens a reporté une visite au Caire du chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki suite à ses propos à l’endroit des leaders arabes participant au lancement des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens à Washington, rapporte le ministère égyptien des Affaires Etrangères, Ahmed Aboul Gheit. Les rapports entre l’Iran et l’Egypte sont mouvementés depuis que Téhéran a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la reconnaissance d’Israël par l’Egypte un an auparavant. Depuis, l’Egypte et l’Iran ne disposent plus que de sections d’intérêts dans leurs capitales respectives. Mottaki aurait dû participer à une réunion de la “troïka” du Mouvement des non-alignés (Iran, Cuba et Egypte) qui devait se tenir demain lundi  dans la capitale égyptienne. Mais, le responsable de la section d’intérêts de l’Iran au Caire a été convoqué au ministère égyptien des Affaires étrangères, stipule le communiqué. L’assistante du ministre égyptien des Affaires étrangères Wafaa Bassim l’a informé qu’à la lumière des derniers développements, il avait été décidé de reporter cette rencontre à une date ultérieure qui serait concertée lors des futures consultations en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’Onu à New York.  Par ailleurs, le diplomate iranien a été invité à donner des explications sur les déclarations attribuées à Mottaki à propos de la participation de certains leaders arabes au lancement à Washington des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens. Selon le journal arabe Asharq Al-Awsat, le ministre iranien des Affaires étrangères aurait qualifié de “trahison” leur participation à ces négociations “sous les ordres des Etats-Unis”, en estimant qu’elles ne permettraient pas de mettre fin au conflit au Proche-Orient.   Etat palestinien Malgré les enjeux iraniens dans la regions et ses alliances au Hezeballah et Hamas, le président Hosni Moubarak appelle à créer dans les plus brefs délais un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem-Est pour capitale. “Il est inadmissible que le processus de paix reste au point mort et que de nouvelles tensions surviennent après la détente”, a déclaré le président Moubarak. Selon Moubarak, le peuple palestinien souffre non seulement de l’occupation israélienne mais aussi des divergences entre les leaders des différents groupements palestiniens. “L’Egypte est prêt à poursuivre ses efforts pour raviver le processus de paix et rétablir l’unité palestinienne”, a ajouté Moubarak. L’Egypte est le principal médiateur régional dans les pourparlers entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas entamés  à Washington. L’objectif de ces discussions est d’élaborer un “accord-cadre” fixant les grandes lignes d’un règlement final du conflit dans un délai d’un an.

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