Barroso en Egypte après des manifestations violentes

15-12-2011 09:07 AM


 



Le président de la Commission Européenne (CE), José Manuel Barroso, doit se rendre en Egypte le 14 juillet pour évoquer la transition en cours depuis la chute du président Moubarak, a annoncé mercredi dernier la représentation de l’Union européenne au Caire. Il s’agit de sa première visite en Egypte, en dehors de réunions à caractère international. Barroso doit rencontrer les autorités militaires, qui dirigent le pays depuis le départ de Moubarak en février, ainsi que le Premier ministre Essam Charaf, des responsables religieux et des membres de la société civile. Il doit prononcer un discours à l’Opéra du Caire pour présenter la réponse de l’UE à l’éveil Arabe et évoquer le nouveau partenariat dans le contexte de la liberté et de la démocratie, a déclaré Franco. Il a ajouté que Barroso réaffirmerait la disponibilité des Européens pour aider à la supervision des prochaines élections égyptiennes, que le nouveau pouvoir a promises transparentes et démocratiques, mais qu’il fallait pour cela avoir une demande venant du Caire.


Manifestations à Suez et Tahrir


A noter que des centaines de personnes ont incendié des voitures de police et tenté d’envahir des bâtiments officiels à Suez, après la libération sous caution de policiers accusés d’avoir tué des manifestantsins.  Parmi les manifestants se trouvaient des proches des victimes tuées lors de la révolte contre le régime de Hosni Moubarak en début de l’année, qui avaient été particulièrement meurtrières à Suez, grande cité portuaire à l’entrée sud du canal du même nom.  Cette flambée de colère fait suite à la décision d’un tribunal de confirmer la mise en liberté sous caution de sept policiers, et le renvoi de leur procès au 14 septembre. Sept autres policiers de Suez jugés dans cette affaire le sont par contumace, faute d’avoir été appréhendés. Lundi des incidents avaient éclaté au Caire, où siégeait le tribunal, et à Suez à la suite du renvoi du procès et des libérations sous caution.
Le nouveau pouvoir, dirigé par les militaires, a cherché à calmer le jeu en annonçant jeudi la création d’un fonds d’aide aux familles des victimes. Il a précisé lundi que ce fonds serait doté d’environ 16 millions de dollars. 


Provocations


Trois anciens ministres d’Hosni Moubarak accusés de corruption ont été acquittés mardi dernier par un tribunal du Caire tandis qu’un quatrième, jugé par contumace, a été déclaré coupable. Le rejet de la corruption qui gangrène la société égyptienne a été l’un des moteurs du soulèvement populaire qui a abouti à la démission du président Moubarak, après quasiment 30 ans de pouvoir autoritaire. Depuis, plusieurs anciens hauts responsables du régime ont été condamnés mais nombre d’Egyptiens estiment que c’est trop peu. Ont été acquittés l’ancien ministre du Logement, Ahmed Maghrabi, celui des Finances, Youssef Boutros-Ghali, et celui de l’Information, Anas Al-Fiqqi. Leur ex-collègue du Commerce, Rachid Mohammed Rachid, a écopé de cinq ans de prison, d’une amende de 335.000 dollars et doit rembourser la même somme à l’Etat. Lundi dernier, des émeutes ont éclaté au Caire après la libération de dix policiers accusés d’avoir tué des manifestants pendant le soulèvement. Des centaines de personnes ont attaqué le tribunal et se sont accrochés avec les gardes tandis que d’autres bloquaient une grande route pendant plusieurs heures.


 

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