La Zone euro replonge dans la récession

15-12-2011 09:07 AM


 
 
L’économie de la zone euro a progressé de 0.2 % au troisième trimestre, surtout soutenue par la croissance de l’Allemagne et de la France. Toutefois, les économistes sont nombreux à entrevoir une récession, ce qui se traduit par des taux plus élevés sur les marchés obligataires. Comparativement au troisième trimestre de 2010, le produit intérieur brut (PIB) des 17 pays qui utilisent l’euro augmente de 1.4 En Italie, le rendement des obligations de 10 ans a dépassé de nouveau les 7 %, un seuil jugé insoutenable à long terme. Les espoirs de la formation du nouveau gouvernement semblent avoir été de courte durée. 
 
Spéculation sur les dettes
De nombreux économistes estiment toutefois que la zone euro pourrait replonger dans la récession dans les prochains mois en raison de la crise de la dette souveraine qui a déjà obligé la Grèce, l’Irlande et le Portugal à recourir à des prêts de l’UE et du Fonds monétaire international (FMI) et qui menace désormais des pays bien plus gros comme l’Italie et l’Espagne, troisième et quatrième économies du bloc. Lorsque la crise de la dette a commencé en 2009, l’économie européenne se remettait à peine de la pire récession depuis la Deuxième guerre mondiale, et ce, largement grâce à l’Allemagne, première économie de la zone euro. L’Allemagne a bénéficié d’une augmentation de ses exportations et de la demande intérieure.
 
Le Parlement européen a adopté, un texte de loi qui limitera la spéculation sur la dette des Etats européens. Les “CDS à nu” sur les titres de dette souveraine, des assurances acquises par les investisseurs ayant acheté de la dette, pour se protéger contre le risque de défaut, seront interdits dès le 1er décembre 2011. Ces instruments financiers ont été accusés d’amplifier la crise en servant à parier sur le défaut de paiement des Etats. Le Parlement européen avait déjà voté l’interdiction des “CDS à nu” en juillet, mais certains Etats comme l’Italie étaient réticents, craignant que leur interdiction n’affecte la liquidité du marché de leur dette souveraine. En outre, le vendeur devra avoir localisé le titre ou à défaut, effectuer un emprunt équivalent. C’est la première fois que l’Europe va interdire un produit financier qui sert à spéculer sur la dette des Etats. Un accord de principe avait été conclu entre le Parlement et les représentants des gouvernements européens le 18 octobre au terme de longues tractations. Le texte été adopté au Parlement par 507 voix contre 25 et 109 abstentions
 
S’identifier Européen
Une identité en miette On sait qu’il y a 500 millions d’Européens dans l’Union Européenne, mais est-on certain que ces 500 millions d’individus peuvent dire : je suis, je me sens Européen? D’après l’Eurobaromètre, seulement 10% des Européens se sentent d’abord ou exclusivement Européens, tandis que 90% se sentent d’abord ou exclusivement nationaux. L’adhésion à l’identité européenne est aussi indéterminée que les frontières de l’Europe elle-même.
 On peut analyser les facteurs d’identification européenne sous trois angles: culturel, économique et politique. L’Européen s’identifie le plus aisément par un fonds culturel commun. L’économie est sous les feux de la rampe, et constitue aujourd’hui l’essentiel de l’agenda européen. L’euro et Schengen ont été une percée formidable, dont on connaît les déboires aujourd’hui. L’avenir dira si c’était une étape vers une intégration réussie ou un idéal devant lequel il nous faut reculer.
 
Nouveaux gouvernements 
L’ex-commissaire européen Mario Monti a accepté officiellement le poste du chef du gouvernement italien auquel il avait été désigné par le président de la République Giorgio Napolitano. Monti a présenté incessamment la liste des ministres de son gouvernement. Il cumulera les postes de chef du gouvernement et de ministre de l’Économie. Monti a formé un gouvernement technique. Par ailleurs, le gouvernement grec, qui a entamé mercredi dernier les négociations avec les banques du monde entier pour effacer une partie de sa dette, s’attend à recevoir le vote du confiance du parlement, première étape de sa lourde tâche pour sortir le pays de l’ornière.
Le Premier ministre grec Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), ne devrait être qu’une formalité compte-tenu de la confortable majorité dont bénéficie la nouvelle équipe investie. Dans ces conditions, le président américain Barack Obama s’est déclaré “profondément préoccupé” des turbulences dans la zone euro, sur fond de crise des dettes souveraines et de croissance anémique. Une crise que le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso a lui même qualifiée de “systémique”.
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